Au pays du soleil Levante

Ce samedi était l'occasion rêvée pour les Madrilènes de distancer le Barça sur leur courant triphasé à deux fiches, ce qui manque clairement d’intérêt électrique. Après avoir triomphé, non sans mal, du Sporting Gijon à domicile, les protégés de Mou pouvaient se prélasser devant le match de 22h. A ce moment-là, ils disposaient d'un confortable matelas de 7 points. Les Barcelonais se devaient donc d'assurer à Levante, surprenant quatrième de la Liga avec, pourtant, le plus petit budget du championnat espagnol.

Les granotes, les petits « granas » en quelque sorte, étaient hier soir les blaugranas de service, laissant le soin au FCB de vêtir le maillot vert de la saison dernière, qui avait subi une légère décoloration, rendant le vert encore plus dégueulasse. Encore plus moche, la pelouse du Ciutat de Valencia, déguisée en camouflage, ressemblait plus au treillis d'un casque vert qu'à une pelouse de Liga.

Avant trois rendez-vous cruciaux la semaine qui suit, Pep ne pouvait se contenter de faire jouer ses seconds couteaux, pour ne pas réduire à néant la remuntada lancée il y a deux mois. Seul Don Andres était laissé au repos, ce qui laissait la possibilité à Thiago de briller dans l'entre-jeu. Pour le reste, du classique dans les joueurs utilisés : Valdes – Mascherano, Puyol – Adriano, Alexis, Busquets, Cesc, Messi, Pedro, Thiago, Xavi. Une composition que je vous donne, hormis le portier et les deux défenseurs, dans l'ordre alphabétique, tant la permutation et la désorganisation ont régné hier soir au Ciutat de Valencia. Sur le papier, un 3-3-4 était annoncé.

 

Dans les faits, le Barça a longtemps cherché la solution face à un Levante regroupé dans ses trente mètres, laissant Koné, au style capillaire blond péroxydé nous rappelant les bonnes heures d'Ibou Ba, seul devant. Autant vous le dire tout de suite, l'ivoirien a passé un sale match, à l'instar des spectateurs et téléspectateurs d'une partie triste. A choisir, je ne sais même pas s'il valait mieux être devant la finale de la Coupe de la Ligue ou devant Levante-Barça. Par la magie de l'enregistrement, j'ai suivi les deux. Mal m'en a pris. Nikos Aligas vous dira sûrement qu'il valait mieux regarder « The Voice ».

 

Pep avait dit à Pedro et Alexis d'écarter chacun sur une aile en début de match, avant de recentrer le chilien et de décaler Thiago sur le côté gauche. Avant cela, Pedro avait été un bon animateur de la gauche barcelonaise, comme un Jean-Luc Mélenchon en meeting. Les occasions ne sont pas légion dans la première demi-heure. Seul Thiago alertera Munua sur deux têtes, servis par un centre d'Alexis puis un coup-franc de Messi.

 

Dans cette première mi-temps terne, c'est un corner mal négocié par VV qui va débloquer le score. Le portier catalan relâche un ballon qui lui semblait acquis. Pedro Lopez reprend de la tête la gonfle, qui finit sur le bras de Busquets. Selon la loi, il n'avait pourtant pas « agrandi la surface de contact », collant ses bras sur son torse façon sarcophage égyptien. Barkero transforme le pénalty, qu'il sera toutefois difficile de contester.

 

Le Barça retrouve les vestiaires mené par des valencians qui se complaisent dans un système de contre-attaques dont il se sortent très bien, avec une certaine aisance à ressortir les ballons proprement. Ils auraient même pu crucifier les catalans si Barkero avait su profiter de la mésentente entre Thiago et Mascherano juste après la reprise.

 

Alors que le Barça peine, Pep choisit d'économiser un Xavi gêné par sa blessure récalcitrante pour lancer Cuenca sur le côté droit, avant de remplacer Pedro par Iniesta.

 

Malgré les changements, on voit mal comment le Barça va se sortir du piège tendu par Levante. C'est Messi qui jouera les Jacques Mayol pour se frayer un chemin dans le Grand Bleu formé par les maillots valencians. Sur une action démarrée par Mascherano, sauvant la baraque devant « Ibou » Koné, le ballon arrive jusqu'à Messi qui sollicite le une-deux avec Alexis. Dans l'arc de cercle, D10S lance une frappe enroulée que Munua ne peut que dévier dans son petit filet. Transparent depuis le début, Lionel Messi se réveille donc pour offrir l'égalisation au Barça.

 

Monsieur Teixeira Vitienes et son assitant se chargeront de leur offrir la victoire. Sur un de ses nombreux déboulés, Cuenca semble battu par Botelho qui se rend coupable d'écarter des deux bras le frêle Isaac, qui ne se gêne pas pour tomber. Comme celui sifflé pour Levante, ce pénalty ne semble pas forcément évident mais pas non plus inexistant. Leo donne l'avantage au Barça grâce à une frappe dans la lunette. Pour ce qui sera le deuxième éclair de la Pulga, et la dernière vraie occasion de la partie.

 

Place donc à la désormais traditionnelle notation sauce Blograna: 

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Le Client

Tenant la baraque derrière, solide comme le roc, il est le premier relanceur sur l'égalisation, Masche mérite bien le titre.

Nominés dans la catégorie : Puyol pour sa grinta chronique et Thiago, intéressant.

 

Le Bialès

Comme le Commissaire Bialès, sorti à son époque de l’école de Police avec une moyenne de 11/20, ce qui est bien, mais pas top, Messi ne décrochera pas le titre de Client. Casper à la limite du Cagolin pendant une heure, D10S nous a offert 10 minutes de sa version « Client ». En moyenne, ça fait du Bialès, titre pourtant méchant pour celui qui offre la victoire au FCB.

Nominés dans la catégorie : les autres, dans un match pauvre.

 

Le Casper

On a eu Xavi en première mi-temps, Iniesta en seconde, la paire XavIniesta sera donc notre Casper pour ce match, en espérant leur réveil dans la semaine.



Le Cagolin

VV avait eu la mascotte mardi à Getafe, il garde le titre ce samedi. Peu inquiété, il rate le seul ballon dangereux de la première mi-temps qui se finit sur un pénalty.

 

 

Sur ce, guettez l’Académie, qui devrait, pour changer, être en retard. On se retrouve dans la semaine pour la fucking disgrace. N’oubliez pas d’aller flâner dans le Coin Panini, comme d’habitude, dont la Plaça de Glories affiche maintenant complet.

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Commentaires: 1
  • #1

    Nando (lundi, 16 avril 2012 00:10)

    L'Académie sera tellement en retard qu'elle sera inexistante. Je suis encore bien trop ivre pour l'écrire, et je dois poursuivre ma quête du poney ultime.

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