Soirées "Portes Ouvertes"

Après une semaine casanière de fort bon aloi, le Barça faisait ses valises pour aller jouer au Bernabeu le retour hispano-supercopal. Une semaine après la défaite au Nou et des déboires en championnat les reléguant à 5 points de la tête, les Madrilènes avaient gros à jouer. De toute façon, la Supercoupe reste la coupe de la mauvaise foi, qui vaudra un « Putain, on les a crevés ! » aux vainqueurs et un « C’est un trophée en bois » aux vaincus.

Pour l’occasion, Tito avait décidé d’aligner son armée de choc. Il confirmait à son poste VV comme gardien du suspense. En défense, en l’absence de la paumette de Puyol, la doublette AA (Alves – Alba, et non American Airlines comme vous le murmurerait Pat Bruel) encadrerait Piqué et Masche. Le trident classique du milieu soutiendrait l’attaque composée de l’inamovible Messi et des deux feux-follets Alexis et Pedro. Tout ça, c’était sans compter notre sempiternelle blessure au biceps fémoral, touchant cette fois la mobylette Alves. Avec la titularisation d’Adriano, tout d’un coup, notre paire d’as latéraux prend du plomb dans l’aile…

En face, Mou avait décidé de passer à l’offensive et de délaisser l’attitude amorphe entrevue au Nou. Ramos retrouvait son meilleur copain en charnière, Pepe, revenu d’une commotion cérébrale (aussi saugrenue que puisse être l’association des mots « Pepe » et « cérébrale »). San Iker, Arbeloa et Marcelo complétaient la défense merengue. Pour le reste, du classique avec Xabi Alonso, Khedira, Özil, Di Maria et CR7 et la demi-surprise Higuain en pointe.

 

Encore sous le choc des cinq dernières minutes catastrophiques de l’aller, l’afición culé n’aura eu que 10 minutes pour se rassurer, le temps de voir VV faire une parade devant Higuain. La suite est beaucoup moins délectable. La défense, solide à l’aller, avait décidé de se muer en porte de saloon, avec entrée directe sur les cages de la Valde. Première porte à se percer, Masche se troue sur une intervention a priori facile. De quoi filer un coup de pouce à son compatriote albiceleste dans son mano à mano avec Rim-K. Peu après, c’est Piqué qui souhaite la bienvenue à CR7. Son intervention douteuse laisse la gominée égaler le record de Zamorano avec 5 buts sur 5 Clasicos d’affilée. On est à la 18è minute et le Real mène 2-0. Si les deux coupables sont clairement identifiés, difficile d’exempter Valdés de tout reproche sur ces deux buts, le ballon lui passant sous le pied par deux fois. Malheureusement, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Peu avant la demi-heure, Adriano écope d’un rouge pour éviter le 3-0 promis à Ronaldo.

 

C’est pourtant difficile à croire mais le Barça s’en sort bien tant la domination blanche a été outrancière. L’addition aurait pu être encore plus salée sans un autre arrêt de VV devant Higuain, puis une faute stupide de Ramos alors que Pepe inscrivait le troisième de la tête. Honnêtement, un type optimiste aurait signé tout de suite pour garder ce score jusqu’à la 90ème. Seulement, la pression merengue se relâche petit à petit et les blaugrana commencent à se rebeller. On voit poindre de furtifs enchainements entre Alba et Iniesta, pendant que Xavi et Messi portent la balle au milieu de terrain. D10S sort alors de sa cachette pour provoquer et transformer un coup-franc de 30 mètres. Une aubaine pour une équipe sous l’eau, qui rentre aux vestiaires avec un seul but à marquer pour remporter le trophée.

 

Au retour des citrons, la consigne de Tito parait claire. On enfile les Stetson, les santiags à éperons, on récupère les Colt et on attend le hold-up parfait. La traduction est simple : passe à dix inoffensive dans les 40 adverses en attendant la brèche. C’est Pedro qui se charge d’allumer la mèche sur un enchainement superbe mais San Iker vient nous rappeler la différence entre lui et VV. Le plan était parfait, la munition est perdue.

 

Le temps pour Higuain de perdre son troisième face-à-face avec Valdes, histoire de montrer qu’il est quand même moins bon que Benzema, et le match touche à sa fin. Tous les barcelonais attendent impatiemment la cavalerie. Comme dimanche, Messi monte sur Jolly Jumper pour sauver la maison catalane. Posté à l’entrée du coffre-fort tenu par le Sheriff Casillas, l’Argentin dégaine une frappe enroulée… qui passe à côté. C’en est fini des chances de la Tito Team qui devra attendre encore un peu pour glaner son premier titre.

 

Ce sont bien les Merengue qui soulèvent la Supercoupe, sous les yeux des joueurs du Barça, restés dignement sur le terrain. Après avoir mis fin à trois ans de règne du Barça en la Liga, les Madrilènes ont fait de même avec la Supercopa.

Le Barça avait fait ce qu’il fallait pour l’emporter mais s’est tiré trois balles dans le pied. Trop d’erreurs individuelles qui envoient le trophée sur la Plaza de Cibeles.

 

Malgré la défaite, Blograna vous sert la notation, sauce du chef…

 

____________________________________________

 

LE CLIENT :

Messi. Dans le marasme que fut ce Clasico supercopal, Messi a su provoquer et marquer un but à lui tout seul. Le titre lui revient donc, par défaut.

Nominé dans la catégorie : Vite dépourvu de son compère Alexis, Pedro s’est bien démené sur le front de l’attaque, et a failli donné l'égalisation à l’heure de jeu. Alba a aussi fait un bon premier match comme titulaire dans un clasico.

 

LE BIALES :

Valdes. Franchement, on ne pouvait pas le mettre client. Malgré ses 4 parades qui ont laissé le Barça en vie, difficile de le trouver irréprochable sur les deux buts. Trop insuffisant pour nous faire oublier le match aller.

 

LE CASPER :

La Triade. Perdus entre une défense aux abois et une attaque décimée, Xavi, Iniesta et Busi ont fait ce qu’ils ont pu.

 

LE CAGOLIN :

Masche et Piqué ont donné un but chacun. Difficile de les départager, heureusement pour nous, Adriano a fait pire en laissant ses potes à 10 pendant une heure. Il repart avec la mascotte.

Écrire commentaire

Commentaires: 2
  • #1

    KARIM (vendredi, 31 août 2012 10:15)

    La défense, solide à l’aller, avait décidé de se muer en porte de saloon, avec entrée directe sur les cages de la Valde. Première porte à se percer, Masche se troue sur une intervention a priori facile. De quoi filer un coup de pouce à son compatriote albiceleste dans son mano à mano avec Rim-K. Peu après, c’est Piqué qui souhaite la bienvenue à CR7...Sylve ça me rappelle un peu le RAJA d'il y a 2 ans, on étaient passés pros dans l'hospitalité outrancière, on avait deux défenseurs qui se juraient de ne pas laisser passer un WE sans offrir un cadeau à l'adversaire, on est les rois du derby casablancais mais ces 4 dernières années on les perd bêtement dans les arrêts de jeu des cadeaux de bienvenue stupides ! tu l'as dit : on s'est tiré 3 balles dans le pied et difficile pour moi de blâmer TITO sur des erreurs abécédaires du foot quoique je le pointe du doigt quant à la sortie de PEDRO, il aurait été à la place de Montoya au jeu de jambes trisomique, ma main à couper, à 99.99% il aurait logé le cuir dans les filets meringues déclarant au monde entier le début du deuil madrilène 2013 mais bon les dieux du foot ont décidé autrement :( merci en tout pour les décalages à profusion de votre article ... à la bonne heure l'ami !

  • #2

    blograna (vendredi, 31 août 2012 19:33)

    Sur l'aller et le retour, ça ressemblait vraiment aux dons du Secours Populaire. On remercie la défense pour sa générosité.
    Espérons qu'on ait atteint le quota de cagades jusqu'à la trêve...

Vous aimez le style

de Blograna.com,

n'hésitez pas à

cliquer sur "J'aime"!

Un autre football est possible. Près de chez vous.

Si vous aimez Blograna.com, vous aller vous régaler sur Alterfoot.com

Passer le mot autour de vous....