Bons baisers de Vitoria

A peu près partout en Europe, le milieu de semaine était consacré aux matches de coupe. Si le déplacement du Barça à Vitoria n’a pas atteint le niveau d’intensité dramatique de Reading-Arsenal, il a néanmoins permis de faire reposer des cadres et d’assurer la qualification avant le match retour. C’est ce que l’on peut appeler une bonne soirée.

On remercie les joueurs, qui ont la décence de cacher ce maillot abject aussi longtemps que possible.
On remercie les joueurs, qui ont la décence de cacher ce maillot abject aussi longtemps que possible.

 

Mardi, les Blaugrana se déplaçaient chez les autres indépendantistes du pays. Pas pour jouer la Real à San Seb, ni l'Athletic à Bilbao, non! Pour y jouer Alaves, à Vitoria. Un modeste club, star du début du siècle, retombé depuis dans l'anonymat de la segunda B. Il est bien loin le temps de la finale prolifique perdue contre Liverpool. Dans les rues de ce coin d’Euskadi, pas question de parler du but en or inscrit contre son camp par Delfi Geli. A l'époque, un arbitre français savait arbitrer une finale de C3, et Jordi Cruijff pensait encore pouvoir être autre chose qu’un fils de en marquant le 4-4 à la 89ème. En 2001, Omar et Fred s'appelaient Heskey et Owen et étaient titulaires en attaque des Reds. Désormais, Alaves joue toujours des derbys contre l'Athletic et la Real Sociedad, mais contre leurs équipes B, laissant les spotlights de l’élite à leur homologues de baloncesto, le Caja Laboral (anciennement TAU Ceramica, on remerciera les clubs de vendre leur nom à des sociétés. pour la lisibilité du championnat…vdm) où se déplace d’ailleurs la section basket du FCB ce dimanche.

Pour l’occasion, Vilanova avait comme la tradition l’exige placé Pinto dans les bois, et composé le reste du onze selon une étrange soirée à thème : équipe sans gaucher. Alvès de retour à droite, Montoya a donc traversé les 68 mètres de largeur règlementaire pour prendre l’autre flanc, Bartra pairant dans l’axe avec le petit Chef. Entre Busquets et Iniesta embrassardé, Sergi Roberto se voyait offrir du temps de jeu. Autour de Cesc, Villa et Faudel étaient encouragés à scorer pour favoriser leur présence future sur les feuilles de match.

 

Soyons honnêtes, malgré beaucoup d’envie et de volonté, Alavès n’a pas pu rivaliser avec le leader de Liga, si ce n’est au niveau de la laideur insupportable de leur maillot. Remanié, le Barça a quand même su s’appuyer sur sa belle mécanique, orange pour l’occasion, pour faire respecter la hiérarchie. Une première demi-heure ronronnante, avec le tranchant d’un couteau de cantine, au cours de laquelle Alavès a progressivement vu son temps de tenue du ballon fondre à chaque possession. Seul le côté droit barcelonais, sous l’impulsion chileno-carioca du duo Alexis-Alves, tente de changer de braquet. Il faudra en fait attendre la 40ème pour trouver la combinaison du cadenas, au bout d’une ouverture pour le moins appuyée d’Iniesta, Villa enchaîne contrôle du droit-frappe du gauche. Avec l’aide de la petite motte de terre qui soulève la gonfle, el Guaje démonte la transversale et poursuit sur son excellent ratio but/minute.

On tourne donc à 1-0, et le grâcieux rouleau-compresseur culé va reprendre sa marche avant en seconde. L’occasion pour Don Andres de faire dans la volupté, une gourmandise travaillée dans la lucarne pour doubler la mise. C’est désormais soirée portes ouvertes dans le saloon basque. Faudel claque (enfin !!!) mais, injustement signalé hors-jeu, continuera à porter sa croix et la scoumoune qui y est cloutée jusqu’au match prochain. Après des occases énormes pour Villa et Tello, c’est Fabregas, de la tête dans les 6 mètres, qui s’octroie une nouvelle ligne de stats et la clôture du score.

La fin de match, hachée par les entrées de Song, Dos Santos et Tello, sombre dans une arythmie qui rend oppressante l’appel de l’oreiller. On notera cependant une parade de Pinto dans les arrêts de jeu avant d’aller taper le bout de gras avec Morphée.

 

Notation time.

Cesc Fabregas, champion olympique de lancer d'air-javelot.
Cesc Fabregas, champion olympique de lancer d'air-javelot.

Le Client

Iniesta, au dessus du lot sans forcer son talent. Une passe incroyable, un but érectile, de la classe, de la classe, de la classe. Simply the Don !!!

Nominés : Encore buteurs, Cesc et Villa ont entamé le match en marchant, pour être dans tous les bons coups en seconde mi-temps. Mention d’encouragement pour Sergi Roberto au Milieu.

 

Le Bialès

Infatigable, il manque un but à Alexis pour monter de catégorie. Ce but qui lui manque depuis le début de la saison pour enfin lâcher les chevaux.

Nominés : Dani Alvès avait 3 semaines de débordements à rattraper. Ce qu’il a fait avant la pause, avant de piquer du nez par la suite. Passe décisive à la 88ème quand même. Bon match pour son homologue de l’autre bord, Montoya, bien que sur son faux pied.

 

Le Casper

Chômage technique pour Pinto, qui s’est surtout signalé par un projectile reçu dans la ganache en pleine action. Certainement lancée par un spectateur qui trouve que les tresses sur les garçons ça fait un peu…

Nominés : Busquets et Bartra, sérieux mais pas vraiment poussés dans leurs retranchements par l’opposition.

 

Le Cagolin

Sans être à la rue, Masch a manqué de sérénité sur 2 ou 3 attaques blanquiazules. Et des erreurs inhabituelles dans le jeu long.

 

La qualif en coupe quasi validée, place désormais au combo Liga-Ldc, avec l’enchaînement Celte, Vigo samedi et Glasgow le mercredi suivant.

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