La qualif au bout du froid

Après un déplacement infructueux au Celtic Park, les Barcelonais se rendaient au Spartak Moscou pour atteindre l’objectif des 8èmes de finales. Un voyage dans le froid souvent piège, sauf quand on se facilite la tâche en première mi-temps.

Puyol tacle même le froid
Puyol tacle même le froid

Un match au Luzhniky, personne ne kiffe vraiment. Sauf ceux qui aiment enfiler un NikePro, des gants et un fuseau qui prête toujours à sourire. Evidemment, se retrouver sur le banc, sous un bonnet, une doudoune et un plaid, est une situation encore moins enviable.

 

C’est pourtant le sort qu’a réservé le coach à Villa, privé d’une nouvelle titularisation. Sur le terrain synthétique, on retrouve un onze quasiment type si on excepte Don Carles de la Grinta. En effet, la presse russe nous annonce la présence de Вальдес, Дани Алвеш, Пике, Маскерано, Хорди Альба , Бускетс, Фабрегас, Эрнсндес, Иньеста, Педро et évidemment Месси. On voit tout de suite où Vilanova veut en venir. Il ressort donc les quatre jugones Busi, Xavi, Iniesta et Cesc au milieu comme il l’avait promis dans la semaine. Ces deux derniers seront chargés d’épauler Pedro et Messi.

 

Unai Emery avait dit qu’il s’inspirerait volontiers du Celtic. Un bloc compact qui ne laisse pas pénétrer le Barça. La consigne est bien respectée et les Catalans n’arrivent pas à passer à travers la défense regroupée. Toutefois, le bloc moscovite est placé haut et le Barça en profite pour passer par-dessus, sans grande réussite. Jusqu’à ce que Xavi trouve Pedro dans la profondeur. Le canarien enchaine un contrôle de la poitrine et une frappe du gauche que Dika, quatrième gardien moscovite, arrête tant bien que mal. Finalement, le Barça va trouver la faille sur d’une percée de Messi. Après les tergiversations de l’argentin, qui accapare une bonne demi-douzaine de défenseurs adverses, le ballon échoue devant la surface de réparation. Alves ne se fait pas prier et envoie une demi-volée alessandrinienne, assez proche de celle que le joueur rennais avait enfilé à Sirigu ce week-end. Désormais, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Le Barça contrôle et se créent des occasions. Mais laisse aussi quelques espaces qui auraient pu coûter cher si Kallstrom ou Emenike avaient été plus précis devant le Double V.

Comment on dit croqueta en russe?
Comment on dit croqueta en russe?

Maladroits devant le but, les Russes vont se faire punir par Messi, qui copie Mobylette Dani à la demi-heure de jeu. Il récupère un ballon repoussé par le portier sur une frappe d’Iniesta et se tente lui aussi à la volée du droit. Avec un résultat que n’aurait pas renié Pippo Inzaghi. Une frappe du protège-tibia qui observe quatre vieux rebonds avant de se loger dans le petit filet. Moche, voire hideux, mais imparable. Certainement déçu par cette réalisation de bas étage, Leo va faire les choses bien pour son second but. Lancé par Pedro dans le dos des défenseurs russes, il élimine le gardien d’un extérieur du droit et marque dans le but vide.


Les Barcelonais rejoignent les vestiaires sur le score de 3-0, avec un réalisme certains et sans trop de souci pour VV. En plus de cela, Iniesta a régalé les (télé)spectateurs. Le temps d’un festival près du poteau de corner où l’albinos va se jouer de deux défenseurs moscovites. Des croquetas en veux-tu en voilà pour mysthifier Suchy et Komparov, deux fois chacun, et s’offrir un clip YouTube exporté en mondovision le soir même. Le staff du Spartak aurait décelé un déplacement du bassin chez les deux joueurs, sans toutefois que le lien ait été fait. Don Andres vient de rappeler que dépasser Gerd Müller ou se mettre du sparadrap sur le logo du club, c’est sympa, mais ça suffit peut-être pas pour être Ballon d’Or.

 

Une avance de trois pions à la mi-temps, ça rappelle forcément quelque chose. Le souvenir de Majorque est vif, surtout si on y ajoute celui du Riazor. Pas question donc de relancer l’équipe adverse en début de seconde période.


Les Catalans vont s’y atteler en continuant de faire tourner le ballon et de planter des banderilles, sans toutefois parvenir à augmenter l’écart. Avec moins de panique chez Cesc sur un face-à-face ou plus de puissance sur la tête de Pedro, le tableau d’affichage aurait évolué. Messi ou Iniesta n’arriveront pas non plus à tromper la vigilance du vieux Dikan, qui mériterait bien de suivre le régime de son quasi-homonyme médical.


Dans le froid glacial, le Barça décroche donc la qualification pour les 8èmes. Mieux, après la victoire de Benfica, il est sûr de terminer premier. En seigneur, il recevra les Portugais pour la dernière journée. Un match qui sera l’occasion de voir plus longtemps certains canteranos, comme Delofeu, entraperçu en fin de match.


On passe à la notation.

 

Le client

Double buteur en première période et plus grand danger en seconde, Messi ne peut qu’être dans cette catégorie.

Nominés : Pedro et sa passe xaviniestenne pour le second but de Messi. Iniesta et sa séquence. Alves et son activité côté droit. Evidemment, Xavi et sa science du jeu toujours précieuse.


Le Bialès

Mascherano a fait des interventions très importantes, mais a encore montré des moments de fébrilité.

Nominés : Busi et Cesc ont fait leur boulot, sans plus.

 

Le Casper

Evidemment, quand les adversaires ne cadrent pas une frappe, VV s’ennuie ferme.

 

Le Cagolin

Dans un match calme, on peut donner la peluche à Piqué, qui a parfois été pris au dépourvu. Une sentence un peu dure quand même.

Nominé : une fois n’est pas coutume, Alba n’a pas été très tranchant devant et inexistant derrière. On le met là pour accompagner Shakiro.

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