50 nuances de Barça

A l’instar de E.L. James, le Barça a goutté samedi aux plaisirs de la relation sado masochiste, aux goûts de l’auto-flagellation. Pourtant, il aurait pu se contenter du plaisir solitaire qu’il se donnait durant le premier quart d’heure. Au lieu de cela, il a laissé le Depor pénétrer dans sa défense avec la piètre résistance d’une femme de joie.

Plus tôt dans la semaine, le conjunto de Tito avait retrouvé l’intégralité ses ouailles après la pause internationale. Et le Mister craignait donc le virus FIFA qui avait décidé de frapper l’équipe madrilène et la laisser sans défense. Sûrement pour équilibrer les débats avec le Barça. Les internationaux espagnols étaient donc revenus de la capitale avec une légère resaca, infligée par les petits protégés de la Desche. De leur côté, les Argentins regagnaient la piaule avec un billet pour le Brésil quasiment composté.

Nonobstant les fatigues de certains, Vilanova n’a pas ménagé tous ses cadres. Pourtant dispensé après la trêve de septembre, Messi était présent en pointe, secondé par Villa et Tello. Le milieu était composé de Busi, Iniesta et Cesc. Des mecs qui ont fait le nul contre Matuidi, Gonalons et Cabaye dans la semaine. Une référence de haut niveau. Derrière, Abidal, Piqué, Puyol et Alves prenant place dans le palco présidentiel, Tito n’avait d’autre choix que d’aligner Alba, Song, Masche et Montoya et de réserver Adriano. Dans les cages, Valdes pouvait nous faire admirer une fois de plus sa tenue verte idéale pour faire partie de la Brigade des feuilles. Profitant de l’absence de Xavi et Puyol, VV héritait même du brassard. Un capitanat contesté par Samue Eto’o qui, s’il était président-entraineur-joueur du Barça comme il en a la carrure, se serait auto-décerné le bout de tissu.

 

De l’autre côté, les Galiciens recevaient avec Juan Carlos Valeron, 37 ans. Même en cherchant sur la feuille, on n’a pas trouvé la trace de Roy Makaay, Diego Tristan et Alberto Luqué. Pas plus de nouvelles de Mauro Silva, Jose Franco Molina et Manuel Pablo, encore moins de Djalminha et Noureddine Naybet.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fallait pas rester trop longtemps au bar ou au restau avant le match. Une addition qui tarde à venir ou un enchainement de dijos vous aurait fait perdre le début de partie le plus prolifique du Barça cette saison. En effet, Alba lance les préliminaires dès la troisième minute. Lancé par Cesc, Jordi imite trait pour trait son but en finale de l’Euro pour offrir le premier frisson au Barça. Cinq minutes plus tard, Tello décide d’enrhumer Ayoze d’un double crochet avant de tromper Arranzubia. Et, à peine le quart d’heure de jeu passé, Fabregas remet la balle à Messi d’une talonnade astucieuse. D10S saisit sa chance des 20 mètres pour loger la gonfle sous la barre du portier galicien. Face à un adversaire frigide, le Barça a préféré s’adonner à des préliminaires égoïstes et semble bien seul dans les (d)ébats. Les stats sont criantes, avec seulement quatre tirs cadrés, le Barça mène déjà 3-0. Un début d’éjaculateur précoce en quelque sorte.

 

Alors que Sonny Anderson les paluche goulument, les catalans vont se fourrer dans de beaux draps, avec l’aide consentante de monsieur Paradas Romero. Avant la demi-heure, Riki, l’attaquant au physique et au surnom de plombier de films olé-olé (on parle bien de films X, pas de films sur la corrida), s’incruste dans le camp blaugrana. Si Busquets tacle dans le vent, Mascherano barre la route de l’avant-centre. Bien difficile de dire si c’est le défenseur barcelonais qui fait trébucher l’attaquant coruñés ou s’il se laisse tomber avant. Ca nous rappelle une sombre histoire de poule et d’œuf. Toujours est-il que sur cette action, qui semble se passer hors de la surface, le référé siffle un pénalty que transforme Pizzi. Un peu plus tard, VV, semblablement complaisant, fait une faute de main sur une frappe de Bergantiños pour laisser le Depor revenir à un but.

 

Un relâchement peu au goût du duo Fabregas-Messi qui lance une combinaison juste avant la mi-temps. Une merveille de passe de l’extérieur du pied du joueur de la Roja atterri dans ceux de l’attaquant albiceleste. Un tir croisé du droit scelle le score à la pause, 4-2. Coupable d’avoir commencé trop fort, le Barça s’est relâché, sûr de son fait. Un peu trop selon Paradas Romero et Valdés, qui ont réduit l’écart…

 

D’ailleurs, l’arbitre relance d’entrée le match. Riki tombe sur un léger contact avec Busi pour obtenir un coup-franc bien placé. Pizzi signe un doublé de coup de pieds arrêtés grâce à un missile en lucarne. Le duo Paradas-Riki fonctionne une nouvelle fois trois minutes plus tard. Au duel avec Masche, l’éphèbe galicien tombe et se plaint d’un coup au visage. Bien difficile de voir là un second carton jaune, même si el jéfecito touche son adversaire dans le contact. Et pourtant, il est prié de rejoindre les vestiaires et de laisser ses potes à 10.

 

Un pénalty, un coup-franc et un rouge provoqué, Rikki régale dans son interprétation nouvelle scène de Mate Bilic. Busquets, en connaisseur averti, apprécie moyen. A ce moment, on se dit que le cierge du Depor doit encore brûler à Lourdes, malgré les conditions climatiques.

 

A un de moins, et une charnière Adriano-Song, le Barça ne souffre pourtant pas. Une coup-franc de Messi, qui échoue sur le poteau, manque même de rassurer les siens. Pourtant, il est impossible d’être parfaitement serein tant le sort semble être du côté galicien. Comme à la fin de la première période, c’est Messi qui va jouer son propre rôle. Il élimine Marchena, Ze Carlos et Laure avant de décocher une frappe croisée qui caresse le petit filet.

 

Une fois de plus, Leo remet les deux équipes à deux buts de différence pour essayer de finir le match sans souci. C’est sans compter sur Jordi Alba, qui, juste après le but de l’Argentin, se porte coupable d’un geste incompréhensible. Sur un long centre venu de la gauche, il est au duel avec le fameux Rikki. Un peu dépassé, le latéral gauche hésite entre la mettre en corner ou la remettre à Valdés. Il préfère lober majestueusement son gardien pour voir revenir le Depor encore une fois. Sans jamais être mise en danger, la défense du Barça encaisse là son quatrième pion de la soirée.

 

Le match termine sur ce score invraisemblable de 5-4. Le Barça aurait pu la jouer solo mais a décidé de flirter avec le danger. Rires et auto-châtiments en quelque sorte…

 

On passe maintenant à la notation sauce Blograna.

 

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LE CLIENT :

Leo a sorti sa cape de sauveur, déjà étrennée outre-Atlantique dans la semaine. Trois buts et une passe pour ramener les trois points à la maison.

Nominés : Cesc, auteur de trois passes décisives haute-couture et d’un match d’une remarquable justesse.


LE BIALES :

Infatigable et parfait jusqu’à son inexplicable auto-goal, Alba repart avec le galon du commissaire.

Nominés : Dans la catégorie des joueurs au match plus que correct d’une équipe qui prend quatre pions, on retrouve Montoya, Song, Busi et Iniesta, rejoins par les remplaçants Xavi et Pedro, qui ont fait le job à leur entrée.


LE CASPER :

Pale copie pour Villa qui n’a pas su fourrer sa barbichette dans les bons coups.

Nominé, Tello qui, en dehors de son but, n’a pas su impliquer ses tatouages dans les autres actions.


LE CAGOLIN :

De plus en plus proche du niveau d’Apoula Edel, VV semble aimer la peluche, comme un symbole de Mark Wahlberg.


Nominé : Un savant mélange d’excès d’engagement et de coups de sifflet défavorables (pénalty et expulsion), Masche est cité à comparaitre pour abandon et non-assistance à équipe en danger.

 

On se retrouve dès demain pour la réception du Celtic... Et peut-être que Juan Pérez Christian que sera de la partie dans la Blaugrana Académie.

 

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