Barça-Valladolid: Titre pluvieux, titre heureux

Liga BBVA, 36ème journée: FC Barcelone - Real Valladolid : 2 - 1

Buteurs: Pedro (21'), Valiente (41', csc) - Perez (89', sp)

Dimanche soir, le Barça pouvait enfin fêter son titre avec son public, après s’être pavané sur la pelouse de Calderon le week-end passé. Tout était prévu pour que la célébration soit totale, feux d’artifices, confettis et adversaire propice à la manita. Malheureusement, si la pyrotechnie était au rendez-vous, le déluge, attendu dans la cage de Valladolid, est venu du ciel sous la forme d'une météo de novembre. De quoi ternir la fête.L’essentiel reste cependant assuré, avec une victoire qui laisse ouverte la voie des 100.

Alors qu’une audience record était attendue, le Camp Nou ne s’est rempli qu'à moitié dimanche soir, eu égard à une météo capricieuse, que l'on peut même taxer de franchement (et fraîchement) humide. Avec 56000 spectateurs qui signeraient pourtant la recette de l'année pour un club Français, l’Estadi affichait là son pire score de la saison. Un comble pour la soirée de remise de trophée. Peut-être que les socios avaient préféré regarder le PSG se faire palucher sur C+ en amoncelant les trophées UNFP.

Le week-end, annoncé sous le signe des festivités, avait pourtant bien débuté. Le vendredi soir, l’ennemi juré (reconnaissable à sa tenue toute blanche) avait signé le scénario rêvé, une défaite à la piaule devant le voisin haï, avec l’expulsion de l’entraineur et de sa star. En sus, Mou et CR7 avaient eu la bonne idée de ne pas se pointer pour serrer la pogne au Roi Jean-Charles. Bref, un nouveau récital de Mourinhisme qui aura fait, une dernière fois, le régal de tout supporter culé.

Mais voilà, à l’écoute de l’hymne, le stade sonne creux et les vaillants supporters se terrent à l’abri des tribunes, de leurs parapluies ou de leurs ponchos. Et sur le terrain, le spectacle n’est pas non plus au rendez-vous. Nonobstant l’équipe-type alignée par Tito, qui avait choisi la meilleure alineacion possible pour le match de gala. On retrouve donc Valdes et son maillot Office National des Fôrets, derrière Montoya, Puyol, Masche et Alba. A l’instar du Jefecito, Busquets signe son retour en Liga après deux mois de non-titularisation, en compagnie des deux habitués, Xavi et Iniesta. Devant, Tello est encore une fois sacrifié pour laisser place au PVC (Pedro-Villa-Cesc). Un trio en plastique, comme son nom l’indique…

 

En effet, El Guaje et Fabregas ne semblent pas s’inquiéter du piètre tableau qu’ils livrent. Heureusement, Pedro se démène pour offrir des solutions au trident du milieu. Iniesta et Xavi se chargent alors de l’animation et distribuent le jeu à merveille. C’est le second qui offrira le premier caviar du match. Naturellement, c’est l’attaquant le plus percutant qui est à la réception. Le Canarien croise une frappe qui profite de l’amabilité de Jaime Jimenez pour ouvrir le score. Générosité qui donne des idées à Valiente, qui dévie un corner de Xavi dans ses propres filets, au terme d'un réflexe qui laisse supposer des difficultés de coordination motrice.

Le Barça n’en demandait pas tant mais est heureux de rentrer aux vestiaires avec un avantage de deux buts. La victoire quasi en poche, les Blaugrana semblent déjà plongés dans les célébrations d’après-match. Mais, face à un adversaire aussi peu farouche qu’une jeune première, les locaux vont s’offrir plusieurs occases d'alourdir la cuenta. Pourtant, ni Xavi d’une caresse de frappe, ni Pedro après un enchainement mystifiant, ni Fabregas d’une mine, ni Villa sur un duel n’arriveront à inscrire le troisième.

 

Incapable de s'envoler au score, le FCB va offrir à Valladolid une impensable réduction de l'écart, à la 89ème. Suite à une perte de balle stupide de Jonathan dans le rond central (on avait dit "pas de grigris dans sa moitié de terrain"), le cuir se trouve rapidement dans les pieds de Manucho, que Montoya décide de faucher dans la surface. Victor Perez conclut et empêche Valdes de signer une clean sheet pour son 500ème match avec le Barça.

La mauvaise note de la fin de match n’entache en rien la soirée. Le Barça a pris les 3 points nécessaires pour espérer égaler le record de points du Real de Mou. Surtout, la fête a vite repris ses droits. Même la pluie a décidé de s’arrêter pour laisser profiter les joueurs et les supporters de ce moment de bonheur.

 

Après un passage au stand pour récupérer les absents, qui ont eu le temps de se parer de blaugrana, les joueurs reviennent sur le pré, accompagnés de tout le staff. La frisette de La Pobla se voit remettre le trophée par les présidents de la ligue et du FCB. Mais Carles, l’homme plein de bonté, tend le trophée à Tito et Abi. Nos cancéreux préférés brandissent le trophée, sous les vivats des quelques 50 000 supporters et d’une pluie de confettis. Puis vient le temps des discours. Puyol prend le mic. Même s’il se dit satisfait d’avoir gagné la Liga, Carles déclare que le retour des deux malades est plus important à ses yeux. Avant de rajouter que le Barça attend mieux la saison prochaine et de passer le microphone au coach après avoir laché un « Visca el Barça y Visca Catalunya ». Un cri indépendantiste qui fait écho à la fin du discours de Tito, qui aura pris le temps de remercier les supporters pour leur soutien sans faille.

 

Les paroles des sages à peine terminées, le Nou se transforme en concert de Jean-Michel Jarre. Il s’habille de blau et de grana alors que pêtent les premiers feux d’artifice. Un spectacle regardé par les gamins, venus avec leurs mamans rejoindre les joueurs. Une image de garderie qui accompagnera aussi le tour d’honneur et la sardane finale, sous le Cant del Barça.

 

Après ce beau tableau de victoire, le tableau des notes.

 

 

LE CLIENT :

Dans les meilleurs coups, comme à son habitude, Iniesta repart avec le Palme d’Or de rigueur en ce moment.

 

Nominés : VV, qui a sorti un arrêt quand il a fallu, n’a rien pu faire sur le pénalty. Masche et Piqué ont fait le taf, avec le supplément grinta pour le Jefecito. Et sinon, Alba a couru partout et Xavi a bien organisé le jeu. A noter aussi le bon match de Pedro, très généreux et récompensé par son but.

 

LE BIALES :

Timide en première mi-temps, Montoya a régalé en seconde, nous gratifiant des montées, dédoublements et centres dangereux que l'on attendait. Sa prestation se termine sur une note négative avec la faute, grossièrement évitable; qui entraîne le péno.

 

LE CASPER :

Busquets n’a pas eu grand-chose à faire, tant le jeu du Valladolid a été pauvre.

 

LE CAGOLIN :

Le couple Cesc-Villa se partagera la garde du Cagolin. Epoque Marriage pour tous ! Malgré des difficultés dans le jeu, Fabregas a néanmoins eu 2-3 éclairs, qui auraient dû terminer au fond, sans une certaine maladresse de ses copains.

 

 

On se retrouve dans la semaine pour retracer le week-end de la Penya de Lyon au Nou. On parlera aussi chiffons avec l'officialisation des nouveaux maillots.

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