La sortie du week-end, chez Dunlopillo

Ce dimanche, le Barça se déplaçait chez le rival du rival… N’en déplaisent aux proverbes, les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis, pas cette année tout du moins. Depuis l’arrivée de Diego Simeone, l’Atleti n’avait toujours pas perdu, avec quatre victoires pour autant de matchs nuls. L’entraineur argentin espérait bien rester sur cette dynamique avec les colchoneros, surnom peu flatteur dont les madrilènes se voient affublés par leurs adversaires, en référence à leurs maillots, plus proches du matelas Dunlopillo que d’un maillot de football.

De leurs côtés, les Barcelonais se déplaçaient à la capitale avec quasiment l’équipe-type de Pep. Le technicien catalan faisant payer à Piqué sa vie extra-sportive, préférant la soirée Scrabble à une soirée Bultex avec Shakira… Dur à comprendre pour le commun des mortels, encore plus pour Pep, un jour avant un match chez des vendeurs de matelas.

 

Bref, on avait donc le droit à Valdes – Abidieu, Puyol, Masche, Alves – Busi, Xavi, Iniesta – Cesc, D10S, Faudel. Tout du moins sur le papier, puisque Alves avait choisi de sniffer de la blanche un peu plus haut, laissant à Busi le soin de fermer la boutique en compagnie de Puyi et Masche. 

 

Le stade Vincent Grand-Chaudron était donc le lieu d’affrontement entre deux équipes coachées par deux anciens milieux défensifs, deux visions du poste et deux visions du football. On connait le style rugueux du milieu argentin, sévissant sur les stades italiens dans les années 90. Honnêtement, on y préférait le style de Cécile Simeone, exerçant sur les plateaux de Canal + à la même époque. Dominique Casagrande ne s'y est pas trompé. A l’image de leur coach, "les matelassiers" avaient troqué leurs habits de Monsieur Meuble pour les établis de Monsieur Bricolage, plus confortables pour découper tout ce qui souhaitait jouer au football hier soir. Dès la deuxième minute, Gabi vient marquer les chevilles de Cesc pour ce qui sera l’un des nombreux tacles violents assénés aux Barcelonais. Dans la première mi-temps, l’Atletico prendra trois jaunes, un de trop selon la police, pas suffisamment selon Pep.

 

Dans une première mi-temps plus près d’un match Deep Blue/Kasparov que du Valence/Barça de la semaine dernière, ce sera Leo Messi qui viendra créer les opportunités catalanes.

 

A la neuvième minute, il tente de se défaire des défenseurs rojiblancos. Une fois n’est pas coutume, D10S perd le contrôle de la balle, et, puisque c’est de saison, rend hommage à Titi Henry, en s’amenant habilement le ballon de la main avant de conclure par un piqué (pas Gérard, lui, faisait banquette) sur Thomas Courtois. Monsieur Pérez Laza, visiblement pas admirateur des mains baladeuses, sanctionne Leo, trouvant certainement qu’il ne manquait pas d’Eire. L’argentin ratera donc le match contre le Sporting Gijon, une aubaine pour sa santé, une aberration tout de même. En effet, Messi écope là de son cinquième carton jaune, dont trois pour main, un pour contestation et un autre pour pseudo-simulation. Pendant ce temps, de l'autre côté d'Atocha, Ramos peut se permettre de refaire la dentition de Diego Costa, joueur du Rayo, s'en être inquiété par l'arbitre.

 

Une suspension qui peut faire débat à l’heure où la passivité de l’arbitre du match Rayo-Real pose des questions, laissant impunie l’agression de Ramos.

 

A la demi-heure de jeu, Leo sort pour une fois des griffes madrilènes à l’entrée de la surface. Il réussit à décaler à l’entrée de la surface Cesc, excellent dans le premier acte, contrairement à ce qu’aurait déclaré son ex, et trouve Alves de l’autre coté de la surface pour l’ouverture du score. Un jeu en triangle pour un but d’école, après de longues minutes de passe à dix infructueuses.

 

Pas grand-chose de plus jusqu’à la mi-temps, hormis un coup-franc de Xavi brillamment sorti par Courtois et une frappe de Falcao détourné par Valdes.

 

Alors qu’ils avaient opté pour le modèle mollasson en première mi-temps, les colchoneros sortent l’ensemble sommier-matelas dernier cri, avec option ressorts pour la seconde période. Un peu endormis, les Barcelonais se font cueillir à froid dès la reprise sur corner, conclu au second poteau par Radamel Falcao, qui prouve bien qu’on peut être un bon buteur et posséder un prénom douteux. Une égalisation qui transcende les hôtes, qui se montrent dangereux à plusieurs reprises.

 

Heureusement, VV s’était paré des habits de San Victor. Sur une balle dans la profondeur, le tandem Puyol-Masche se fait prendre de vitesse par l’inévitable Falcao, très présent et souvent dangereux. Valdes arrête de justesse le lob du colombien pour sauver la baraque.

Pep décide alors de booster son attaque en faisant entre Pedro en lieu et place d’Alexis, injustement averti sur un but logiquement refusé après une main involontaire du chilien. De son côté, Cuenca prend le couloir droit à la place d’un Alves proche du carton rouge. En vain toutefois, les deux jeunes canteranos prouvant malheureusement qu’ils sont à la peine cette saison.

C’est pourtant Pedro qui obtiendra le coup-franc de la gagne, en se faisant faucher à l’entrée de la surface, coté gauche. Alors que Courtois place son mur et que tout le monde attend le centre de Xavi, D10S prend l’initiative. Après une brève consultation auprès de l’arbitre, Messi envoie un ballon fort et plongeant dans la lucarne opposé d’un Courtois médusé. Un but magnifique si on est supporter du Barça, très rageant si on est de l’autre côté. Pérez Laza est formel, le but est valable et nous confirme encore pourquoi Leo est D10S.

 

Les madrilènes sont impardonables. Le même Messi avait déjà trompé la défense rojiblanca de la sorte il y a deux ans. Un coup-franc rapidement joué qui avait trompé Grégory Coupet, qui aura laissé autant de souvenirs à l'Atletico que Richard Dutruel au Barça.

 

La fin du match sera tendue et il en faudra peu pour voir l’Atleti égaliser. Sur le dernier coup-franc, Valdes sauve un tir à bout portant de Juanfran. Au ralenti, on s’aperçoit que Busi est coupable d’une main dans la surface, oubliée par le corps arbitral.

 

Après la trêve internationale, le Barça retrouvera la piaule contre le Sporting, privé de Messi et de Busquets, tous deux suspendus pour accumulation d’avertissements. Certainement l’occasion pour Pep de donner du temps de jeu aux jeunes après deux mois de compétition effrénée.

 

N'ayez crainte, si le Barça ne joue pas cette semaine, Blograna ne chôme pas et vous donnera votre ration hebdomadaire de Panini Old School.

 

 

P.S.: Bientôt la petite surprise concoctée par Blograna.com pour la barre des 100 fans, mobilisez vos amis !

 

Supporters du Raja, merci pour les commentaires sympas de la semaine dernière. N'hésitez pas à lachez les coms directement sur le blog, on y répondra avec grand plaisir.

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Commentaires: 5
  • #1

    Domi LeGlou (mardi, 28 février 2012 00:05)

    Pepe ne voit pas ce que tu reproches à Sergio Ramos. Une action propre, nette, tranchante.
    Emir Spahic approuve !!

  • #2

    Mehdilp (mardi, 28 février 2012 00:35)

    Égale à toi même
    Quel plaisir de lire tes analyse LMFAO Visca barça

  • #3

    Ana Rajaoui (mardi, 28 février 2012 00:52)

    quel putain d'analyse ! trop fort mec

  • #4

    KARIM (mercredi, 29 février 2012 17:34)

    Je fais partie des membres DDR (www.dimadimaraja.com) et j'éprouve depuis quelques jours un réel plaisir (si ce n'est un putain de plaisir) à lire tes analyses, aussi bien celle de JU ... MA-GNI-FI-QUE ! vous me faites penser à DIEUDONNE, mon humoriste préféré de tous les temps si ce n'est L'HUMORISTE !

    Bref...je n'arrête pas d'en parler autour de moi et côté WEB je peux vous assurer que je forward chaque fois qu'il y a un article écrit par vos soins !

    Continuez, votre blog c'est une vraie bouffée d'air blaugrana en ces temps durs où tout le journalisme classique est devenu TROP ennuyeux !

    KARIM alias SKARDEUS :)

  • #5

    Ju (de Blograna) (mercredi, 29 février 2012 19:09)

    Merci les gars. Ca fait plaisir.
    Par contre, on est de plus en plus suivis à Casa... On va bientôt être obligés de lancer Blograja.

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