Alors, on joue comment ce soir ?

Il est 1 heure du matin quand le Camp Nou se vide après la victoire en Supercoupe d’Espagne d’un Barça pourtant moins bien préparé, sauvé par un Messi surnaturel. Ce sixième clasico de l’année a conforté les certitudes de la saison précédente où deux schémas tactiques et deux équipes-type s’affrontent. Le Barça manie à la perfection un 4-3-3 rodé depuis le début de l’ère Guardiola et le Real lui oppose un 4-2-3-1 classique avec la confirmation de l’avènement de Benzema comme attaquant de pointe.

Depuis, les choses ont beaucoup évolué, en Catalogne et en Castille. A la faveur d’une blessure de Ricardo Carvalho, Sergio Ramos s’est vu convié le rôle de défenseur central, bousculant la paire classique Pepe Carvalho, que n’aurait point renié Manuel Vasquez Montalban. Ce glissement de Sergio Ramos dans l’axe a amené la plus grande surprise de l’année : le retour du pourtant banni Lass Diarra qui est revenu dans les papiers de Mourinho alors qu’on l’en croyait très loin. On le sait aussi, Karim Benzema semble être devenu le numéro un dans la hiérarchie des buteurs madrilènes devant Higuain. Cependant, Mourinho a manié avec brio cette guerre intestine qui semble ne créer aucun remous dans le groupe. Au final, autant de titularisations pour chaque attaquant. Dans les chiffres, l’Argentin s’en sort mieux avec 12 buts contre 7 pour le Français. Cependant, Benzema apporte plus dans le jeu et c’est à ce titre qu’il est favori à la titularisation ce soir.


Du coté catalan, les changements son bien plus importants puisqu’il touche au sacrosaint dispositif tactique. La rentrée au bercail de l’enfant prodigue Fabregas et les multiples blessures ont amené Pep Guardiola à bouger ses lignes. L’idée globale, amener avec Fabregas un plus au milieu de terrain pour perfectionner la physionomie de jeu du Barça, étouffer son adversaire avec une possession de balle monumentale. Le Barça oscille donc entre un 4-3-3 rodé et un 3-4-3 très utile contre des équipes du bas du classement, beaucoup moins contre des cadors, tels Valence et le Milan. Cette défense à trois a permis aux adversaires des catalans de se régaler sur les ailes, à l’image de Jérémy Mathieu qui a failli punir bien plus sévèrement les errements d’une défense trop peu nombreuse. Une autre particularité du Barça version 2011-2012 est le turnover incessant. Même si Pep nous avait habitués à faire tourner ses cadres l’an dernier, les changements sont bien plus permanents cette année. On a donc vu beaucoup de possibilités sur les terrains et difficile aujourd’hui d’en dégager une équipe-type. L’arrière garde semble assez immuable même si le « petit chef » Masche occupe de plus en plus souvent le poste de Carles Puyol, non sans un certain brio et une assurance étonnante. Au milieu, le trio Busquets-Xavi-Iniesta est toujours incontestable même si Fabregas vient parfois perturber ces trois-là. Pourtant c’est aux avant-postes que Cesc a amené le plus cette année. La connexion avec Leo Messi, née à la cantera il y a plus de dix ans, est une réussite. L’alternance de ces deux en faux-numéro neuf perturbe à merveille les défenses pour permettre aux autres joueurs de plonger derrière la défense. Pedro et Villa semble accuser une légère baisse dont peut profiter Sanchez, revenant après une blessure de début de saison.


Les masques vont tomber ce soir au stade Santiago Bernabeu. Pep et Mou aligneront certainement ce qu’il pense être leur meilleur onze. A moins que l’entêtement du premier et les facéties de l’autre amène une autre réponse.


Mes deux onze :


Real Madrid : Casillas – Lass Diarra, Sergio Ramos, Pepe, Coentraõ – Xabi Alonso, Khedira – Özil, Di Maria, Ronaldo - Benzema


Barcelone : Valdes – Dani Alves, Piqué, Mascherano, Abidal – Busquets, Xavi, Iniesta – Fabregas, Messi, Sanchez

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