Six à la demi-douzaine

Statu quo sur les hautes cimes du Mont Liga ce samedi, le Barça se maintient à une demi-douzaine de points du Real. Les hommes de Pep ont su profiter des embruns iodés des Baléares, en faisant le métier sur la pelouse bosselée de l'Iberostar Estadi.

Nouvel épisode entre Madrid et Barcelone dans leur triolisme à 2, ce qui manque clairement d'intérêt amoureux. Une relation charnelle dans laquelle vient quand même se greffer la Commission de discipline de la Liga, apparemment amatrice de libertinage quand il s'agit de rendre des jugements. En attestent les sanctions réservées aux Meringues suite à leur fin de match écarlate à Villareal. Notre ami poète Pepe, dont le casier judiciaire en impose autant que celui de Jean-Pierre Treiber, ne prend que 2 matches pour avoir assimilé l'homme en noir à de la progéntiture péripatéticienne. Mais le scandale est ailleurs, expulsé pour 2 jaunes dans le sous-marin assorti samedi, Ramos voit son premier carton et donc sa suspension annulés pour "vice de forme". Une certaine forme de vice de la Commission, qui n'avait pas non plus jugé utile de se repencher sur les contrôles d'orthodontie musclés, réalisés à l'huile de coude par Sergio le Magnifique dans les épisodes précédents.  

Entre les suspendus et les arrêts maladie, la composition de la défense s'apparente pour Pep à l'organisation d'une semaine de travail pendant une grève SNCF. Les reproches des usagers en moins. La pénurie de latéraux semblait promettre 90 minutes à Montoya, mais Guardiola préféra opter pour un Back Three argentino-beaugosso-chevelu, avec Masche, Piqué et Puyol. Le Center Four avait le profil tripoteur, avec Busi, Thiago, Iniesta et Fab Fab. Le Front Three, lui, d'un classicisme lapidaire en la personne de Pedro, Faudel et D10S.

En face, le principal danger est Israélien, bien que les suiveurs lui portent une pâle estime. Comme un bon vieux tube des années 80, passif et pensif, négligé de soi, c'est l'Aouate.

 

Et Messi va vite venir se frotter à Doudou, le portier Majorquin repoussant d'un opiniâtre arrêt nasal la première occase d'un match rendu compliqué par le retour au 3-4-3 et l'état de la pelouse, aussi accidenté que le visage empreint d'acné d'un prépubère de 14 ans. Equilibrée, la première mi-temps bascule sur coup de pied arrêté indirectement tiré par Leo, et prolongé dans le but par Alexis. Prolongé virtuellement, en réalité. En Gérard Majax des surfaces de réparation, le Chilien fait en effet disparaître le ballon des mains d'Aouate sans le toucher. Le but, coché au tableau d'honneur du n°9, sera finalement accordé à Messi, coupable du coup de pied initial. 

Devant au score, le Barça atteint le changement de côté sans briller, Busquets faisant l'ascenseur entre la défense et la sentinelle. Les choses vont pourtant changer en début de seconde. Thiago, déjà jauni à la demi-heure, est sommé par l'arbitre d'aller tâter de la douche et de la savonnette avant les autres. Officiellement pris pour main alors qu'Alcantara avait les bras derrière le buste au moment d'intercepter la gonfle, ce carton pourrait, selon la jurisprudence Ramos, faire preuve d'une annulation pour "vice de forme". Ou pas...

 

Dans cette deuxième période à alineacion réduite, le FCB s'en sort tant bien que mal, en frôlant tour à tour le break et l'égalisation, avant de finir par se mettre à l'abri par un pion qui défie à la fois l'entendement et la logique. Comment une équipe à 10, qui mène 1-0 à l'extérieur dans le dernier quart d'heure, peut se retrouver sur un contre avec 2 défenseurs dans la surface adverse?  Giovanni Trappatoni réfléchit encore à une réponse tangible, mais le mal est fait, sur une incursion de Puyol accompagnée par Piqué, Messi touche du bois. Shakiro, si si Shakiro, Waka-Waka, hé-hé, a bien suivi et conclut d'un plat du pied gauche Djorkaeffien. Dernièrement aussi bien vu par le barcelonisme qu'une IVG par le Saint-Père, l'icône Mango couronne son bon match par un but, de quoi lui rendre une confiance actuellement délétère.  Malgré une dernière opportunité baléare, le match se termine et offre son contingent de points aux Blaugrana. Par le truchement d'une progammation de match avancée, les Catalans sont, à 20h (à 19h aux Canaries), à 3 points  et à portée de fusil du Madrid.

Un peu plus tard dans la soirée, par le truchement d'une manita, les meringues retrouveront leur matelas, épais d'une demi-douzaine d'unités.

 

On se retrouve mardi pour le traditionnel Coin Panini, et jeudi pour revenir sur la grande affiche de Ligue des Champions face au Milan Bunga-Bunga. N'oubliez pas de faire une halte à l'Académie, vous pourriez y croiser Jean d'Ormesson ou Erik Orsenna en train de disserter jeu en triangle et défense à trois.

 

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