Un succès sans victoire

SuperCopa de España, match retour: FC Barcelone 0 - 0 Atlético Madrid

Une semaine après avoir rapporté le nul 1-1 de Calderon, le Barça se devait de s’imposer pour remporter avec brio la SuperCoupe d’Espagne. Ou, au pire, de ne pas perdre en faisant jouer le but inscrit à l’aller.

En ce dernier mercredi d’aout, les tribunes du Nou étaient remplies de guirris. Ces étrangers du Nord de l’Europe affluant sur les côtes catalanes en période estivale, reconnaissables à leurs cheveux blonds et leurs combos chaussettes-sandalettes. Mais pas que. Les gradins se sont transformés en publicité pour United Colours of Benneton. Des touristes venus de tous horizons, vêtus des maillots achetés à prix d’or à la FCBotiga ou moins cher chez les pakis pullulant sur les Ramblas et le Barri Gotic. Blograna faisait partie de ce panel, maillots senyera cloués sur les épaules, comme de nombreux culés ayant opté pour la samarreta aux couleurs catalanes.

 

Tout ce beau monde n’espérait que deux choses : voir du beau jeu et l’association Messi-Neymar. Tata Martino va leur offrir la seconde, tout du moins sur le papier. Les deux prodiges sont alignés dans ce qui ressemble fort à une équipe-type. Seul Iniesta fait les frais des rotations que souhaitent instaurer le mister. Cesc en profite pour être dans le trident du milieu, en compagnie de Busi et Xavi. Devant, c’est Alexis qui complète une attaque 100% Amérique du Sud.

Ce onze ne met pas longtemps à se montrer dangereux. Dans les dix premières minutes, les colchoneros ne voient pas le jour et se font asphyxier par un Barça maitre du ballon. Une mainmise qui manque d’être concrétisée sur une passe verticale magistrale de Busquets à destination de Messi. L’Argentin, au contrôle imprécis, ne parvient pas à tromper l’arrière-garde madrilène.

Après le quart d’heure de jeu, le soufflet retombe. A chaque prise de balle potentiellement dangereuse, un geste d’antijeu vient tuer dans l’œuf les actions barcelonaises naissantes. Les fautes se répètent mais monsieur Fernandez Borbalan ne juge pas intéressant de punir les joueurs de l’Atletico. A la mi-temps, les Blaugrana se retrouvent avec deux cartons jaunes contre un seul pour les colchoneros. Ou comment tuer le beau jeu et laisser impunies les fautes à répétition.

 

Sevré de véritables occasions, les Catalans s’en remettent à Valdes pour rester en position de superchampions. Juste avant la mi-temps, les visiteurs signent la plus belle action du match. Du jeu à une touche qui finit dans les pieds d’Arda Turan, qui se joue de Piqué, avant de se faire éteindre par une claquette salvatrice de VV. Et, après la pause, c’est face à une puissante frappe enroulée du Guaje que le portier au chewing-gum doit s’imposer.

 

En dehors de cela, rien de bien intéressant ne se passe avant les dix dernières minutes. L’aficion est bien triste de voir un spectacle vierge de but, alors que les deux précédents matchs de SuperCoupe avaient amené cinq buts chacun.

C’est finalement la rubrique « faits divers » qui va animer la fin de match. Filipe Luis, coupable d’un coup hors du jeu sur Alves puis Turan, désobligeant envers le corps arbitral depuis le banc de touche, voient rouge. Entre temps, Pedro s’est fait faucher dans la surface adverse, laissant à Messi la possibilité de dépuceler le tableau d’affichage depuis le point de pénalty.

 

Alors que tout le stade est prêt à sortir son fameux « Messi, Messi » en forme d’appel divin, l’Argentin propulse le ballon sur la barre, certainement apeuré par les deux mètres et le long nez de Thibaut Courtois.

 

Le score en restera là, suffisant pour le bonheur des culés. De son côté, l’équipe de Simeone peut se mordre les doigts. Obligés de venir marquer au Nou, les colchoneros ont préféré défendre à la limite du légal et attendre un coup de pied arrêté ou un exploit de ses attaquants. Ce qui a failli arriver à deux reprises.

 

Au final, Tata Martino décroche son premier titre assez logiquement. La courte cérémonie laisse transparaitre l’importance relative que revêt cette SuperCoupe, qui appelle à d’autres trophées en fin de saison. Ce succès sans victoire ne doit cependant pas cacher le manque de fond de jeu montré ce mercredi. Sans Iniesta et avec un duo Leo-Ney qui ne s'est jamais trouvé, le Barça n’a pas créé assez de jeu pour inquiéter Courtois outre mesure. Un test tout de même validé, à confirmer dès ce soir en terre ché.

 

Et maintenant, la notation.

 

LE CLIENT

Salvateur face à Turan et au Guaje, le Double V est clairement l’homme du match.

 

LE BIALES

Sécurisant derrière, venant couper à plusieurs reprises des situations dangereuses, Masche a été le meilleur joueur de champ.

 

Nominés : Mention bien mais pas top aussi pour les latéraux et Busquets.

 

LE CASPER

Attendu par tout le Nou, Neymar a été frileux dans ses choix.

 

Nominés : Piqué, Xavi et Alexis ont été plutôt insipides.

 

LE CAGOLIN

Peu inspiré et peu actif, Leo se voit remettre une peluche assez méchante. Heureusement qu’on n’a pas eu à regretter son pénalty manqué.

Écrire commentaire

Commentaires: 0

Vous aimez le style

de Blograna.com,

n'hésitez pas à

cliquer sur "J'aime"!

Un autre football est possible. Près de chez vous.

Si vous aimez Blograna.com, vous aller vous régaler sur Alterfoot.com

Passer le mot autour de vous....