Messi! Messi! Messi!

Les votants du FIFA Ballon d’Or 2011 ont finalement suivi les cris déferlant des travées du Camp Nou comme autant d’appel à la prière, à la recherche de l’être salvateur, et donc, sans mauvais jeu de mots, du messie. « Messi ! Messi ! Messi ! » s’écrient souvent les supporters catalans quand le génial argentin vient conclure les actions, comme par exemple ce soir d’aout où Leo vient inscrire le but qui donnera le titre de Supercoupe d’Espagne au Barça. « Messi » en 2009, « Messi » en 2010, « Messi » en 2011 ! Le leitmotiv est donc maintenant connu chez France Foot…

Messi est donc devenu ce soir le plus jeune footballeur a avoir gagné par trois fois le Ballon d’Or. Il est aussi devenu celui qui tue le suspense. Pourtant, souvenez-vous. Chaque année, la rengaine était semblable. On guettait chaque déplacement des favoris, on épiait qui se rendrait à Paris pour prendre des photos avec le trophée. Cette année, aucune hésitation n’était présente. Même CR7 avait jeté l’éponge. Le beau et riche portugais n’avait pas daigné se déplacer en Suisse, préférant se concentrer sur le match contre Malaga. La sentence est donc tombée hier soir, avec 47,88% des suffrages, loin devant Ronaldo (21,60%) et Xavi (9,23%), il conserve son trophée.

 

Il rentre au panthéon des joueurs sacrés à trois reprises. Panthéon où figurent dèja Platini, Cruyff et Van Basten. Un gars bouclé, un gars avec les cheveux longs et l’autre à la coupe hésitante. Y a pas à dire, le style capillaire y fait vachement. On comprend pourquoi Zizou s’est fait rafler la mise par Figo en 2000. Sinon, on peut se demander combien va en engranger Leo. Surement un de plus, au moins. D’autres grognent encore après celui de l’an dernier où il passa devant Sneijder, Xavi et Iniesta, auteurs d’une belle Coupe du Monde. Cela parait injuste, surtout pour les deux génies qui le servent au Barça.

 

On entend souvent des critiques au sujet de Leo en équipe nationale. J’ai ouï souvent la phrase : « Que serait Messi sans Xaviniesta (le prototype parfait du milieu de terrain) ? ». Evidemment, la question est bancale. Puisque que ferait Xaviniesta sans Leo ? Bon, OK, ils gagneraient la Coupe du Monde. Tout de même, on ne peut amoindrir avec cette question stupide le talent de D10S. Il prend de plus en plus d’ampleur dans le dispositif tactique inventé pour lui par Pep. Il est celui qui accélère quand le besoin s’en fait ressentir, comme en demi-finale retour à Bernabeu où il dépose un par un les merengues. Il est celui qui finit les actions aux moments opportuns, comme contre Arsenal en quarts de finale, avec ce superbe ballon piqué sur Almunia. Surtout, il est celui qui régale par ses gestes toujours précis, ces dribbles aussi inattendus que déroutants, ces passes dans le dos de la défense, ces contrôles amenés à merveille dans sa course pour qu’il n’ait besoin que d’une autre touche pour marquer ou donner.

 

Comme le fait qu’il marque à tous les matchs, le fait qu’il gagne un troisième Ballon d’Or nous laisse paraitre cela normal. Messi, à l’instar du Barça de Pep, rend banal l’incroyable. Alors, à être banal, autant l’être quelques années de plus…

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