Le Barça se marie avec Tata

Depuis le départ de Tito Vilanova, rappelé à la case cancer en plein mois d’aout, ce que les astrologues les plus avertis trouveront tout à fait normal, la place de mister blaugrana était vacante. Dès lors, les rumeurs les plus folles circulaient, de Laudrup à Luis Enrique, en passant par Bielsa. Finalement, c’est un disciple de ce dernier qui va venir s’asseoir la moitié de l’année sur les chaleureux fauteuils molletonnés du Nou.

 

Comme l’ont souligné les journalistes boute-en-train, Tata remplace donc Tito… La blague ayant été relayée à grande échelle, on ne pouvait passe outre. En dehors du calembour vaseux, ce changement à la tête de l’équipe pose des questions existentielles sur l’avenir du jeu barcelonais. Mais la question ultime reste de savoir qui est ce fameux Tata Martino ?

 

Pour les cancres, qui auraient oublié leur cahier de vacances Passeport, une révision estivale sur le coach argentin s’impose. Parmi ses faits de gloire, Gerardo Martino a amené la sélection du Paraguay, sans Chilavert mais avec Roque Santa Cruz, jusqu’en quart de finale du Mondial 2010. Avec pour fin de compétition un match disputé contre l’Espagne, un pénalty arrêté par San Iker et un but de raccroc de Villa. Soit une fin pas si moche pour une sélection qui n’avait jamais atteint ce stade de la compétition auparavant.

 

Sinon, Martino a aussi entrainé des clubs. Pour un bilan non négligeable de quatre championnats du Paraguay, mais surtout un titre de champion d’Argentine l’an dernier, avec le Newells Old Boys (également demi-fianliste de Libertadores). Et c’est peut-être là que le coach s’est fait recruter par les dirigeants barcelonais. Car le club de Rosario n’est autre que le celui d’un certain Lionel Messi. Selon les informations, Newell saurait décroché son titre avec jeu léché et chatoyant, vanté par La Pulga et consorts. On fait confiance car nous n’avons pas suivi le championnat de clôture argentin.

 

Elève de Bielsa, comme Pep, Tata Martino serait donc la continuité logique de Guardiola et de Vilanova. Un entraineur prônant le beau jeu et la possession de balle, ainsi que le pressing. De quoi alimenter les critiques sur le jeu et la fin de cycle du Barça, rabâchés par beaucoup. Le technicien argentin, dont on vante les qualités de tacticien, devra donc apporter sa touche au made in Barça. Donner un nouveau souffle à un schéma qui a peiné cette saison et trouver de nouvelles solutions, voilà le chantier qui attend Martino. Avec en prime une défense centrale encore en travaux et un milieu de terrain vieillissant et désormais orphelin de Thiago. Tata devra aussi intégrer Neymar au collectif blaugrana et le faire cohabiter avec Leo.

 

Outre son sens tactique, réputé aiguisé, Gerardo sera aussi jugé sur sa capacité à gérer tout son effectif. Une masse d’égo qui cohabite bien depuis quelques années, mais qui sera une nouveauté pour un technicien habitué à gérer des stars de moindre calibre. De la réputation qui le suit, Tata (« Papa » en argentin de la Pampa) est proche de ses hommes et manierait l’humour de main de maitre. Déjà adoubé par certains joueurs avant son arrivée, Martino semble jouir d’une aura qui le précède. Espérons qu’il saura fédérer tout ce beau monde autour de lui.

 

De l’avis de tous, Martino semble donc être la bonne solution aux maux barcelonais. Aussi invraisemblable cela puisse paraitre, puisqu’il était un véritable inconnu aux yeux du grand public il y a de cela un mois. Il est aussi, avec Neymar, le dernier espoir de Rosell pour sa réélection l’an prochain. Après les couacs des gestions des cas Abidieu, Tito et Thiago, Sandro doit espérer assez fort que Tata Martino sorte le jeu de son grand chapeau. Nous aussi, d’ailleurs.

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