Un tirage et un coup du sort

Même si l'actualité ne s'y prêtait pas vraiment, il était question de quarts en Suisse ce midi pour le tirage au sort de la Ligue des Champions. Un plateau de 8 équipes, de 7 nationalités différentes, une sorte de tour de Markus Babbel de l'UEFA, avec une finale à Munich en guise de sommet. Contrairement à la situation d'il y a 70 ans, tout le monde espère une Allianz avec l'Allemagne au mois de mai. Et on connaît désormais l'itinéraire à emprunter.

Le Barça passera donc par la Lombardie, un chemin bien connu, déjà arpenté pendant le pèlerinage de la phase de poules. Et une sensation de déjà-vu. Une victoire et un nul face une équipe milanaise, à l'automne avant de les retrouver au printemps, comme un nauséabond parfum de 2010. A l'époque, le Barça se voyait déjà jouer sa fin d'année sur deux matchs à Bernabeu, sur un clasico décisif puis une finale de Champions. Pour le second, il n'en sera rien. La faute à Mourinho qui solda un match retour ultra-défensif par une course folle sur le Camp Nou. On espère ne pas voir Massimiliano Allegri tenter un même sprint, Valdes et les jets d'eau pourraient ne pas supporter ça une deuxième fois.

 

Cette double confrontation sera aussi l'occasion de voir Ibra fouler le Camp Nou pour la première fois depuis son départ. Le suédois, dont l'égo n'a d'égal que celui de Sam Eto'o, n'avait pas pu participer à la première rencontre de phase de poules, purgeant une suspension. On verra donc le sort que réservera l'aficion à celui qui avait ouvertement critiqué Pep, dans son livre modestement intitulé « Je suis Zlatan ». Alain Delon est catégorique, il se serait bien vu écrire la préface.

 

Malgré un quart qui s'annonce difficile, le tirage n'aura pas été si mauvais, écartant les deux plus sérieux prétendants de l'autre côté du tableau. Si tout se passe bien contre Milan, le Barça devrait retrouver en toute logique Chelsea en demi. Encore une sensation de déjà-vu. Les barcelonais refouleront donc, peut-être, la pelouse de Stamford Bridge, là où, il y a trois ans, Iniesta jouait les conchitas du suspense, délogeant les toiles d'araignée à la fin d'un match dont on reparle encore. Didier Drogba est formel, en plus d'avoir raté deux ou trois balles de match, c'était vraiment une « fucking disgrace ».

 

Pendant ce temps-là, le Bayern, motivé par une finale chez lui, devrait se jouer de l'Olympique de Marseille, malgré le pic de forme d'un redoutable Brandao, pour retrouver le Real. Notre meilleur ennemi n'aura sûrement pas de problème devant Nicosie, pour un match qui ressemble plus à un banal match de Copa del Rey. S'ils ne subissent pas un coup d'Alcorcon, ils pourraient même avoir le Chypre en feu. Après le CSKA en huitièmes, le sort paraît donc sourire aux Madrilènes. Contre toute attente, José Mourinho n'a pas demandé « Porqué ? Porqué ? Porqué ? » un tirage si facile.

 

Ce partage du tableau nous permet donc de s'éviter une nouvelle confrontation aller-retour contre le Real. Les demi-finales encadrant le match retour de Liga, on aurait pu mourir d'overdose fin avril. On attendra encore un peu pour cela. Peut-être le 19 mai où blaugranas et merengues pourraient, pour la première fois de l'histoire, jouer la suprématie continentale en finale des grandes oreilles. François Bayrou et le Prince Charles sont formels, les grandes oreilles, ça a du bon.

 

Comme en 2006, l'Espagne pourrait même faire le doublé si l'Athletic continue son fantastique chemin en Europa Ligue. Les protégés de Marcelo Bielsa, el loco, dont Pep s'est inspiré, ont montré une qualité de jeu impressionnante contre le pseudo-ogre United. Javi Martinez, Fernando Llorente et Iker Muniain, sont formels, on pourra régler la surcharge du calendrier en regroupant Copa del Rey et Supercoupe d'Europe.

 

D'ici là, on espère en savoir plus sur Pep. Le technicien catalan fait attendre sa prolongation de contrat. Si des rumeurs folles circulent sur son hésitation (As a même évoqué le fait qu'il ne signerait que si Piqué s'en allait), tout le monde soutient Pep pour qu'il continue son mandat. Nadine Morano et Jean-François Copé sont formels, il faut faire confiance aux gens en place. Tout de même, Guardiola ressasse que son métier est usant et qu'il ne se voyait pas continuer longtemps. Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls sont formels, il ne faut pas garder trop longtemps les gens au pouvoir.

 

Toutes ces échéances à venir, le Barça devra les affronter sans Éric Abidal. On a appris hier que le Français allait devoir subir une transplantation de foie. On espère donc qu'Abidieu pourra se relever de cette nouvelle mésaventure.

 

Solidaires, les joueurs de Pep feront un clin d'oeil à Abidieu, à l'instar de leurs collègues basketteurs du Regal Barça. Et tenteront de lui dédier la victoire sur le terrain du FC Séville. A l'aller, les deux équipes s'étaient laissé sur un score de parité. Une performance à ne pas rééditer pour ne pas voir s'envoler le Real à plus de dix points.

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