Destination Finale 12

Après l'apéro à l'autre bout du pallier la semaine dernière, Barcelonais et Valencians se retrouvaient au Camp Nou pour le match retour, une rencontre fraiche et pétillante comme un cava Freixenet Cordon Negro.

L'affiche du Centenaire du club, oeuvre d'Antoni Tapies.
L'affiche du Centenaire du club, oeuvre d'Antoni Tapies.

Le match commence par une minute de silence en hommage au grand Antoni Tapies, parti raconter à Joan Miro le pied qu'il a pris ces 3 dernières années avec le Barça de Guardiola. Rest In Peace, and Keep Drawing...

Tapiès était un artiste dont le style était éloigné du réalisme, et les Pep Boys lui auront fait un clin d'oeil de ce point de vue hier, avec encore une fois une peletée d'occasions gâchées.

 

Après deux matches le cul sur le banc, Xavi revenait dans le 11, entouré de Cesc et Thiago en sentinelle. Devant (Messi-Alexis-Cuenca) et derrière (Abidal-Masche-Piqué-Puyol), du classique avec cependant Dani Alvès placé sur le banc, soit un peu plus à droite que d'habitude, comme une sortie médiatique de Claude Guéant.

Côté Che, Robert Soldat tombé au front de la gastro, c'est Aduriz qui joue le rôle du "référent d'attaque", selon Le Football vu par Omar Da Fonseca. Feghouli est titulaire à droite, Alba et Matthieu toujours au poste pour faire fumer les dragsters dans le couloir de Puyol.

 

Et les Chauve-Souris étaient sorti de la Batcave avec la rage, déployant un pressing avec essorage intensif pendant les 10 premières minutes. Hormis des échanges entre Piqué et Mascherano, la première séquence à plus de 5 passes du Barça a donc attendu que le décompte de l'horloge affiche un second chiffre.

Loins d'être chiroptophobes, les hommes de Guardiola ont su attendre que l'orage cesse pour reprendre leur mainmise habituelle sur le milieu de terrain.

 

[Aparté de culture Gé] La Chiroptophobie est la phobie des chauve-souris (emblème, entre autres, du FC Valence et du noir justicier de Gotham). Une phobie est une peur insctinctive de certaines choses, comme la musophobie est la peur des rats, et l'hippopotomonstrosesquippedaliophobie la peur des mots trop longs. En général, une phobie est plutôt une tare, et peu de gens se vantent d'avoir une phobie brillante, hormis les Lakers. [Fin d'aparté de culture Gé - la rédaction s'excuse pour le niveau de vanne honteux de cet aparté].

 

 

Après cette opiniâtre entame, symbolisée par la frappe de Feghouli sur laquelle Pinto était... tiens oui, d'ailleurs, il était où sur cette frappe??. Bref, après cette entame, opiniâtre s'il en est, Valence a disparu des zones habitables pendant les 35 minutes restantes, pataugeant de plus en plus dans la marée blaugrana montante, jusqu'à en avoir les cuissardes humides (Francis Lalanne, reste en dehors de ça...).

Au quart d'heure, c'est Fabregas, de nouveau Cescellent hier, qui ouvre le score sur une ouverture en profondeur de 50 mètre de D10S. Sur le coup, Diego Alvès joue à je-sors-je-sors-pas-je-sors-je-sors-pas-bon-je-sors-pas-ah-ben-j'aurais-dû-sortir et se retrouve lobé par l'astucieux lob de velours de Fab Fab, déposé derrière la ligne comme un poème sur un lit de rose (la Saint-Valentin approche...). On est en droit d'apprécier ensuite le plongeon trop tardif, néanmoins spectaculaire mais du coup totalement ridicule du meta brésilien.

Il se rattrapera par la suite, en refusant l'entrée dans son territoire à des frappes de Messi et Cesc, mis sur orbites par des relances pour le moins approximatives de la charnière Rami-Victor Ruiz.

 

1-0 au changement de côté, les Sudistes s'en sortent plutôt bien. Côté Catalan, les 4 fantastiques sont derrière. Piqué affûte son jeu long, Masche obtient son doctorat en lecture et coupure de trajectoires. Abidal, sérieux, s'offre quelques montées pour tenir la comparasion avec Don Carles de la Grinta, qui, c'est officiel, vient d'avoir 20 ans.

Au milieu, Thiago dégaine une jolie partition dans le costume de Busquets. Même s'il propose moins de solutions à ses centraux, ce poste plus bas l'oblige à jouer plus simple, et toujours dans le sens du jeu, vers l'avant.

Malgré un manque de réalisme prononcé, cher à Tapiès, donc, Leo, Cesc et Xavi s'en sortent avec une moyenne de 15/20, ce qui est bien mais top. Leur finition en mode Jean-Claude Duss leur coûte la mention et les félicitations du jury. Match plus difficile pour Cuenca et Faudel. Le premier joue souvent vers l'arrière et semble avoir peur d'aller provoquer, alors qu'il s'en sort plutôt bien lorsqu'il ose. Pour le Chilien, la soirée a été marquée par beaucoup de sprints, comme d'hab. Une bonne séance de cardio, mais peu de bons ballons à exploiter.

 

La seconde mi-temps ressemble à la première. Début en fanfare des chauve-souris, avec un quart-de-douzaine d'occasions franches, annihilées par Pinto puis Masche sur sa ligne. Messi s'arrache pour se procurer deux nouvelles opportunités, au final aussi bien négociées que le Traité de Versailles par l'Allemagne en 19. Mais la lumière vient encore de la puce. Sur une ouverture en profondeur (décidément, une soirée placée sous le signe de la verticalité), Léo trouve Faudel, qui temporise avant de décaler Cesc plein axe. D'une subtile déviation de cashmere, tout en douceur, de l'extérieur du lacet, il offre à Xavi le soin de clôturer les débats. 2-0, Laurent Romejko nous confirme que le compte est bon.

 

Au terme d'un match de qualité, le Barça rassure son aficion et s'ouvre la porte de la finale, pour s'offrir le droit de rêver à un nouveau trophée, alors que gonflait la rumeur d'une saison blanche et sèche.

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, outre la mise en examen d'Eric Woerth, l'infirmerie se vide et Iniesta, Pedro et Busquets, aptes pour ce match, vont être à la dispoisition du Mister pour aborder la Champions. Peut-être le début d'un nouvel élan pour le FCB.

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