Lendemain difficile

Comme un lendemain de fête trop arrosée, le Barça se déplaçait à Mestalla avec la tête embrumée. Encore en train de se demander comment la victoire a pu leur échapper dans le Clasico copero. Une nuit où on avait cru longtemps pouvoir ramener mademoiselle à la maison avant qu’elle nous file sous le nez pour aller se jeter dans les bras du jeune Rafa Varane. Rentré la queue entre les jambes de chez Santiago, le Barça se devait d’aller voir Mestalla, un terrain peu propice aux victoires ces dernières années.

Pour adoucir le mal au crâne, la défaite des Livides sur un csc de CR7 avait agi comme un Doliprane 1000. Sans pour autant enlever les souvenirs de mercredi, mais en donnant un joker aux hommes de Jordi. L’entraineur barcelonais avait choisi de reconduire son onze type des derniers matchs, en dépit de l’énergie lâchée à Bernabeu dans la semaine. Mascherano et VV sont les seuls changements. Puyol paye donc le turnover des centraux, seul poste où la hiérarchie n'est pas clairement établie.

Dans les gradins, les messages d’amour pour Jordi Alba fleurissent. A rendre jaloux Justin Bieber et Conor Maynard. Par contre, sur le terrain, le jeu du Barça peine à séduire les amoureux du ballon rond. Aphones, les Barcelonais montrent que la soirée madrilène a laissé plus que des regrets. Le Barça semble atteint des courbatures du lendemain. Celles qui vous laisse l’impression que le moindre geste vous parait impossible. Dans ce cas, les habituelles passes millimétrées laissent place à des ballons approximatifs. Et quand les blaugrana sortent de leur apathie, ils sont contrecarrés par Adil Rami et ses potes. Visiblement, le défenseur aux cils retouchés au rimmel a peu gouté, mercredi, au match retentissant de Raph Varane, son concurrent pour une place en charnière tricolore. Il veut montrer lui aussi qu’il est en mesure de stopper les attaques de la meilleure escouade offensive de Liga. Dommage pour les visiteurs, qui espéraient plutôt voir le visage défensif affiché face aux Pâles la semaine dernière.

 
Contrairement à ça, ils se voient contrariés par des Valenciens qui tentent d’inquiéter le Double V. Mis à part sur quelques corners, le danger ne se fait pas ressentir. Jusqu’au but d’Ever Banega, profitant d’un ballon mal dégagé par Piqué au second poteau pour punir les Catalans. VV, sur la trajectoire, semble gêné par Alves mais ne pourra être au dessus de tout soupçon sur l'affaire. Improductif devant et se remettant à l’impérial Piqué pour ne pas sombrer, le Barça semble pris au piège. Il va réussir assez heureusement à sortir la tête de l’eau cinq minutes après l’ouverture du score. Joao Pereira a la bonne idée de mettre un coup de genou à Pedro juste à l’intérieur de la surface. Monsieur Gonzales Gonzales montre le point de pénalty d’où Leo envoie une patata (version ibérique de la kartoffel) en pleine lucarne pour une merveille du genre.
Le passage au vestiaire ne change pas la donne. Les Barcelonais bafouillent leur football mais les chés profitent difficilement de l’aubaine. Cesc manque même de les punir sur un décalage de Messi avant de se faire remplacer par Villa. La dernière demi-heure va prendre une autre tournure avec ce changement. Il permet tout d'abord d’ancrer un ailier à gauche mais a surtout la conséquence de replacer Iniesta au milieu. Le Cerveau, bridé en création dans l’encéphale gauche, devient le poumon d’un collectif blaugrana enfin retrouvé. Les occasions ne sont pas légion mais le contrôle de balle devient culé. Les Catalans retrouvent peu à peu des sensations et la mise à mort est palpable. Villa n'est pas loin de planter une bandérille dans le dos de son ancien club.
 
Pourtant, c'est de l'autre côté que le match manque de trouver un vainqueur. Le Double V sauve le point du nul sur une frappe de Canales puis sur un double arrêt sur le même Canales puis Soldado. Deux gestes décisifs qu'on attendaient depuis longtemps. Vivement critiqué et muet depuis son annonce de départ, le gardien catalan répond en fin de match aux griefs, alimentés par son intervention douteuse sur le but ché.
 

Au final, le match nul semble juste, voire même flatteur pour un Barça visiblement fatigué par le Clasico, que les Valencians ont pu tranquillement regardé à la TV. Jordi Roura abonde dans ce sens en déclarant que "le nul est juste" et qu'"il nous a manqué un chouïa de fraicheur". Mais il dégage surtout la qualité du collectif valencien, bien plus responsable du nul que l'état de forme des joueurs selon lui.

Avec la défaite à Grenade des Blancs, ça pourrait même ressembler à une bonne affaire. Sauf que l'Atlético s'est imposé sans Falcao contre le Betis en clôture de cette 22ème journée. Un détail que souligne habilement Dani Alves, rappelant qu’ « on parle beaucoup du Real, mais notre poursuivant, c’est l’Atlético ».

Après cette pique de Dani, on passe à la notation.

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LE CLIENT:
Même s'il n'est pas irréprochable sur le but, VV sauve le point de l'empate à la fin.
Nominés: Alba, impressionnant devant et derrière, comme aux plus grandes années de Rocco.

LE BIALES:
Casper pendant une heure avant de revenir au milieu, Iniesta a impulsé le mieux de l'équipe sur la dernière demi-heure.
Nominés: Piqué, alternant le serein et le trop facile, qui aurait coûté cher sans la double parade de VV. Busi, qui s'est employé aux quatre coins du terrain, au détriment de son apport habituel. Cesc, toujours en mouvement mais sans apporté la différence.

LE CASPER:
Pedro, l'homme du néant dental.
Nominés: Xavi et Messi, dans une mauvaise passe actuellement. Alves, qui aurait pu être passeur décisif si Villa l'avait mise au fond. Comme quand un pote n'arrive pas à conclure avec une gonzesse que tu lui a servi sur un plateau. C'est sympa, mais personne ne s'en souviendra.

LE CAGOLIN:
S'il en fallait un, ce serait Mascherano. Un peu léger et auteur de fautes donnant des coups-francs dangereux au chés.

Après le déplacement judicieux de la Roja à Doha, on se retrouve dimanche pour un match midical contre Getafe.

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