Avec ou sans Messi

On a tout lu et tout entendu sur lui. A juste titre, très souvent. Messi est le plus grand (pas sous la toise, il est vrai), Messi empile but sur but, Messi joue tous les matches, Messi sublime le jeu du Barça…

D’où la question, que vaut le Barça sans el Diez, et surtout comment jouer sans lui ? Guardiola a apporté des éléments de réponse mercredi soir, face à Osasuna en Copa Del Rey, pour la première sortie de 2012.

Le FCB a attaqué ce match sans quatre de ses principaux éléments offensifs, avec Villa et Affelay blessés de grand chemin, Alexis et Messi, donc, calfeutrés sur le banc.

Pep ne fait quasiment jamais reposer son joyau, pour ne pas le froisser, certainement, mais au risque de le voir se blesser, fatalement. Et donc, sa présence systématique nous prive de pouvoir tester des solutions de repli.

 

On pouvait se demander si le Mister préfèrerait remplacer Léo, et son rôle particulier de faux n°9, par un véritable avant-centre, comme Alexis, ou tenter de copier-coller le système taillé sur mesure pour Messi avec un autre joueur dans son rôle. Et c’est ce que l’on a vu hier soir. Fabregas a enfilé le costume, et a peut-être livré une clé sur les raisons de son recrutement estival. Guardiola voit peut-être en lui le joueur capable de prendre le rôle de Messi, pointe à décroches, lorsque celui-ci est absent.

 

Face à un Osasuna bien entré dans le match avec un gros pressing, le Barça a eu du mal à faire circuler le ballon. Pendant 15 minutes. Jusqu’à une passe lumineuse de Xavi, rayonnant, pour Cesc qui ouvrait le score, avant de doubler la mise une poignée de secondes plus tard sur amour de balle piquée. Sans forcer, en accélérant 5 minutes, déjà 2-0 au compteur, la dolce vita. Fabregas, en plus de son efficacité, a dézoné pour fluidifier le jeu par moments, comme par mimétisme avec qui vous savez. Pourtant, les ailiers ont eu du mal à animer les côtés. Pedro n’a pas encore retrouvé 100% du jus de sa pile alcaline par exemple. Malgré un Dani Alvés toujours plus offensif, le Barça s’est contenté de doucettement ronronner, se faisant peur sur quelques relances présomptueuses de Mascherano. Ce qui n’a pas empêché Pinto de passer une soirée d’une tranquillité débordante.

 

Après le repos, pas beaucoup plus à se mettre sous la dent. Jusqu’à l’heure de jeu et l’entrée de D10S. Et il avait faim, à croire que maman ne lui avait pas laissé de dinde à Noël.

 

Son entrée, pour la dernière demi-heure, a fait entrer le match dans une autre dimension. Clairement, si Cesc peut jouer dans le registre, l’acteur principal campe mieux le premier rôle. L’argentin excelle dans la percussion, le dribble, les changements de rythme. C’est l’avalanche sur le but navarrais dès qu’il passe la seconde, et c’est pour cela qu’il reste unique dans cette position inventée à sa mesure. Un but de la tête, une caresse du gauche déposée en fin de match. Ajoutez-y deux occasions énormes combinées avec Alves et Alexis, et ne cherchez pas plus loin celui qui fait les différences.

 

Au final, ce match aller de coupe, qui ouvre grand la porte des quarts (tranquillement, mais ça fait encore 4-0, ou la bannalisation de l’excellence), a levé des questions quant au système et ses protagonistes. Le Barça peut se passer de Messi, le Barça peut se passer d’avant-centre. Mais c’est quand même mieux lorsque le prodige dirige…

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Commentaires: 1
  • #1

    LuckyLuke (lundi, 09 janvier 2012 00:05)

    Petite visite suite à ton passage sur RMC! Bravo pour le blog et pour le jeu de mot...

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