Barça-Valladolid : Samedi soir, Danse avec Neymar

Liga BBVA, 8ème journée : FC Barcelona – Valladolid

Estadi Camp Nou – Buteurs : Alexis (13’, 63’), Xavi (51’), Neymar (69’) / Guerra (9’)

Piste aux étoiles. Samba. Inconcevable il y a encore quelques mois, l’attaque Blaugrana a fait feu de tout bois en l’absence de Messi. Attendu au gouvernail pendant la blessure du patron, Neymar a régalé et emmené avec lui des partenaires d’attaque qui n’ont que rarement paru aussi libérés, Alexis en tête. Si le FCB s’est fait bouger une mi-temps par un Valladolid taquin, le bilan de la soirée récolte une nouvelle fois l’approbation enjouée du jury.

Une fois n’est pas coutume, commençons par l’adversaire du soir. Valladolid est venu jouer au ballon au Nou et mérite des pouces en l’air pour son attitude généreuse, mais là n’est pas la question. Cette équipe est une ribambelle d’escrocs. Des sosies de bas étages, une usine à rêve bâtie sur du sable. L’usurpation commence sur le maillot, vulgaire imitation du TFC, et se poursuit dans l’identité de ses joueurs de champ. Non, Fausto Rossi n’a jamais gagné le Tour de France en 49 et 52. Non Bergdich n’est pas n°5 mondial à l’ATP. Non, Valdet Rama n’a jamais conduit, du haut de son afro blonde, la sélection Colombienne au mondial 94. Ca ressemblerai presque à un jeu vidéo International Sports All-Stars sans les droits FifPro. Il nous tarde vraiment le match retour au printemps, pour profiter des recrues du mercato estival : Tiger Hoops, LeBron Games et Sebastian Bretelle.

 

A part ça, il y a quand même eu un match, un de ceux qu’il valait mieux enregistrer si vous aviez opté pour la bonne vieille beuverie du samedi soir (ou si l’on vous avait imposé le rituel Danse avec les Stars). Pour s’octroyer une huitième victoire de file, el Tata avait décidé de changer son fusil d’épaule en regard du match européen de la semaine. Orphelin de son mage dans la position de faux neuf, Martino n’a donc pas reconduit Cesc, repositionné au milieu, et installé Neymar dans l’axe de l’attaque, encadré par Tello à gauche et Alexis à droite. Pour le reste, Busi et Iniesta sont au repos au profit de Song et Xavi. Bartra, lui, enquille une nouvelle titularisation, autant due à ses récentes performances qu’à la pénurie actuelle de centraux. 

Décomplexés. Sanguins au pressing et inspirés sur leurs balles de contres, les Violets gênent particulièrement les Catalans lors des 45 minutes inaugurales. Ils prennent même le score avant la 10ème, Guerra prenant sur corner le meilleur de la tête sur Adriano, l’occasion de rappeler le secteur défensif Blaugrana à ses vieilles rengaines. Les visiteurs ne cadreront plus la moindre frappe de la partie, mais ça respire moyennement la sérénité devant la surface de Valdes, où chaque contre adverse se joue à un pour un dans une moitié de terrain ouverte aux quatre vents. La faute à Bartra, dont la tendance à aller chercher très haut son attaquant laisse des espaces dans son dos ? La faute à Song, dont la titularisation coïncide, comme face au Rayo, avec un match moins maîtrisé dans l’entrejeu ? La faute à Piqué, jamais vraiment dans le vrai au duel ? Au final, il est certainement réducteur et trompeur d’incriminer les rares joueurs à participer à leur rôle défensif, et la source du problème se situe probablement dans un manque de repli un peu plus haut sur la pelouse. Malgré quelques débuts de frayeur, Valladolid ne se montrera jamais en position de planter le second, et la bande à Xavi se révèle plutôt inspirée aux abords du but de Martiño. Autour de Neymar, dont les dézonages et les percées balle au pied ne sont pas sans rappeler un petit bonhomme multi-Ballon d’Or, le Barça combine plutôt bien et va rapidement égaliser par Alexis. Au terme d’une action Neymar-Tello (dont on verra la petite sœur après la pause), Faudel magnifie la volonté de son coach de voir des frappes de l’extérieur du rectangle et valide un excellent début de match de sa part. Au rayon frappes de loin, Bartra, comme quatre jours plus tôt, aura de nouveau été le premier à allumer une mèche. Le gamin apprend bien les leçons de son prof. En dépit d’un jeu léché, Neymar ne parvient pas à donner l’avantage aux siens, gâchant un face-à-face offert par Fabregas puis en se voyant refuser un penalty qui ne semblait pourtant pas pouvoir souffrir de la moindre once de discussion. Au changement de côté, le tableau d’affichage joue la parité, de façon plutôt légitime.

Certainement carbo après son premier acte de haute volée, Valladolid va baisser pavillon après le repos, et laisser VV piquer un roupillon prolongé jusqu’au coup de sifflet final. Déjà sur le devant de la scène en 1ère, Njr11 va brûler les planches et impulser la victoire pour les siens. Il est d’abord à l’origine du but de Xavi, sa percée endribblotante décale Tello, dont le centre instantané trouve Xav' seul au point de péno. Seconde passe déc’ de la soirée pour Cricri, par ailleurs auteur d’un face-à-face raté puis d’un enroulé magique qui terminera sa course en compote sur la transversale. Un bilan statistique flatteur pour lui qui aura eu du mal à exister dans ce match, largement éclipsé par la perf’ de ses deux voisins du front. A 2-1, le Barça déroule et permet rapidement à Neymar, indispensable, de rendre « officiel » son impact décisif sur la rencontre. Trouvé par Xavi à la 63ème, il décale idéalement Sanchez qui finit impeccablement. Doué d’un sens aigu du retour à l’envoyeur, Faudel sacrifiera son triplé personnel (passe magique de X6) pour offrir les lauriers de buteur à son avant-centre d’un soir. Un hat-trick qu’il manquera à nouveau de scorer avant la fin d’un match qui verra un nouveau penalty non sifflé sur la star brésilienne de la soirée. Poids plume, issu d’une école à tendance théâtrale sur les contacts, Neymar semble parti pour être victime du doute arbitral sur la véracité des coups qu’il reçoit. Pour le moment, on en sourit. On grimacera quand ça va commencer à coûter des points.

En roue libre en fin de partie, el Tata en profite pour prolonger ses envies de rotations de l’effectif. Pas ménagé depuis le début de saison, Piqué a droit à une dizaine de minutes de repos sur la fin. Souvent fustigé, le banc Blaugrana avait quand même de la gueule avec les entrées de Busquets, Iniesta et Pedro, dans un contexte où Alba, Mascherano, Puyol et Messi se trouvent en tribune. Les feux sont donc tous au vert avant la trêve internationale. Tant mieux, car un gros programme attend les Catalans sous quinze jours. Déplacement à Osasuna sous la menace du virus Fifa, puis les deux tests majuscules face au Milan et au Madrid. S’il vous plaît les gars, vous pétez pas en sélection…

 

On passe à la notation.

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Le CLIENT

 

Face à ses responsabilités, Neymar a fait le job et le spectacle. Dans le coup sur les quatre buts (2 avant passes, une passe, un but), victime de deux pénos oubliés, il n’en a pas oublié de se mettre le public du Nou dans la poche par le geste, talonnades à l’appui. Si sa présence permet d’envisager sans peur les matches sans Messi, leur association fait saliver chaque jour un peu plus.

 

Nominés dans la catégorie : Aussi saignant qu’un steak tartare, Faudel a justifié, de haut de son doublé et de son assist, le titre de jugadorazo dont il s’est auto-affublé il y a peu. Moins concret que Cesc avant la pause (mais plus présent, c’est leur paradoxe), Xavi s’est déployé aux avant-postes le match avançant, avec l’impact que l’on sait au tableau d’affichage. Fidèle à lui-même, on a vu Alves au four et au moulin, à l’origine de 3 des 4 buts. Enfin, une fois de plus, Bartra se montre en candidat plus que sérieux à un poste de titulaire.

Nomination partagée par l’ensemble de l’équipe de Valladolid, coach inclus, pour la philosophie mise en avant tout au long du match.

 

Le BIALES

 

Comme à Vallecas, Song s’est rendu coupable d’un match plus que correct, mais paradoxalement son profil confère moins de maîtrise dans le jeu que lorsque Busi est dans la place. Un drôle de sujet de réflexion pour el Tata.

 

Nominés dans la catégorie : Comme d’hab, pas omniprésent dans la construction, Cesc a balancé plusieurs passes laser qui auraient dû faire mouche. Une certaine maladresse de ses attaquants le prive de passes décisives et d’une meilleure notation. Battu de la tête sur le but, Adriano n’en a pas pour autant raté son match, tout comme Piqué, inquiétant au début avant de se reprendre progressivement. Drôle de soirée enfin pour Tello, à la peine dans le jeu et rarement sollicité, mais fulgurant en quatre actions dont deux ont fait ficelle.

 

Le CASPER

 

Exempt de reproche sur le but visiteur, Valdes n’a plus vu passer une occasion de se signaler dans le match.

 

Le CAGOLIN

 

Enthousiasmé par la rencontre, la rédaction, magnanime, se permet de souligner l’excellente performance d’ensemble par une absence de Cagolin. Si ça peut durer, on est preneur…

 

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Commentaires: 3
  • #1

    KARIM (dimadimaraja) (lundi, 07 octobre 2013 12:33)

    Très Bon papier comme d'Habitude ! et le " .... S’il vous plaît les gars, vous pétez pas en sélection ... " met tout le monde d'accord sur le fait qu'on attend le FCB de pied ferme en CL et durant le prochain Clasico, cette équipe pète la forme quoique affaiblie au niveau du compartiment défensif avec un Sakhiro dans le rôle du meilleure passoire défensive ...

  • #2

    KARIM (dimadimaraja) (lundi, 07 octobre 2013 12:34)

    Les amis, faudra penser à changer le fond de l'interface graphique de votre site ... Thiago ne fait plus partie du club (quoique je le regrette beaucoup :)

  • #3

    blograna (lundi, 07 octobre 2013 16:10)

    Ouais, on sait il faut qu'on s'en occupe. On le regrette aussi, on va essayer de mettre Neymar à la place. Merci en tout cas...

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