Les clés du quart (1/2)

Statistiquement mal embarqué pour vivre la Champions en avril ailleurs que sur son canapé, le Barça cherche depuis la déroute de Meazza des raisons d’y croire. Et nous avec… Inventaire du sine qua non de la qualif’.

L’efficacité

Les Catalans viennent de traverser des zones de turbulence jusqu’alors inconnues. Lors des trois défaites récentes, à Milan et deux fois contre le Madrid, le niveau de jeu et le décompte d’occasions sont restés bloqués tout en bas de l’échelle Rudi Völler du feu d’artifice offensif. S’il est indiscutable qu’il en faudra plus pour passer mardi, tout n’est pas forcément à jeter.

On pense notamment au premier quart d’heure sous testostérone lors du Clasico copero, qui avait vu les Blaugrana étouffer leur rival, enchaîner les mouvements et les percussions, et se créer deux proéminentes occasions d’ouvrir le score. C’est à ce moment, sur l’une des deux ou trois premières opportunités d’arracher sa virginité au score, qu’il faudra se montrer impitoyable du sang-froid qui sied aux grandes équipes. Pour qu’enfin le vent pousse en poupe, que le match s’engage sur les traces d’un scenario qui sourit. Pour que, les pions se disposant progressivement dans l’ordre nécessaire et espéré, la confiance et la dynamique se parent de bleu et grenat. Pour que la tremblante et la peur de l’élimination changent de camp pour rendre la fébrilité rossonera.

Le 0-0 conforte le Milan, il sera fondamental et urgent de mener 1-0, pour se laisser embarquer par le souffle de l’espoir. Le plus tôt sera le mieux.

 

La clean sheet

Nouveauté depuis des lustres, face à La Corogne,  les hommes de Tito Roura, ou de Jordi Vilanova, on peut dire les deux, ont réussi à terminer un match sans que leurs filets ne tremblent. Une bonne idée qu’il serait inspiré de reproduire mardi, sans quoi ce seront quatre buts qu’il faudra marquer, sans possibilité de prolongation.

Evidemment, l’himalayen total de 0 occasions de buts du gentillet Depor ce weekend a grandement aidé le Barça dans sa marotte du but inviolé. Le Milan viendra pour garer son bus devant sa surface, mais El Sharaawy, Kevin Prince ou Muntari devraient sortir les cannes une paire de fois, et se montrer moins affligeants dans l’utilisation des espaces que les Galiciens ce weekend.

L’efficacité est un plat fondamental qui se mange autant devant que derrière. De la faculté du FCB à couper court aux velléités milanaises, par le jaillissement de ses centraux ou la main de fer de son gardien, dépendront grandement ses chances de survie dans la compétition.

 

Les sources de motivation

Sincèrement, on espère que les joueurs n’auront pas besoin de se creuser les méninges pour aller trouver des sources de motivation. Le simple fait d’imaginer une élimination dès les huitièmes rend l’idée insupportable. Sans parler de la déferlante qui va suivre, à coups de « fin de cycle » et de railleries des Meringues, qui, eux, sont passés en quart, par la petite porte certes, mais qui y sont.

Ne pas franchir Milan signifierait un terminus anticipé de la saison, qui n’aurait alors comme seul attrait que la course au Pichichi pour Messi et les records de points et de buts en Liga, si la perspective parvient encore à arracher un semblant de motivation à l’effectif. On parie en tout cas que les trois derniers mois de la saison seraient interminables, insipides, et certainement chargés de tensions, entre débriefing du ratage en Champions et anticipation planifiée sur la saison à venir.

Pour échapper à ce marasme annoncé, miracle est attendu demain. Ce type d’exploit, dos au mur et déjà donné pour mort, qui est le seul fait d’arme qui manque à cette génération Blaugrana dans sa légende pourtant rabelaisienne. Jamais, depuis le début de l’ère Guardiola, Puyol & Cie n’ont pu accrocher à leur mythe une remontée fantastique. Il est l’heure…

 

Les options de jeu

Avant toute considération stratégico-tactique, les premiers ingrédients essentiels seront l’intensité et le sérieux. Un pressing suffocant, des récupérations de ballon immédiates, et une vigilance défensive de tous les instants. Ce qui passera peut-être par la titularisation en charnière d’une pointe de vitesse.

Dans une interview accordée à MD cette semaine, Xavi a lourdement insisté sur l’étirement du jeu sur les ailes, et le besoin de multiplier les centres. Même si les gabarits Barcelonais ne sont pas les plus réputés pour aller tâter du jeu aérien dans la surface, la jurisprudence Sergio Ramos à Old Trafford suffit à rendre l’option viable. Surtout, on est prêt à parier que le grand Gerard, tôt ou tard (voire à demeure dans le dernier quart d’heure si le score affiche 1-0), viendra mettre son grain de gel dans les 16 mètres adverses. Une option que l’on serait prêts à anticiper, d’ailleurs…

La compo de départ, 4-3-3 classique ou 3-4-3 vintage, devrait rester secrète jusqu’à mardi 20h45. Ce qui est certain, c’est que pour animer offensivement le schéma, les têtes pensantes du staff vont devoir s’acoquiner du paradoxe actuel, qui veut que les éléments les plus percutants en attaque soient des défenseurs, Jordi Alba et Dani Alves. Un casse-tête qui donnera dès demain lieu à un essai de formules tactiques sur Blograna. Restez connectés…

 

Le scenario de rêve

On ne va pas le cacher, on croit relativement peu à une qualification directe au terme d’un 3-0, ou d’une 4-1. La lueur d’espoir passe donc par la prolongation, avec un script tout ce qu’il y a de plus simple. Ouverture du score en 1MT, aggravation du score en seconde. Validation du ticket pendant les 30 minutes de rab. Mathématiquement, ça ferait un but toutes les 40 minutes. On signe de suite.

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