C'était la dernière séance...

C'était la dernière séance, c'était la dernière séquence, et le rideau sur l'écran de la Liga est tombé. On le savait maintenant depuis deux semaines, le Stade Benito Villamarin de Séville allait accueillir la dernière rencontre de championnat de l'ère Guardiola. Loin d'être son do-mi-si-la-do-ré, ce stade n'aura vu aucune victoire des Pep Boys pendant ces quatre années.

Coincé entre un MultiRugby, un multiplex anglais et un multiplex français, et en même temps que la finale de The Voice, le match Bétis-Barça n'était pas le premier intérêt médiatique du week-end. Toutefois, la dernière de la Guardiole en Liga se devait d'être regardée. A l'instar des jurés de l'émission vocale de TF1, Pep aurait pu nous chantonner « Je suis venu vous dire que je m'en vais », si seulement il préférait Gainsbarre au célébrissime Lluis Llach.

Autant vous le dire tout de suite, l'émotion du duo Tito-Pep, plus proche de celle d'un couple en instance de séparation avant les Prud'Hommes, n'avaient rien à voir avec celle entre Flo Pagny et Stephan Rizon à l'annonce de leur victoire. Aucune célébration sur les buts blaugrana et aucun regard complice. Bref, les entraîneurs du Barça divorcent.

 

Pour son dernier remaniement ministériel, Pep avait laissé deux membres de la majorité sur le banc : Don Andres et Cesc. Dans les cages, VV allait pouvoir perdre son Zamora, profitant de la blessure de Pinto, qui, selon toute vraisemblance, sera malheureusement remis pour la Lana del Rey. Le Ministère de la Défense se composait d'Adriano, Piqué, Masche et Alves. Le Ministère de l'Intérieur était présidé par Xavi, capitaine du soir, et de ses deux assesseurs, Busi et Keita. Devant, le Ministère de la Jeunesse et des Sports accueillaient Leo Messi, Pedro et le revenant hollandais Afellay.

 

Dans une première mi-temps jouée au pas par le compositeurs barcelonais, le Real Betis Balompié, qui, à l'image de « Los vengadores », préfère jouir de son patronyme espagnol, n'aura pas montré grand chose. Plutôt, c'est Busquets, parodiant le Crédit Mutuel aux Victoires de la Musique, qui va donner le la à cette rencontre, déviant de la tête un corner de Xavi. Les hinchas culés amateurs de Sean Paul (comme Jean-Paul, mais avec un S) peuvent danser, Get Busi, just shake that booty non stop. Les occasions de shaker that thing ne seront plus légion, et le score perdurera jusqu'à la mi-temps, malgré les occasions de Xavi, sur coup-franc, ou d'Adriano, du pied droit. Un résultat juste pour un premier acte maîtrisé par des catalans souverains, à l'image d'une défense centrale et d'un milieu toujours très juste.

 

La seconde mi-temps sera toute autre. Pas aidés par l'expulsion stupide et préoccupante de Dani Alves à la 55ème, les Barcelonais ne proposeront rien. Pire, à partir de là, le Barça ne tirera plus au but avant les arrêts de jeu. Pendant ce temps-là, le tandem Piqué-Masche laissera partir par deux fois Ruben Castro, experts dans le remix de refrains connus. L'attaqauant sévillan s'approprie d'abord le lob de Ramires puis le plat du pied de Titi Henry pour crucifier Valdes.

 

Avant les arrêts de jeu, on croit donc que Pep va quitter la Liga comme il l'avait commencée en 2008, par une défaite à l'extérieur. Mais, dans un dernier orgueil, les Pep Boys essaient d'offrir à leur mentor une sortie moins cahotique. Le poteau repousse, encore une fois, la tentative de Messi avant que Keita ne propulse de la tête un centre de Montoya.

 

L'honneur est sauf donc pour Guardiola. Véritables enjeux de la partie, le titre de « Zamora » de Valdés est assuré, comme celui de « Pichichi » de Messi qui ne pourrait être rejoint que par un quintuplé de Ronaldo. Le Real qui essaiera, de son côté, de dépasser le barre symbolique des 100 points en Liga et détrôner les 99 points amassés par le Barça 2009-2010.

 

Place désormais à la notation sauce Blogranaise, qui n'est pas une sauce à la viande hachée, oignons et sauce tomate.

 

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Le Client

Auteur du premier but et souverain au milieu, Busi remporte le trophée.

Nominés dans la catégorie : le reste du Ministère de l'Intérieur et Mascherano, auteurs d'une très belle prestation.

 

Le Bialès

Oscillant entre les bonnes interventions et le manque d'investissement sur les buts, Piqué se voit ponctuer d'un 11/20, comme le commissaire oranais. Le premier pion de Castro est pour lui, mais sur le second, il est trahi par le non-alignement de ses latéraux.

 

Le Casper

Preque assuré de brandir le Pichichi, Messi n'aura pas beaucoup pousser pour inscrire le 51ème but de la saison, qui aurait fait tant plaisir aux amateurs de boissons anisées.

 

Le Cagolin

Mauvais choix, comportement virulent, expulsion stupide, Alves mérite amplement la peluche. On espère toutefois que Tito arrivera à le raisonner et à le garder dans l'effectif pour l'an prochain.

 

 

D'ici la finale de la Copa del Rey, Ju et Sylve devrait avoir le temps de vous concocter un article avec leurs souhaits pour l'été, et un billet d'humeur contrarié pour la sortie des nouvelles tenues. Guettez aussi l'Académie de Nando.

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