Celtic-Barça : Inspiration ou aspiration(s)...

Champions League, 2ème journée : Celtic Glasgow – FC Barcelone : 0-1

Celtic Park - Buteur : Fabregas (73')

Sur une pelouse où il s’était cassé les incisives la saison dernière, le Barça s’est assuré un succès avec service minimum, au cours d’une rencontre dont il ne connaît que trop bien la configuration. Confrontés au celtique bus (à impériale, nous sommes quand même en Grande-Bretagne), Xavi & Cie ont dû balancer entre trouver des failles dans le bloc à force d’idées, et faire sortir leurs adversaires pour les surprendre dans leur dos.

Aspirer. Je ne fais pas ici référence à l’activité préférentielle de votre copine lorsque vous étiez au lycée (d’où son surnom de l’époque, qui a inspiré depuis les meilleurs modèles Rowenta puis Dyson), mais à la nécessité d’attirer les lignes défensives adverses loin de la surface de réparation où elles ont la fâcheuse habitude de venir coaguler. Paré de noir dans la vibrante nuit Glaswégienne, le onze catalan aura mis un moment avant de comprendre que la meilleure façon de contourner un mur est de l’éloigner de la terre promise qu’il est sensé défendre.

Alors que dans les travées les écharpes Blaugrana accompagnent leurs cousines écossaises, au son d’une chanson qui promeut les ballades en groupe (les valeurs du football, certainement), aucun des  vingt-deux protagonistes de la soirée qui pénètrent sur le tapis herbeux ne s’appelle Lionel Messi, et n’a par conséquent aucun problème de rangement de Ballons d’Or à la maison. En l’absence du Maître, associée à celles d’Alba et Mascherano, Martino ne fait pas dans le révolutionnaire et opte pour les choix de plus faible cote sur les sites de paris en ligne. Bartra et Adriano en défense, Cesc en faux 9, et rien que de très classique par ailleurs. En filigrane, dans l’ombre éclipsée de D10S, les clés du camion échoient dans la poche de salopette de Neymar, convié à prendre les affaires en main comme il a su s’en montrer capable avec la Seleçao ces derniers mois.

Comme l’on pouvait également le subodorer, Neil Lennon (roux célèbre n’ayant pourtant jamais entraîné l’AJ Auxerre) ne change pas d’un iota la recette de son triomphe de novembre 2012, tout le monde en double rang d’oignon devant la surface. Et Samaras, le sosie chevelu (et Grec) de Diego Buñuel, envoyé tout seul au front, mais s’il vous plaît, ne le dites pas à sa mère. C’est dans ce contexte d’adversité défensive gluante que les Catalans vont s’ingénier, 45 minutes durant (et non pas Duran Duran, qui étaient Anglais, ce qui est mal vu à Glasgow), à contourner le bloc vert et blanc, sans trouver de véritable faille hormis un centre d’Alves pour Neymar qui échoue d’un fil à côté. Malgré les efforts combinatoires d’Iniesta et FabFab, les Barcelonais ne permettent que trop rarement à Neymar de prendre de la vitesse. Dans une surface de réparation où le cm² est plus cher que sur les Champs-Elysées, les  quelques imperfections techniques dans la dernière passe ou le dernier contrôle ramènent toujours les Blaugrana à leur point de départ. Ancré sur la solide prestation de son socle défensif Piqué-Bartra-Busquets, le Barça tremble à peine sur la seule incursion rayée, mais éprouve les pires difficultés dans le jeu de transition. Dans cette seconde moitié de mi-temps où le Celtic joue (un peu) plus haut, les deux premières passes à la récupération du ballon sont trop lentes, et ne se transforment pas en contre-attaques éclairs capable d’aller inquiéter Forster. Sur ce plan, nous ne saurions que trop conseiller au Tata et ses ouailles la rediff de Dortmund-Marseille…

Sans être inintéressants dans le jeu, les visiteurs triment pour trouver le décalage, et on atteint le changement de côté sur ce 0-0 exigu. Xavi a bien failli pousser Forster à la faute sur coup-franc, Neymar a fait trembler l’aficion après s’être vu administrer un coup de tronche, involontaire mais trapu, par Izaguirre (homme à ne pas faire un voyage à vide), le score reste vierge.

Avec la vraie-fausse annonce de substitution dans les cages du Celtic, le second acte repart dans la même mouvance, même si peu à peu le Celtic s’octroie une ligne de flottaison plus haut-placée. Offrant à son rival d’un soir les espaces qu’il a tant de mal à se procurer. C’est donc le plus naturellement du monde qu’à l’heure de jeu, suite à un corner Ecossais, le match bascule. Neymar se rend maître du cuir dans ses 25 mètres en enclenche le coup de rein, qui semble promis à partir au face-à-face. Dépassé, Brown accroche Junior et balance en loucedé un petit coup de latte innocent sur le brésilien à terre. M. Lannoy, à qui rien n’échappe, c’est bien connu, sanctionne d’écarlate ce geste aussi stupide qu’amplifié par les gesticulations de Ney. A dix, le Celtic  en bave mais va se créer les deux meilleures occases du match, alors que dans l’autre surface, le camping blaugrana se termine toujours par la passe de trop ou le contrôle vacillant, jamais par la frappe spontanée.

 

Valdes sauve la baraque, le Celtic a laissé passer sa chance, mais continue dès qu’il en a l’occasion de sortir de sa moitié de terrain. Le dernier quart d’heure va pointer le bout de son nez quand le FCB décide de prendre les espaces. Neymar lance Alexis, entré dans la minute, qui temporise et trouve Fabregas au second poteau. Tête croisée sans puissance, petit filet. On remercie au passage Cesc, qui nous évite les débats médiatiques du style « le Barça ne sait pas marquer sans Messi », avant de laisser sa place à Tello. Sur la fin, Neymar, replacé dans l’axe, manquera deux fois d’ouvrir son compteur européen, mais Forster se rappelle au bon souvenir de l’année passée. Au terme d’un ultime frisson bien endigué par Piqué, Stéphane Lannoy plie les gaules, non sans un certain sentiment du devoir accompli.

Les Blaugrana quittent l’ambiance unique de Celtic Park plus souriants qu’il y a un an. Surtout Iniesta, « victime » d’une unanime standing ovation à sa sortie.

 

On passe à la notation.

 

Le CLIENT

 

Certes, ce n’était que le Celtic, mais la paire Piqué-Bartra s’est montrée particulièrement contondante, dans les duels, les jaillissements et le placement. On a assez flagellé Shakiro depuis quelques semaines pour savoir le féliciter. Quant au jeunot, il prouve qu’il mérite plus de temps de jeu pour s’installer et devenir une alternative crédible. Tata, on veut du turnover derrière (ce que Katsumi, elle, n’a jamais eu besoin de réclamer).

 

Nominés dans la catégorie : Les percussions, c’est lui, les changements de rythme, c’est lui, l’expulsion de Brown, c’est lui, l’origine du but, c’est encore lui. Attendu au coin du bois en l’absence de Messi, Neymar ne s’est pas caché, est allé au charbon et a recolté son pesant de petit bois. Dommage qu’il ne claque pas sur l’ouverture d’Alexis.

Au meilleur dans leur rôle habituel, Busquets et Valdes méritent une bonne part dans le résultat du soir. Tout comme Cesc, dont le but relève un match entreprenant mais inégal. Enfin, remarquable entrée de Faudel, passeur décisif, qui aurait pu être impliqué sur deux autres buts. En 20 minutes, vlà le ratio !

 

Le BIALES

 

Véritable dépositaire du jeu, Iniesta a été le plus en vue à la construction, sans pour autant trouver l’ouverture. Un bon match, mais ilgagnerait parfois à allumer dans la surface au lieu de chercher la passe impossible.

 

Nominés dans la catégorie : Il y a déjà du monde au rayon client, d’où la rétrogradation d’Alves et Adriano. Pourtant pas mal, notamment dans leur apport offensif.

 

Le CASPER

 

Tout en gestion, Xavi aura été le plus effacé des joueurs au milieu. Une influence et des prises d’initiative moins claires que Cesc ou Andres.

 

Le CAGOLIN

 

Malgré son activité habituelle, le match de Pedro souffre de plusieurs contrôles ratés dans la surface qui annihilent des situations. Imprécision incompatible avec les superficies libres de la surface Ecossaise.

 

On se retrouve demain pour un point fashion week, avec une analyse des tenues de la saison, désormais complètes avec ce 3ème jeu de maillots, puis ce weekend pour la réception de Valladolid. N’ayez pas peur d’en prendre l’habitude, le coin Stats vous attend après chaque rencontre.

.

Écrire commentaire

Commentaires: 0

Vous aimez le style

de Blograna.com,

n'hésitez pas à

cliquer sur "J'aime"!

Un autre football est possible. Près de chez vous.

Si vous aimez Blograna.com, vous aller vous régaler sur Alterfoot.com

Passer le mot autour de vous....