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Encore sous le choc de la perte de la Supercopa face aux merengues ce mercredi, les Barcelonais recevaient leurs voisins côtiers. Les gars qui font brûler des grandes statues en papier mâché sans aucune règle de sécurité entre le 12 et le 19 mars. Bref, le Barça accueillait Valence pour le traditionnel choc entre voisins pour savoir qui des deux a la meilleure paëlla.

Pour ce match de gala, Tito nous avait concocté une équipe avec quelques surprises. Valdés tenait son rang entre les perches, tout comme Piqué et Masche dans l’axe. Alves retrouvait son côté droit alors qu’Adriano allait tenter de se rattraper sur l’autre aile. C’est finalement le milieu qui subit un remaniement conséquent. Song allait pouvoir montrer qu’il est un remplaçant viable à Busi, tout comme Cesc qui prenait la place d’Iniesta. Xavi tenait bien la sienne, à l’instar de Leo, Pedro et Alexis.

En face, on retrouve des anciens pensionnaires de Ligue 1, Adil Rimmel et Tiño Costa en tête, ainsi que le tout nouveau transfuge de l’OL Aly Cissokho. Honnêtement, on se demande quelles cassettes vidéo ont regardé les dirigeants valencians avant de le recruter, pourtant habitués des latéraux de grande classe. On avait quitté le FC Valencia avec un duo Alba-Matthieu sur le côté gauche, la comparaison avec Cissokho doit faire de la peine aux supporters ché. Et il ne l'ont pas encore entendu en interview... 

 

Plusieurs leçons sont à retenir du onze catalan. Tout d’abord, Tito semble vouloir faire tourner son effectif comme Pep le faisait. Il compte aussi sur Adriano et lui montre son soutien après son match déplorable au Bernabeu. Devant, Vilanova semble opter sur une attaque avec deux ailiers autour de Messi et considère Cesc comme un milieu de terrain. Resté sur le banc pendant les Clasico où Tello lui a été préféré, le joueur d’Arenys va devoir se frayer une place entre Xavi et Iniesta.

 

Ce système mis en place, l’entraineur blaugrana le verra d'en haut, confiné en tribunes pour l’occasion. Sanctionné d’un carton rouge il y a deux semaines pour des réclamations un peu trop véhémentes auprès de l’arbitre, Tito a écopé de deux matchs de suspension. Quand on se souvient que Mou avait été libéré de la même sanction après avoir mis le doigt dans l’œil de celui qui n’était alors qu’entraineur adjoint, on peut se demander quel barème applique la fédération.

 

Depuis le palco presidencial, le mister aura eu le temps de voir son équipe contrôler, après une première frayeur issue d'une lointaine tentative de Robert Soldat. A la demi-heure, Adriano lui répond et lui montre comment on fait. Le brasilou ouvre le score et ferme la gueule de beaucoup de détracteurs, à commencer par la rédaction de Blograna, qui ne comprenait pas trop, quid d'Adriano sur la pelouse et d'Alba sur le banc. Une superbe kartoffel du droit, dans le plus pur style teuton, venant tuer les arachnides dans la lucarne des chauve-souris, qui donnera l’avantage aux barcelonais à la pause. Hatem Ben Arfa aurait répliqué via Twitter que "c'est pas beau de copier". 

 

Du premier acte, on retiendra surtout un Song puissant et vite porté vers l’avant, un Xavi fidèle à son habitude d'omniscience à la baguette, et une organisation du jeu dans une sorte de 4-2-3-1. Placé bas sur le papier, Cesc reprend ses vieilles habitudes et tourne autour de Leo, en 10 véritable, ce qui lui offrira deux occasions d’inscrire le second. Présent dans la zone de vérité, mais aussi dans le repli, sa prestation globale paye cher sa goinfrerie devant les buts. Le coach ne l'a pas aidé en le sortant à l'heure, en faisant entrer un Iniesta qui a virevolté de suite. Mais la meilleure période de l'équipe aura correspondu à la présence du 4 dans le onze. .

 

Après cette  première mi-temps où le Barça n’aura pas vraiment tremblé mais n’aura eu que deux grosses occasions à se mettre sous la dent, le biceps fémoral d'Alvès impose de jouer la carte Alba, pour affronter ces ex-coéquipiers. Adriano quitte alors le flanc gauche pour aller à droite, dans un hommage à Eric Besson.

 

Malgré ce changement, la seconde période repart sur le même rythme d'une domination locale, puis dérive rapidement dans un joyeux a-peu-près. Cesc enchaîne son troisième raté, d'un drop aux 12 mètres qui passe entre les pagelles (Madrigal revival), Pedro multiplie les appels dans le vide puisque Messi porte le ballon tout seul, au galop à la recherche de son but de la soirée. Un ombre en première, Faudel profite de la vitamine C ingurgitée à la mi-temps via des quartiers d'oranges mûries à point, il multiplie les provocations mais cherche trop systématiquement D10S au lieu de chercher la frappe. A son palmarès, une mystification en règle d'Adil le Gosse Beau d'une simple feinte de corps à l'entrée de la surface, qui a du glacer le sang de Didier Deschamps. L'enrhumade de la soirée? Même pas. Xavi, collé à la ligne de touche par Guardado, s'offre, d'un bridge sur une rateaulonnade, un tour du monde Youtube et une invitation pour le Mexicain à se rendre dès demain chez Leroy Merlin, qui font des remises exceptionnelles sur le mètre linéaire de grillage.

 

Ca casse du rein et ça fait perdre du short à la défense ché, certes, mais le score est toujours réduit à la portion congrue. Alors, à ne pas tuer le match, les blaugrana s’exposent à l’égalisation. Par deux fois, Victor Ruiz fait trembler  tout le Nou. Logiquement signalé hors-jeu sur la première, alors qu'il avait planté, le défenseur valencian se défait aisément de l’Air Marquage barcelonais pour devancer la piètre sortie de VV. Sa tête à peine trop enlevée sera le dernier frisson pour Tito, qui peut refermer, et nous avec, le rideau sur un match dont le final s'est fait attendre comme une délivrance.
Le Barça est bien lancé en Liga avec 3 victoires en autant de rencontres avant la traditionnelle trêve internationale. Les espagnols peuvent rejoindre la Roja et faire ami-ami avec les types du Real, en leur glissant à l’oreille qu’ils ont 5 points d’avance.
 
Qui dit match, dit notation:
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Le Client
Titulaire polémique, Adriano a mis tout le monde d'accord et offert la solution dans un match qui aurait pu mal s'engager sans son obus. Souvent préféré à Alba pour le moment, il justifie les choix du mister, par exemple hier en étant toujours plus offensif et actif que son ailier.
Nominés dans la catégorie : Song, qui nous prouve qu'il n'hésite pas à mettre le pied, mais qui présente une excellente première passe. Xavi, comme d'hab.
 
Le Bialès
Dans l'oeil du cyclone des médias et de l'aficion, Cesc s'est rendu coupable d'une rencontre très correcte dans l'ensemble mais entâchée d'une énorme gâchis pré-porteria. Tout le monde aurait salué une grande prestation et son retour en grâce s'il avait scoré.
Nominés dans la catégorie : dans le coup comme depuis la reprise, Pedro a été trouvé en première puis oublié en seconde. La charnière n'a pas été trop inquiétée mais aura dégagé une impression de sérénité inégale. Les vestiges et séquelles du fiasco Bernabéen.
 
Le Casper
Dani Alvès et Alexis ont brillé par leur ombre portée sur le premier acte. Le brésilien avait au moins l'excuse d'un réveil de souci musculaire. Le Chilien, dans le dur, a attendu le retour des vestiaires pour s'y mettre, mais a oublié qu'après avoir pris le meilleur sur son défenseur, il avait le droit de frapper au but.
 
Le Cagolin
Vacciné par sa cagade du Clasico, VV a fui les relances et la plupart du temps balancé loin devant. Ajoutez à cela une assurance proche du zéro sur les ballons aériens en fin de match, et il gagne le droit de récupérer la mascotte.
 

On se retrouve dans 15 jours avec un déplacement à « Je taffe » avant le premier match de Champions contre le Spartak Moscou.

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Commentaires: 1
  • #1

    KARIM (mardi, 04 septembre 2012 12:09)

    La classe ! 3 quennelles de rêve de la part du maitre-quennellier Sylve :)

    La 1ère :
    Quand on se souvient que Mou avait été libéré de la même sanction après avoir mis le doigt dans l’œil de celui qui n’était alors qu’entraineur adjoint, on peut se demander quel barème applique la fédération.

    La 2ème:
    A son palmarès, une mystification en règle d'Adil le Gosse Beau d'une simple feinte de corps à l'entrée de la surface, qui a du glacer le sang de Didier Deschamps

    La 3ème:
    Xavi, collé à la ligne de touche par Guardado, s'offre, d'un bridge sur une rateaulonnade, un tour du monde Youtube et une invitation pour le Mexicain à se rendre dès demain chez Leroy Merlin, qui font des remises exceptionnelles sur le mètre linéaire de grillage.

    Merci pour votre décalage :) continuez à nous épater !

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