Sans Abi, "tornem a guanyar"

Après une semaine de repos agitée par le tirage au sort de la Champions mais surtout l'annonce d'une nouvelle hospitalisation d'Abidal, le Barça se déplaçait en terre sévillane. En ce week-end de Saint-Patrick (San Patricio, en version ibère), les catalans avaient donc plutôt opté le week-end San...chez Pizjuan.

La nouvelle de l'opération d'Abidieu étaient dans les têtes hier soir, et aussi sur les tee-shirts des 22 joueurs, qui arboraient un slogan en soutien au Français. Si les sévillans avaient opté pour un classique mais touchant « Animo Abidal » (Courage Abidal), les barcelonais étaient en catalan dans le texte : « Abi, tornaras a guanyar » (Abi, tu regagneras!). Alors qu'on a beaucoup évoqué le côté émotionnel cette semaine, cette nouvelle absence va être un casse-tête tactique pour Pep. Il devra opérer sans ses deux latéraux gauche de début de saison, Abidieu et Maxwell, parti au mercato. Hier, on avait donc droit à la solution de rechange logique, avec la présence d'Adriano sur le flanc gauche, complétant une défense classique avec Piqué, Masche et Dani Alves devant Valdes. Le reste de l'équipe était aussi habituelle. Un milieu Busi-Xavi-Iniesta et une attaque Cesc-Messi-Pedro, Alexis étant encore trop juste pour jouer 90 minutes.

Pep avait donc choisi d'évoluer avec un onze très proche de son onze type, preuve qu'il n'a peut-être pas totalement renoncé à la Liga, pour le plus grand bonheurs des spectateurs d'un match haletant. Les annonceurs du stade Sanchez Pizjuan ne lui ont pas rendu la pareille, optant pour un banc de touche transformé en hot-dog ! La firme Oscar Mayer avait donc choisi de contraster avec la classe habituelle de Pep pour donner envie aux fans d'Homer Simpson de rester devant le match. A quand le rond central peint en donut ? (« Hum, un donut ! »)

 

Le match commença sur un rythme soutenu, annonçant une première mi-temps fort chatoyante. Après un premier quart d'heure sans véritable occasion, Adriano se faufile dans la défense avant de rencontrer Emir Spahic. Et le bosnien de nous rappeler à ses bons souvenirs de Ligue 1 où il n'a pu jouer que la moitié des matchs pour sa dernière saison, pour ses suspensions répétitives. Même Francis Llacer et Cyril Rool n'ont pas fait mieux, Nolan Roux pourrait en témoigner. L'arbitre siffle logiquement un coup-franc aux abords de la surface pour un croche-patte du défenseur sévillan. Palop tremble, le coup-franc se situe à l'endroit même où Messi avait décroché la lucarne de Courtois il y a trois semaines. C'est finalement Xavi qui se charge de la faute pour l'envoyer dans l'autre lulu. Palop, peut-être un peu trop vieux pour ce genre d'envolée, ne peut qu'effleurer le ballon.

 

Une ouverture du score qui lance les catalans. 8 minutes plus tard, Cesc se bat au sol pour ne pas perdre un ballon de Xavi. Il réussit, à l'arrachée, à transmettre à Iniesta qui la remet à Messi. La suite est un bijou, un petit pont sur Spahic et un lob millimétré par dessus Palop pour finir en lucarne. Une merveille. A noter toute fois la dangerosité d'humilier le bosnien de la sorte. Presque aussi suicidaire que de se balader en treillis près de la base militaire de Montauban.

 

Sur ce 2-0, qui vient récompenser vingt-cinq premières minutes de haut niveau, le Barça va commencer à se relâcher. On croit revivre le match à la Real Sociedad quand Del Moral trouve le poteau sur une mésentente entre Valdes et Piqué, souvent à la rue dans le premier acte. Un relâchement coupable qui ne coûtera finalement rien aux barcelonais malgré quelques occasions sévillanes.

 

Après la mi-temps, la tendance ne semble pas s'inverser et Séville aurait même pu ouvrir le score señor Rego avait sifflé un pénalty pour une faute de Pedro sur Navas. Les deux lutins de la Roja se battait hier pour un duel à distance pour une présence à l'Euro. Sur ce qu'ils ont montré hier, ils sont loin de leur niveau de 2010. Pedrito est quand même à créditer d'un match volontaire et presque inspiré, mais il a vraiment pêché dans la finition. Quand on vous dit de ne pas vous inspirer de Mevlut Erding.

 

La seconde mi-temps sera très accrochée mais sans véritable danger pour VV. Le Barça aurait même pu ajouter un troisième si Iniesta puis Sanchez s'était appliqués sur des face-à-face avec Palop. S'il avait marqué, le manchego aurait frôlé la perfection sur un match où le ballon ne semblait pas quitter ses pieds. Petit, il devait sûrement jouer au yo-yo avec ses copains, mais lui, contrairement aux autres devait le faire  avec les pieds... L'entrée de Puyol en latéral gauche en fin de match nous laisse imaginer la défense que Pep alignera sûrement pour la fin de la saison dans les matchs importants. Si Masche, élu homme du match hier, continue sur cette lancée, la défense du Barça reste solide, même avec l'absence d'Abidieu.

 

Lancés dans leur vaudeville à 2, ce qui manque clairement d'intérêt théâtral, Barça et Real attendent la faute de l'autre. Peut-être ce soir pour le Madrid face au Malaga de Toulalan. Le FCB se prépare lui une semaine liguesque qui le verra recevoir Grenade et se déplacer à Majorque.

A suivre évidemment en résumé sur blograna.com, tout comme une nouvelle salve de vignettes dans le coin Panini, mardi, comme d'hab'.

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Commentaires: 1
  • #1

    Domi LeGlou (dimanche, 18 mars 2012 21:51)

    Les publicitaires de Séville ont réinventé la galette-saucisse. Ca a quand même plus de gueule à Francis le Blé ou à la Route de Lorient...

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