Querelle de voisinage : un partout, balle au centre...

Ce mercredi, le Barça continuait son chemin dans la Coupe de Jean-Charles Premier par un déplacement chez son voisin Ché. De faux voisins, en fait, qui se targuent d'avoir inventé le catalan, en l'appelant valencian. Ils ont déjà mis au monde la paëlla, on ne peut pas être partout. Ferran Adria n'est pas, que je sache, à l'Académie Espagnole de Lettres. 

Match aller à Mestalla, face au seul club de la décennie à avoir perturbé la suprématie bipolaire de la Liga. Face, aussi, à une des rares équipes capables de bousculer le Barça en proposant du jeu.

Pep avait tout à craindre de ce match, et de ce terrain où il avait affiché un 3-4-3 peu glorieux en Liga. Il avait aussi beaucoup à craindre de son effectif restreint où seuls 15 professionnels étaient disponibles hier soir. Privé d’Iniesta, le technicien catalan avait décidé de réserver Xavier, afin de ne pas compromettre nos talents du milieu.

Il avait aussi choisi de laisser la mobylette Alves au garage, après avoir avalé les bornes dernièrement, pour la révision des 20 000. Avouez que ça serait bête que le carbu lâche à ce moment de l’année.

Hormis ces trois tauliers et Valdes, Guardiola alignait donc ce que l’on fait de mieux. Colorado Pinto allait donc sortir de sa maison de disques Wahin Makinaciones pour se consacrer au football. L’arrière-garde se composait d’Abidieu, Shakiro, Maché et Carles. Au milieu, la tour de contrôle Busi était entourée des techniciens du ballon Cesc et Thiago. Devant, on retrouvait Leo, un peu moins D10S cette semaine, Faudel et le tout frais professionnel Cuenca.

 

Très vite, arriva ce qui devait arriver (c'est souvent comme ça). Valence jouait haut, vite et plutôt bien, avec Mathieu et Jordi Alba, égaux à eux-mêmes, sortes de Dani Alves de la costa valenciana. A se demander si en plus de spolier la langue, les voisins n’en avaient pas profité pour copier le jeu léché qui se fait en Catalogne.

 

Au bout d’un quart d’heure de jeu, le match aurait pu (dû?) tourner définitivement si monsieur Gonzalez Gonzalez, certainement un cousin éloigné de Boutros-Boutros Ghali, ou un enfant de la consanguinité, avait vu la main de Pinto dépasser la surface de réparation pour bloquer la chevauchée fantastique de Soldado, lancé par Piatti.

Que nenni, l'ersatz de gardien restait dans les cages barcelonaises. As et Marca se frottaient les mains, rien de mieux qu'un injustice pour baver sur le FCB sur 4 pages dans l'édition du lendemain.

N’empêche, le gardien rappeur ne pourra rien sur la frappe de Jonas, venue dépoussiérer sa lucarne. Le tout après un débordement tout en classe de Jérémy Mathieu, qui n’a rien à envier capillairement à la couleur de Mylène Farmer. Le Barça se retrouve donc mené au score, sur le paillasson au bout du pallier.

 

L'ouverture du score eut le mérite de réveiller les catalans, qui cherchèrent à sortir leur jeu du cartable, pourtant peu aidés par un milieu Thiago-Sex en mode Picon-Suze, en dessous du niveau de l'amer. D10S et Faudel peu en vue, c’est le petit Cuenca qui passa la seconde, en zigzag dans le trafic. C'est d'ailleurs lui qui servit Alexis pour un grand millésime de vendange face à Diego Alvès (Jean-Louis Triaud, professionnel du vin et coupable du recrutement de Maazou, appréciait en amateur éclairé).

Nos attaquants en souffrance, c’est Don Carles de la Grinta, comme il y a 15 jours chez Santiago, qui sortait de sa tanière de La Pobla de Segur pour claquer une tête au second poteau. Un but sur corner, venant récompenser la tendance récente à frapper les corners directement dans la boîte. Finis donc les saques de esquina « à la rémoise », au grand dam de Thierry Rolland, seul journaliste sportif ayant vu de son vivant Kopa et consors. Sur une mi-temps menée par Valence, le Barça s’en sortait bien et rentrait aux citrons avec un score nul.

 

La seconde allait être toute autre, avec un Barça bien plus convaincant. Sur un penalty obtenu par Thiago, Messi avait même l’occasion de donner l’avantage au Barça. « Comme un symbole » (Greg Margotton, elle est pour toi celle-là), Léo voyait sa frappe détournée par Alves, on fire hier soir, comme bon nombre de portiers affrontant le Barça cette année. Ce pénalty marquait l’impuissance de D10S, plusieurs fois en échec hier face au but et pas forcément altruiste.

C’est cependant sur une action du petit argentin que le Barça se procurait la plus grosse occasion de la fin du match. Un une-deux déclenché par Alves, rentré à l’heure de jeu à la place de Faudel, qui se terminait sa course non triomphale sur le montant droit de la cage valenciane. Rien de plus dans une seconde mi-temps plus terne que l’alléchante première partie du jeu.

 

1-1 donc au final. Valence et le Barça se sont partagés le match, une mi-temps chacun. Même si le Barça a obtenu les occasions les plus claires, il reste sur une série de trois matchs consécutifs sans victoire, une première depuis trois ans. Une série à relativiser toutefois puisque deux de ces matchs ont été disputé en Coupe, et dont le premier a amené la qualification.

Les voisins de la côte Est se départageront donc au Nouveau Stade mercredi prochain. On espère qu'ils n'auront besoin ni d'Henri Leconte, ni de Stéphane Plaza pour régler leurs différends...

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Commentaires: 2
  • #1

    Guillaume (jeudi, 02 février 2012 21:24)

    Pas de commentaires sur la double roulette de Mès que un capitan^^!!!

  • #2

    blograna (jeudi, 02 février 2012 22:42)

    Oh putain! J'avais totalement zappé de citer la roulette de Don Zidenedine Carles... J'en suis désolé!

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