Barca-Grenade : les 4, à la suite

Liga BBVA, 14ème journée : FC Barcelona – Granada CF 4-0

Estadi Camp Nou – Buteurs ; Iniesta (sp 19’), Fabregas (sp 38’), Alexis (71’), Pedro(89’)

Pour ce qui devient une (bonne) habitude, et pour la sixième fois de la saison, le Barça du Tata noircit quatre cases du tableau d’affichage. Un règne sur le score qui ne se reflète pas dans le jeu, pour une équipe qui sortait peu couverte et non-vaccinée face à un virus Fifa qui a largement amputé son effectif. Un FCB au petit trot, donc, parfois chahuté mais une nouvelle fois implacablement létal, devant et derrière.

Chronique d'une joie ordinaire
Chronique d'une joie ordinaire

De notre froid côté des Pyrénées la récente pause internationale a marqué l’avènement de Mamad’ 1er et la festoyance au champagne d’une qualification acquise dans la sueur. Sur les versants ibérique des pics enneigés, le liquide à la mode était de type lacrymal, et coulait sur les joues de Valdes, genou rôti jusqu’à la Dinde du 25, Xavi et Alves pour une plus courte durée. Signe d’une équipe qui a plutôt tendance à bien se porter, l’absence prolongée de Messi ne fait même plus figure de souci en chef dans une attaque aux statistiques rondelettes. A l’inverse, l’idée d’un remplacement de Valdes par la Tresse ressemble plus  à de la spéculation qu’à un placement de père de famille (imaginez-vous appeler Stomy Bugsy à la rescousse parce que Superman a un empêchement…).

Tout adpete des rotations soit-il, el Tata n’a guère de choix à l’heure de coucher onze noms sur la feuille de match. Les absences d’Alves, Alba, Xavi, Valdes, Tello et Messi poussent même le mister a convoquer sur le banc les jeunes perles africaines de la Masia : Adama Traoré et Jean-Marie Dongou. Le premier n’a aucun lien avec les Traoré historiques de Ligue 1 (Sammy le Taulier ou Amara, pour les aficionados déchus du FC Gueugnon), le second n’a rien à voir avec les soirées de l’ambassadeur (pourtant réputées pour être l’expression du Dongou… OK, je sors). Quoi d’autre à souligner dans l’équipe de départ ? Les nouvelles titularisations de Bartra et Montoya, l’association Fabiniesta pas si commune au coup d’envoi, et le positionnement axial de Neymar.

Dans le camp d’en face, c’est le défilé des anciens de la Ligue à Fred Thiriez, qui doit se réjouir que la jeunesse de son championnat fugue pour aller jouer les bas-fonds du classement chez le voisin. Au rayon des « anciens clubs » des joueurs de Grenade, on a donc le plaisir non-feint de retrouver du Stade Malherbe, du Stade Rennais, de l’AS Nancy-Lorraine, ou du Arles-Avignon. Le Derby Lyon-Sté est même dans la place par le truchement de (Oh oh oh) Pape Diakhaté, que les supporters des deux clubs portent dans leur cœur et au panthéon des défenseurs centraux de la décennie. Aux côtés des vieilles connaissances, pourtant encore jeunes, El-Arabi, Brahimi ou Nyom, Dimitri Foulquier passe lui de la poignée de spectateurs d’Ernest Wallon avec France Espoirs à un Camp Nou aux trois quarts plein. Ce qui fait substantiellement un différentiel de 75 000 personnes.

 

Arrivé sur le tard sur Les Corts car dérangé en plein dessert par l’horaire Asia-friendly de la rencontre, le public n’inscrira certainement pas la réception de Grenade dans la catégorie «match inoubliable ». Les Blaugrana cherchent à faire la diff’ rapidement, mais les fulgurances aux 30 mètres se noient dans les hésitations des 20 derniers mètres. Iniesta et Faudel ont le coup de rein le plus franc, au contraire d’un Neymar qui semble avoir mal encaissé le jet-lag, et qui passe trop de temps dans le rond central. Après lui avoir refusé l’ouverture du score pour un « non laissage d’avantage », M. Mateu Lahoz offre à Don Andres l’occase de déflorer son compteur personnel cette saison sur pénalty. Plat du pied clinique pour le 1-0, qui sera suivi de sa copie 20 minutes plus tard. Dans un chassé-croisé entre celui qui obtient et celui qui transforme la sanction, c’est cette fois Fabregas qui conclue en lucarne. Avec deux buts d’avance, les Catalans peuvent gérer, et se font quelques frayeurs sur des frappes lointaines de Piti, dont une vient endommager la transversale du Chicano.

Le match quasiment déjà emballé sur la banquette arrière, les Barcelonais reviennent des vestiaires paisiblement et vont s’offrir une petite demi-heure pénible, à courir après le ballon. Souvent après Yacine Brahimi, d’ailleurs, qui a régalé dans le dribble et fait passablement souffrir Montoya. Malgré un ou deux ratés de Piqué, l’inquiétude ne plane que mollement, jusqu’à un rush de Nyom qui tergiverse des heures avant de choisir la frappe, sur Pinto qui sauve la maison. Au bout de la contre-attaque, Neymar décale Sanchez qui s’offre un nouveau grain en devançant la sortie de Roberto au prix d’une balle piquée et subtile. Comme on l’a déjà vu ces dernières semaines, le Barça manque de souveraineté mais brille dans les deux surfaces.

Le travail (moyennement) bien fait, Martino donne un peu d’air à Neymar et Faudel, et en profite pour offrir quelques minutes de piste aux étoiles à Traoré et Sergi Roberto, dont les dents rayaient le parquet depuis un moment. Cette réorganisation donne lieu à un schéma singulier, les locaux jouent avec deux ailiers collés aux lignes, avec un vide à la position de 9, que viennent alternativement occuper les membres du trident Fabregas-Iniesta-Roberto, dans ce qui ressemble à un jeu de pointe musicale.

Au terme d’un dernier contre, Pedro clôt la marque et sauve quelque peu un match difficile. Il peut remercier au passage Cesc pour l’offrande et el Tata pour lui avoir offert un rab de temps pour briller un peu.

 

On en reste donc à 4-0, score un brin faiblard si l’on se réfère aux standards de la journée, avec la manita du Real, le 7-0 de l’Atleti ou le rocambolesque 4-3 de la Real.

 

Les annotations ne sont plus dans la marge, elles sont ci-dessous.

 

Le CLIENT

 

Dans le bon tempo et toujours à l’impulsion du jeu, Iniesta a fait honneur à son brassard. Il a tout ouvert; la défense, le score, son compteur.

 

Nominés dans la catégorie : Quelques ratés mais encore une fois l’attaquant le plus en verve, Alexis s’est de nouveau montré à son avantage. Comme Bartra, une nouvelle fois excellent. Comme Fabregas, parfois inégal dans le jeu mais au top dans les stats : un péno provoqué, un but, une passe. Les arrêts qu’il fallait au bon moment, Pinto a mérité sa clean sheet.

Big up pour les entrées plutôt réussies de Sergi Roberto et Traoré.

 

Le BIALES

 

Des pertes de balle inhabituelles, un milieu qui subit le jeu, un match tout juste correct de la part de Busquets.

 

Nominés dans la catégorie : En difficultés face au feu-follet Brahimi, Montoya a quand même tenu solidement le poste. Idem pour Piqué, qui a vécu un match difficile avant de se reprendre dans la dernière demi-heure. Match sérieux d’Adriano, qui n’a pu s’empêcher de retourner à l’infirmerie à la fin de la partie. Enfin, pas vraiment dans le coup physiquement et pas souvent dans la zone de vérité, il a manqué un petit quelque chose à Neymar (mais pas la passe décisive).

 

Le CASPER

 

Nouveau match qui corrobore ses difficultés actuelles, Pedro a confirmé qu’il était un ton en dessous des autres. Le raté de la soirée seul aux 6 mètres, puis un but régénérateur. Pas sûr que Tello ne mérité pas rapidement de jouer à sa place.

 

Le CAGOLIN

 

Match poussif mais quatre buts inscrits, aucun encaissé, on ne va pas jouer les pères Fouettard.

 

On se retrouve à Dam dans la semaine. Red Light District…

 

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