PSG-Barça : Le PaninHistorique (1977)

Avant le match amical d’août dernier, sorte de bande-annonce du Qatar de finale à venir, les routes du PSG et du Barça s’étaient déjà croisées au Parc pour des matches sans enjeu. En 1977 et 1982. A l’époque, les têtes d’affiche ne s’appelaient pas Messi ou Iniesta, mais Cruyff, Neeskens, Schuster ou Maradona. Ce qui avait quand même de la gueule.

 

Il est de l’ordre du possible que la plupart d’entre vous, comme moi d’ailleurs, ne connaissent de l’époque fin 70’s – début 80’s que les souvenirs sépias du paternel, prompt à se jeter à pieds joints dans ses souvenirs douloureux, des poteaux carrés de Glasgow aux sorties autoritaires (que le daron appelle « assassinat ») d’un gardien Allemand sur un carré de pelouse sévillane. Vous n’étiez peut-être pas encore là, n’ayant pas encore poussé votre premier cri (ni a fortiori leur premier « Mourinho, por el c… !! »), et n’avez donc qu’une connaissance parcellaire de ce football d’antan, qui organisait des matches amicaux à des dates qui aujourd’hui paraîtraient loufoques.

Vous aurez donc l’amabilité d’excuser les inexactitudes, les positionnements douteux de défenseurs latéraux dans l’axe (et inversement). Faute de souvenir précis, donc, la question tactico-schématique a été diamétralement tranchée, en 4-3-3 à l’ancienne, sous l’œil bienveillant de Guy Roux qui sera heureux de toucher des royalties pour l’occasion.  

 

1977 : PSG 1-1 Barça

But de Cruyff

 

En ce 19 avril où apparemment aucune des 2 équipes n’était lancée dans le sprint final de son championnat et/ou d’une Coupe d’Europe, la venue de Cruyff et sa clique n’a déplacé que 20 000 supporters à la porte d’Auteuil, chiffre qui fait branque comparé au million de demandes de billets pour le match du 2 avril. A la surprise générale, c’est M. Didier Pauchard qui est choisi au sifflet. 36 ans plus tard, on peine toujours à y croire…

 

Dans son maillot Hechter Original (à ne pas confondre avec un célèbre bonbon au caramel), la première radio de France klaxonnant bien fort sur la poitrine, le Paris-Saint-Germain est sur le point de clôturer une saison insipide à la 14ème place du Championnat, époque pré-Thiriez où la L1 s’appelait encore 1ère Division. L’effectif de l’époque, savant mélange de coupes afros et de nuques longues (un avant-goût de Charly Coridon et Jean-Luc Sassus), devra attendre le mercato estival suivant pour se renforcer et voir débarquer la frange sage de Jean-Michel Larqué et la calvitie frisée de Carlos Bianchi.

En avril 1977, les buts parisiens sont gardés par Michel Bensoussan, qui avait laissé à David les clés du magasin. Devant lui, la légende. Membre des Quatre Mousquetaires, recordman de matches joués avec Paris, Jean-Marc Pilorget, un pilier de l’histoire du club. Soit par définition un mec que Zlatan ne connaît pas, puisqu’avant cette année, il n’y avait rien. En toute honnêteté, je ne dois qu’à Wikipedia d’en savoir plus sur le sujet que le Pinocchio Suédois. Wikipedia qui, comme chacun, a ses limites, coupable de détails approximatifs quant à la position précise de Pilorget : un banal et globalisant « défenseur » aura raison de s’avoir s’il était latéral, stoppeur ou libéro (oui, en 1977, on ne parlait pas de défenseur central mais de stoppeur, et de libéro).

S’il est besoin d’enfoncer le clou sur ces temps surannés, il suffit de braquer les projecteurs vers les cartes d’identité. Le PSG 77, c’est du Michel (Bensoussan), du Gérard (Centazo), du Bernard (Moraly), du Francis (Piazecki), du Jean-Pierre (Tokoto) et du François (Brisson) mais qui ne chantaient pas. Bref, une véritable équipe de Jacky (Novi et Laposte, ce n’est pas pour rien s’ils étaient deux…). La seule tête d’affiche un tant soit peu tangible, la resta du moment, arpentait l’aile gauche et s’appelait Mustapha Dahleb. Un Fennec recruté à Sedan...  

 

Dans le camp d’en face, le prénom en vogue vient d’un pays plat, connu entre autres pour ses canaux, ses tulipes, ses moulins, ses bars où l’on peut fumer des cigarettes qui font rire et, pour les plus pointus de la chose du ballon, son football total. Et donc, pour ses Johan, Cruyff et Neeskens. Neeskens qui aura d’ailleurs un lien excessivement fort avec le Paris Saint-Germain, puisqu’il inspirera les parents Kebano, au moment de se pointer à la mairie de Montereau pour annoncer fièrement le prénom de leur fils à l’administration française. Un monument de la formation parisienne… (actuellement au Stade Malherbe de Caen en L2, pour ceux que ça intéressent).

A part ça ? A part ça les tauliers n’ont pas tous fait le déplacement, puisque ni Migueli ni Charly Rexach ne participent à la partie. Concernant le reste de l’équipe, on vous évitera les jeux de mots Ruquierisants du genre, en attaque « Mir avait pris l’Express », ou encore en défense « De La Cruz, célèbre pour son tableau La Libertad Guiando El Pueblo ».

Venu disputer ce match à la fin d’une saison qu’il clôturera sans trophée, le Barça ramène un nul anecdotique, grâce à un but de Cruyff. Un résultat qui serait plutôt favorable le 2 avril…

 

Retrouvez également la suite du PaninHistorique

Amical de 1982.

Ligue des Champions 1995

Finale Coupe des Coupes 1997

 

Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Loïc (dimanche, 21 septembre 2014 15:39)

    "Alonso" au PSG? Soit il s'agit d'un joueur testé au cours de ce match par le club parisien, soit il s'agit d'un erreur, car aucun Alonso n'a jamais évolué au PSG à ma connaissance. Vous auriez un prénom?

Vous aimez le style

de Blograna.com,

n'hésitez pas à

cliquer sur "J'aime"!

Un autre football est possible. Près de chez vous.

Si vous aimez Blograna.com, vous aller vous régaler sur Alterfoot.com

Passer le mot autour de vous....