Betis-Barca : Copie Conforme

Liga BBVA : 13ème journée : Betis Sevilla – FC Barcelona 1-4

Estadio Benito Villamarin - Buteurs : Molina (90’) / Neymar (37’), Pedro (38’), Fabregas (62’, 78’)

Comme un air de déjà-vu. Pour sa douzième victoire domestique de la saison, le Barça de Tata a appliqué la même recette que lors des déplacements au Rayo et au Celta, pour le même résultat. Niveau de jeu poussif, manque de maîtrise, grand nombre d’occasions concédées et procurées, et un score sans appel. Le schéma pousse le bouchon jusqu’à détacher à chaque fois les mêmes joueurs au rayon Clients

It’s the same old Song. Il fallait bien que l’on craque un jour ou l’autre dans une vanne de bas étage sur le neveu de Rigobert. Apparemment, c’est aujourd’hui. Mais force est de constater, et Claude François ne nous contredira pas (lui qui s’est distingué par son œil éclairé, quoique moins sur la fin), qu’avec Alex titulaire en sentinelle, c’est toujours la même chanson. Il abat une grosse prestation au milieu, mais colore le visage de l’entrejeu Barcelonais vers une version plus directe et moins conservatrice du ballon. Soit l’exact contraire de l’impact de Busquets dans le rond central, pendule de l’équipe qui avait porté les Catalans lors des dernières rencontres. Au voisinage de la surutilisation, Sergi a bien mérité son weekend laissé libre par el Tata (surtout qu’on imagine bien Del Bosque aligner Busi deux fois 90 minutes lors des amicaux internationaux). Piqué est également exempté de déplacement, et qui a pu en profiter pour laisser reposer des adducteurs en surchauffe. Il fallait bien que Shakira finisse par faire augmenter les risques de Pubalgie…

Pour ce nouveau chapitre de son anthologie du turnover, Martino confirme en défense sa volonté de rôder des paires. Pour la 3ème fois depuis le retour de la Frisette, Puyol et Bartra sont bombardés systématiquement ensemble. Alves est fidèle au poste (lui qui mériterait aussi un peu de repos avant de se péter), et Montoya se substitue à Adriano à gauche. Placardisé contre toute logique depuis deux parties, Fabregas revient dans le onze, à côté d’un Xavi plutôt banal ces dernières semaines. Devant, Pedro est attendu au tournant et accompagne Messi et Neymar.

Le début de match Catalan frise l’abomination, les Blaugrana peinent à enchaîner deux passes et s’appuient régulièrement sur le pied de Valdes, constamment obliger d’allonger face au pressing betico. Les coéquipiers de Puyol souffrent de l’impact physique adverse, surtout Neymar, seul élément capable de faire la différence mais souvent mis en échec par son latéral, à la limite de la légalité mais avec la bénédiction de M. Gonzalez Gonzalez. Si l’on sent les Barcelonais capables de faire la différence sur leurs ballons de récup’, les deux meilleures occasions sont verdiblancas et sauvées par Valdes devant Molina. A chaque fois, le secteur défensif est à la peine et Bartra, qui se révèlera haut-la-main le meilleur de la ligne de quatre, se trouve à la limite dans le placement et la vitesse d’intervention. Pas vraiment fringant, le Barça laisse tant bien que mal passer l’orage des 25 premières minutes, et va plier l’affaire en 90 secondes. Neymar puis Pedro, coupables de ratés peu flatteurs devant Sara peu avant, vont punir un Betis qui ne méritait pas le 0-2 qu’il va ramener aux vestiaires à la mi-temps. L’ouverture du score, un immanquable plat du pied de Junior, braque la lumière sur l’efficacité du jeu direct de la paire Song-Cesc. Au prix d’un démarquage d’école, FabFab est servi dans le dos de la défense et décale Neymar en une touche. Du foot avec un grand F. Dans la foulée, Pedro y va de sa réalisation après un rush en solitaire de 70 mètres. En difficulté dans son match pour la place d’ailier droit face à Alexis, Pedro gonfle ses stats perso en se faisant une passe décisive pour lui-même. Habile.

Ça n’aura échappé à personne, le fait marquant de la première période reste la sortie sur blessure de Messi, blessure au biceps fémoral diagnostiquée le lendemain qui devrait élogner des terrains la Pulga jusqu’à la trêve. Le sujet étant sensible, Blograna se penchera dessus en profondeur dans les jours qui viennent…

Les Catalans reviennent sur le pré sans leur pygmalion mais avec les 3 points quasiment déjà ficelés au fond de la besace. Le tournure particulièrement propice des évènements ne va pourtant pas les extirper de leur torpeur, les dix premières minutes vont encore puiser dans la pénibilité. Valdes se couche deux fois sur sa droite, heureux de voir passer deux frappes au ras puis sur son poteau. Peut-être piqués dans leur orgueil ou simplement rappelés au minimum syndical qu’ils sont supposés assurer, les ouailles del Tata vont reprendre la main sur la rencontre, sans quitter une physionomie qui devient un classique en déplacement.

Comme au Rayo, comme au Celta, le Barça de Villamarin se montre emprunté dans le jeu et mis en danger sur sa base arrière, mais se fait livrer ses occasions de buts par camions 38 tonnes. Neymar retourne à son péché mignon dans la vendange de face-à-face, avant que la vérité ne vienne des ailes. Sursaut de ce bon vieux Guardiolisme, le troisième est une douceur sucrée de jeu à une touche. Exter du Don par-dessus la défense, remise instantanée de Montoya pour Fabregas qui pousse le cuir derrière la ligne. Signe de l’esprit offensif du moment, les Catalans sont alors 5 dans la surface contre un seul défenseur. Les situations se multiplient et Alves dépose le ballon du quatrième sur la tête de Cesc, qui se luxe le genou sur son extension. Comme au Rayo, comme au Celta, c’est un Barça poussif qui profite des contres et des espaces pour entasser les occasions, à chaque fois, les locaux ne déméritent pas mais se retrouvent au club-house la valise bien pleine. Mais on trouvera encore des supporters culés pour se plaindre de ce qu’ils ont vu alors que leur équipe en plante quatre à l’extérieur.

Magnanime, Alves offre sur le plateau d’une faute stupide dans la surface la possibilité au Betis de sauver l’honneur. Un but, sur péno certes, largement mérité mais Valdes n’aurait pas volé ce qui aurait été sa 8ème clean sheet de la saison.

Rayo, Celta, Betis, la prochaine titularisation de Song en déplacement dans le ventre mou donnera-t-elle lieu à une nouvelle goleada décevante en termes de jeu ? Les prochains voyage aux quatre coins de l’Ibérie se feront en tout cas sans Messi, au repos jusqu’à la trêve. Mais Martino a au moins répondu à cette interrogation : son Barça sait gagner sans son Ballon d’Or.

 

Place au Bulletin

 

Le CLIENT

 

Un peu juste sur les deux premières initiatives beticas, Bartra a de nouveau étalé une fiabilité rassurante. Vince Del Bosque vient de l’appeler avec la Roja. On n’est pas loin de le réclamer dans la charnière centrale n°1…

 

Nominés dans la catégorie : On sait désormais qu’il ne contribue pas à la possesion de balle traditionnelle, mais Song a été aperçu au four et au moulin. Et à l’origine de l’ouverture du score. Si le FCB tourne à 2-0 à la pause, c’est en grande partie grâce à V V, encore énorme. Des ouvertures millimétrées, un assist et deux buts, Fabregas’s the man…

 

Le BIALES

 

Solide au poste et impliqué offensivement, une passe déc’ à  la clé, Montoya en a quand même chié face au jeunot Vadillo. Il confirme cependant qu’il est une alternative plus que crédible, à gauche comme à droite.

 

Nominés dans la catégorie : Encore une fois danger n°1, Neymar continue à pêcher devant le but. Victime d’une tripotée de petites fautes non sifflées, il devra aussi changer d’attitude face à la mansuétude des arbitres envers ses adversaires directs. Pedro s’est montré décisif avec un but de grande chevauchée, mais aussi assez discret sur l’ensemble. L’implication habituelle pour Alves, pouce en l’air pour la passe décisive, pouce en bas pour le pénalty concédé. Match lambda pour Iniesta, appelé à la rescousse de Messi. N’a pas converti en but les cinq ou six ballons de contre qu’il a menés jusqu’à l’entrée de la surface, mais a mis Montoya sur orbite sur le 3ème, avec du cachemire.

 

Le CASPER

 

Xavi est transparent sur le terrain lorsque le Barça peine dans la conservation du ballon. Pas la peine d’en dire plus.

 

Nominé dans la catégorie : Retour à l’infirmerie et à la case inquiétude pour Leo.

 

Le CAGOLIN

 

Une fois de plus, Puyol n’a pas montré son meilleur visage (celui qui est difficilement perceptible entre ses mèches bouclées). Souvent un temps de retard, toujours en dessous dans la relance, il a encore tenté une bimbarolle inutile et dangereuse dans sa surface. Ses prestations ont au moins le mérite de faire ressortir le rendement de Bartra à ses côtés. Certainement son côté grand frère.

 

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