Jour 1 après Bugarach

Le jour après la fin du monde, le Barça jouait son dernier match de l’année civile. L’occasion pour Leo de bloquer enfin ce compteur dont tout le monde parle, et pour le Barça de passer les fêtes au chaud. Surtout, les joueurs aveint l’occasion, moyennant une 16ème victoire liguera, d’offrir la meilleure des prescriptions à leur coach Tito Vilanova, dans l’épreuve que lui inflige à nouveau son cancer des glandes salivaires.

Juste avant d’aller se gaver de turron, le Barça se déplaçait à Valladolid, sur un terrain où les Livides ont failli perdre des points il y a deux semaines. Les curieux désireux de voir un jour le FCB en Ligue 1 ont droit à un avant goût, les Castillans étant cousins de rayures violette avec le TFC, mais ne poussent pas le mimétisme jusqu’à aligner des Federico Santander ou des Danny Braaten à la pointe de l’attaque.

Tito relégué chez lui par cette vile saloperie qui le prend à la gorge, c’est Jordi Roura, un homme maison, qui prend la relève. De visu, Jordi a tout l’air du type qui accompagne les U17 dans les contrées catalanes : une bouille de gars du coin prolongée par un menton proéminent à jouer les ennemis de Lucky Luke. On était déjà tombé d’un étage de classe en passant de Pep à Tito, le passage à Roura, certes en intérim, enterre la classitude du banc de touche à laquelle on s’était habituée ces dernières années.

 

L’adjoint de Vilanova a donc eu la joie de diriger pour la première fois l’équipe fanion. Lui n’a pas décidé de mettre son gardien titulaire sur le banc. On retrouve donc le Double V entre les deux poteaux, juste derrière Alves, Piqué, Masche et Alba. Au milieu, El Cerebro est gardé au chaud et est remplacé par Thiago, entouré par Busi et Xavi. Devant, Pedro et Alexis sont là pour aider Messi.

 

Le match est précédé de nombreux gestes en clin d’œil à Tito. Les classiques T-shirts « Anims Tito » affichent aussi un message bien moins politiquement correct à leur dos. Ainsi, les barcelonais arborent le slogan « Seny, pit i collons » (« du calme, du cœur et des couilles »), qui, selon Xavi, trônerait sur le portable de son entraineur comme un leitmotiv.

 

La règle des trois « C » est mise en avant dès le début du match où les hôtes se contentent de défendre. Sans une maladresse d’Alexis, seul sur un service de Dani, le Barça aurait pu mener dès la cinquième minute. Il faudra plus longtemps pour inquiéter vraiment le portier adverse, dans une première mi-temps au rythme lancinant. Un coup-franc de Messi expédié directement sur le poteau droit d’Hernandez Santos file un premier frisson aux supporters locaux. Il faut finalement attendre les minutes précédant la pause pour voir trembler les filets. Leo accélère depuis le rond central, provoque le une-deux avec Faudel et sert Alba. La pile électrique gauche sert Xavi qui conclue d’un tacle vainqueur.

 

Sans être brillant, le Barça a réussi à « faire le plus dur », selon l’expression consacrée. Certains iront même jusqu’à dire qu’ils ont « marqué au meilleur moment ». Du reste qu’un but marqué entre la 1ère et la 90ème reste un pion marqué au bon moment.

Alors oui, on peut penser que « Valladolid a pris un coup sur la tête en rentrant au vestiaire » et que « psychologiquement, ça doit être dur ». On peut surtout remarquer que les Castillans restent sur leur plan de base. Rester à 10 derrière et balancer des longues sur Manucho. Esseulé et pas particulièrement mis en conditions adéquates par ses partenaires, l’attaquant Angolais aura rarement aussi bien porté sa quasi-homonymie avec un célèbre chanteur alter-mondialo-rootsy-poncho-friendly et son hymne à la démerditude solitaire, qui commence un peu comme ça « solo moy con mi pena » (« Je suis seul avec ma peine »).

 

La seconde période repart sur le même schéma que la première. On retrouve Dani Alves au centre mais c’est Pedro qui reprend. C’est maintenant le poteau gauche qui, sur la tête du canarien, sauve un Hernandez pas plus malheureux qu’un Pinto ordinaire. Dans un calque du premier acte, c’est Messi qui sonne la charge. Après avoir vendangé inexplicablement une occase du droit, le futur Ballon d’Or s’énerve. Il complote un une-deux avec Xavi, mystifie Sereno d’un petit pont et croise sa frappe dans le petit filet.

 

A l’abri, le Barça joue à la baballe et tombe dans une facilité qui enfante rapidement des scènes incongrues. Sur une action à une touche de balle, Alves se retrouve avec Pedro face au gardien. L’occase est trop belle et la mobylette carioca préfère remettre en retrait à Xavi. Le bons sens, la logique et les dieux du foot dissertent encore pour trouver une explication plausible, mais peinent à trouver une esquisse de réponse. Un peu de simplicité et de sérieux auraient suffi à valider le départ en vacances en toute sérénité...

 

Au lieu de cela, Valdes doit s’incliner sur la première (belle quoique tardive) action de Valladolid avant le début du temps réglementaire. Javi Guerra, qui avait abrégé les souffrances de Manucho en prenant sa place, s’y reprend à deux fois pour battre VV. Les minutes supplémentaires sont donc quelque peu stressantes, à grand coup de ballons longs dans la surface culé.

 

Le soulagement naîtra finalement d’un but dans les arrêts de jeu, l’égalisation crainte du Valladolid s’évanouissant sous la forme d’un grain plein d’opportunisme de Tello. A peine rentré, le tatoué profite d’une action dégoulinante d’approximation, sa conduite de balle merdique n’a d’égale que l’à peu-près défensif des Violets, mais lui ouvre la voie du but d’Hernandez, qu’il finit d’un subtil plat du pied droit.

Dernière notation avant les 12 grains de raisin.

 

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Le Client

 

Dernière distinction de l’année pour Messi, dont on connaît enfin le montant définitif du record, l’occasion d’enfin pouvoir passer à autre chose.

 

Nominés dans la catégorie : Très influents comme à leur habitude, les latéraux sont dans le bon wagon notatif, même si Alvès s’oublie un peu sur la réduction du score (on dit de l’écart !!!!). Xavi réhausse son match de l’ouverture du score.

 

Le Bialès

 

Masche et Piqué se disputent le grade de commissaire, avec un match tranquille.

Nominés : Busi et Thiago ont fait le bouleau, sans plus.

 

Le Casper

 

A son habitude récente, Pedro est passée à travers le match sans (le) marquer. Si ça tête n’était pas tombé sur le poteau, il aurait peut-être pu sortir de cette catégorie.

 

Le Cagolin

Des occases vendangées, des actions mal senties, Alexis a tout fait pour partir en vacances avec la peluche.

 

On se retrouve après les fêtes pour la fin d'une saison qui s'annonce déjà titrée.

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Commentaires: 1
  • #1

    livefoot.fr (lundi, 31 décembre 2012 14:55)

    Bonjour,

    Seriez-vous intéressé par un partenariat avec livefoot.fr ?

    Bien cordialement,
    José

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