La fin de la Liga, c'est avant la fin du Monde

Les hasards du calendrier, ou les souhaits de la LFP, font souvent bien les choses. Ce dimanche était le siège d’une double confrontation Madrid-Barcelone. L’Espagne, lassée des Clasicos à répétition à en frôler l’overdose, allait pouvoir changer ses habitudes. En lever de rideau, le Real, 3ème, recevait l’Espanyol, bon dernier. Le match de gala voyait s’affronter donc le Barça et l’Atletico, promu meilleur club de la capitale, à la faveur d’un énorme début de saison dans le sillage de Falcao.

Celle-là, elle part lunette opposée. Pleure Thibaut!
Celle-là, elle part lunette opposée. Pleure Thibaut!

Juste avant Noël, le Barça fêtait son dernier match de l’année civile au Nou. Pour l’occasion et l’ovation, on avait ressorti les anciennes gloires 2006 : Deco, Sylvinho et Seydou. Et, pour ce match de gala, Tito avait misé sur ses actuelles gloires, avec un effectif quasi-complet. Cesc absent, le strapontin d’ailier gauche était vacant et son occupation faisait débat. Alors que les culés espéraient Villa, c’est finalement Alexis qui prend place à coté de Messi et Pedro. Derrière, c’est le poste de latéral droit qui pose question. Adriano rafle la mise devant Dani Alves, resté sur le banc. Le reste, c’est du grand classique avec le Double V dans les cages, les PP flingueurs et Alba derrière. Au milieu, on retrouve le trident Busi-Xavi-Iniesta.

 

En face, Simeone oppose un 4-5-1 regroupé devant Courtois et guettant la moindre occasion pour lancer le Tigre. Ce que l’on remarque surtout, c’est que l’Atleti a décidé contrer le Barça aussi sur son maillot. Une superbe pub pour l’Azerbaïdjan qui vient narguer la Qatar Foundation. Un sponsoring certainement pas négocié à Bakou, qui vient confirmer le fait que l’Espagne devient peu à peu une succursale du Moyen-Orient.

 

Dès le début de match, la possession est barcelonaise mais les occasions madrilènes. Falcao fait des misères à l’arrière-garde locale et plus particulièrement à Puyol, son marqueur attitré. Piqué laisse à Don Carles le soin de s’occuper du colombien, lui étant déjà assez fatigué de s’occuper de sa compatriote Shakira à la piaule. Dans ce duel parrainé par Fructis, c’est le joueur aux cheveux lisses qui prend le dessus sur la tignasse frisée. Valdès voit tour-à-tour sa tête s’écraser sur le poteau puis une frappe du gauche passer à côté de son montant gauche. La troisième sera la bonne. Sur un ballon perdu par Messi, Falcao est servi au contact de Busquets. Un coup de rein et un sprint de 50 mètres plus tard, Radamel mystifie VV d’un piqué du gauche.

 

Le Barça est touché dans son orgueil sur sa pelouse et ne va pas tarder à répondre. Iniesta se réveille et c’est tout le Barça qui devient dangereux. La solution va pourtant venir de l’arrière. Adriano décoche une frappe superbe depuis le coin de la surface de réparation qui va trouver la lucarne opposée de Courtois. Maintenant on est sûr, le latéral brésilien regarde les best-of de Dédé Gignac. Pas rassasiés de l’égalisation, Piqué et Puyol viennent chahuter les rojiblancos sur les coups de pied arrêtés. Sur un d’eux, Shakiro se joue des prises de judo adverses pour s’imposer de la tête. Le ballon rebondit sur Alexis puis Puyol avant d’atterrir dans les pieds de Busquets. Sergi le Placide laisse le portier et un défenseur se jeter avant de les ridiculiser d’une petite feinte de frappe avant de fusiller les filets. Mis à mal par la vivacité de Falcao, les trois défensifs barcelonais se rachètent sur ce corner pour renvoyer le Barça aux vestiaires avec un maigre avantage.

La première mi-temps laisse un sentiment mitigé. La première demi-heure avait laissé l’impression d’un Atletico qui jouait sa partition de contre-attaque à merveille. Le score aurait pu être même plus ample si Falcao avait eu plus de chance et/ou de précision. Après, la vision est toute autre. Le Barça n’a certes pas marqué sur des actions construites mais semble intouchable.

 

La seconde période va confirmer cette impression. L’Atleti a perdu son jeu et le Barça a retrouvé le sien. Busquets écœure les velléités offensives colchoneras en ratissant tout ce qui ressemble à un ballon Nike. Sur leur côté, Alba et Iniesta régalent à leur habitude. De plus en plus, Iniesta crée un sentiment de bonheur quand il touche un ballon. De mémoire de Français, on n’avait pas ressentit ça depuis Zizou. Avec la même calvitie.

 

Evidemment, le récital barcelonais ne pouvait être complet sans l’apport de Messi. Pour répondre à l’ouverture du score de Falcao, Leo décoche une frappe de 25 mètres, astucieusement placé à quelques microns du poteau droit de Courtois.

 

Avec deux buts d’avance, le ballon s’épuise dans les pieds catalans, à l’instar des espoirs madrilènes. Le public commence à fêter la victoire bien avant la fin et scande des « Mourinho quédate » (« Mourinho reste »). Il va même s’époumoner à la rentrée de Villa. Par peur d’assister à son dernier match au Nou ou tout simplement pour encourager un international en manque de jeu ? Toujours est-il que l’afición a soutenu ardemment el Guaje.

 

Pour rendre la victoire encore plus belle, les Catalans vont s’arracher. Busquets, puis Messi, se battent pour récupérer un ballon. Leo vient doubler le score d’une pichenette et réussit là son 11ème doublé de la saison. Le public est aux anges. Un streaker habillé vient même faire un câlin à l’Argentin. L’image est sympa mais glace le sang… Et si ce mec avait voulu faire du mal à notre D10S ?

 

Barcelone 4 – Madrid 1. Le résultat est sans appel et est symbolique de cette soirée où les clubs barcelonais ont accumulé 4 points, alors que ceux de la capitale n’en ont obtenu qu’un. Le Barça laisse son adversaire du soir à 9 longueurs et les Blancs à 13 points.

 

Les Mayas avaient prévu la fin du Monde le 21 décembre 2012. Et la Liga finie le 16 décembre 2012, c’était dans les prophéties ?

 

Allez, une dernière notation avant de disparaitre dans l’apocalypse.

 

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Le Client :

Une omniprésence au milieu, le but du 2-1, Busquets a tout simplement été énorme.

Les nominés : les habitués de la clientitude sont là : Messi, Iniesta et Alba égaux à eux-même, voire mieux.

Piquenbauer est de retour et Adriano fait du Gignac, donc ils sont nominés.

 

Le Bialès :

Xavi palit du match hors-norme de ses voisins et parait seulement « pas top ».

Le nominé : Puyol a montré encore son énorme grinta mais a été mis aux abois par la vitesse de Falcao. Devant, Alexis s’est démené et a donné le ballon du 3-1 à Leo, mais c’est un peu maigre.

 

Le Casper :

Sans déconner, vous l’avez vu, vous, Pedro ?

 

Le Cagolin :

OK, la pichenette de Falcao est sublime. Mais, Valdés, ça valait vraiment la peine d’être déjà sur tes talons quand le colombien a armé ?

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