Barça-Villareal : Neymar adentro

Liga BBVA, 16ème journée - FC Barcelona - Villareal CF 2-1

Camp Nou - Buteurs : Neymar (30'sp, 66') / Musacchio (48')

Une poignée de jours après avoir saigné à blanc le Celtic en Champions, le Barça a poursuivi sa belle semaine en enchaînant en Liga face au sous-marin. Une victoire portée par un doublé de Neymar, prolifique ces jours derniers, dans une substantielle difficulté, qui permet néanmoins de se détacher un peu plus, en tête du classement, d’un pâle Madrid ralenti à Osasuna…

Hors-sujet à Amsterdam, inefficace et sanctionné à Bilbao, supérieur mais poussif à Carthagène avant de régaler face au Celtic, le FCB a surfé, lors de la dernière tranche bi-hebdomadaire, sur les montagnes russes des impressions qu’il a laissé à son aficion. A priori de retour sur la pente ascendante, le onze de Martino devait confirmer l’embellie face à Villareal, fringant 5ème de Liga, avec la perspective prometteuse de mettre le Real, emprunté et tenu en échec à Pampelune, à 5 points au classement.

En cette fin d’année civile dans laquelle les absences prolongées de Messi, Alves et Valdes sont devenues la norme quotidienne, el Tata a pourtant innové dans sa composition. Adriano suspendu, le suspens n’a pas pesé lourd concernant l’identité des latéraux, Alba et Montoya encadre une défense centrale plus sujette à commentaires. Apôtre de la stabilité en charnière avec une confiance systématique au duo Piqué-Masch, Martino décide de troquer l’Argentin pour la révélation du début de saison. Autre innovation au milieu, Xavi est laissé au repos, au profit de Song aligné en 8,  dans un rôle qu’on l’avait vu endosser en Copa. Devant, Neymar rend le poste axial qu’il avait rentabilisé mercredi à Fabregas, et retrouve l’aile gauche, pendant d’Alexis à droite.

Coupables d’un pressing haut perché, avec une ligne de récupération de la gonfle gentiment installée dans les 40 mètres Jaunes, les Catalans entrent dans la rencontre avec les arguments habituels de leurs meilleures sorties. Proches de l’apoplexie, les banlieusards de Valence échappent une première fois à la noyade au bout de 6 minutes, lorsque Song défigure le poteau d’une frappe tout en finesse exécutée de l’angle des 6 mètres. Dominateurs (sans le fouet et la cagoule en cuir, cependant), les Blaugrana peinent à pénétrer dans l’antre d’un Villareal bien regroupé dans sa position de combat, autour de son central argentin Musacchio. Musacchio qui, outre un patronyme qui invite à participer à Movember, semble collectionner les soutiens à sa candidature pour une sélection avec l’Albiceleste.

 

La tente irrémédiablement plantée à l’entrée de la surface, le Barça lance en vain ses flèches vers le but d’Asenjo. Au rayon des bonnes idées, les permutations entre Cesc et Song, qui échangent position reculée et présence au contact de la charnière d’en face. Sur le côté droit, Alexis casse du rein mais enchaîne trop rarement par une passe ou un centre dangereux. Même constat pour Montoya, dont la présence répétée aux avant-postes débouche malheureusement sur des possibilités de centres mal exploitées. A défaut d’éclair de génie, les Barcelonais vont avancer l’argument de la persévérance, et vont pousser Villareal à la faute. Légèrement à l’intérieur de ses 16 mètres, Mario oppose son bras, les yeux fermés, au centre instantané de Jordi. Discutable dans l’intention, la main ne l’est pas dans les faits car elle anéantit clairement une situation devant les buts. Tout heureux de voir une ouverture, Neymar tranforme du plat du pied et donne l’avantage aux siens. Les occasions ne sont pas légion pour les locaux, mais ils contraignent un Yellow Submarine à la peine dans son propre camp, et semblent avoir fait le plus dur en prenant les devants.

 

Evidemment, c’était sans compter sur la légen…wait for it…daire fragilité catalane sur coups de pieds arrêtés. Entrés un peu cotonneux dans leur seconde période, les équipiers d’Iniesta sont surpris trois minutes après la reprise sur un corner. Musacchio, sur qui Omar Da Fonseca a visiblement placé un billet, arrive lancé au point de péno avec la délicatesse d’un déménageur, envoie Bartra au tapis et propulse au fond le ballon. Touché sur son Talon d’Achille, le Barça se voit renvoyé au pied de l’échelle, et va traverser un premier quart d’heure pénible à mesure que les Amarillos se découvrent des envies d’aller de l’Avent, comme les enfants le matin devant leur calendrier.

Retour à la case départ donc, les premières notes de la révolte vont venir de l’arrière, Bartra et Piqué poussant toujours un peu plus loin chacune de leurs remontées. Autour de l’impeccable aiguilleur Bisquets, le milieu passe la seconde avec plus d’impact de la part d’Iniesta, l’apport de Xavi entré à la place de Song, et de Cesc qui déserte sa position avancée. C’est des pieds de F4 que va venir la délivrance, suite à un ballon transversal dans la surface, Faudel se trouve seul aux 6 mètres, délaissé par une défense qui l’a cru hors-jeu. Auteur d’un contrôle du haut des cuisses qui le laisse moyennement bien placé par rapport aux buts, il choisit, à bon escient, de déposer le but tout cuit au milieu d’un plateau d’argent et de le tendre à Neymar, qui s’offre donc un doublé pas placé sous le signe de l’effort (un péno et un plat du pied à 2 mètres du but vide) mais qui pèsera certainement au décompte final. Assez discret jusque-là, Junior va finir le match en trombes, avec deux nouvelles occases dont un subtil échange avec Sergi Roberto qui finit sur la barre. Toujours sous la menace, le Barça finit le match entre d’énormes opportunités en contre et le risque de l’égalisation. Si Piqué intervient à deux reprises pour faire la police dans sa surface, certaines interventions sont moins inspirés de l’autre côté du terrain. Iniesta voit une volée du gauche quasi-parfaite repoussée par Asenjo. Montoya, lui, gâchera une paire de ballons qui auraient dû faire ficelle.

 

Toujours en difficulté dans ses ratios but/occasion des deux côtés du terrain, le FCB engrange une nouvelle victoire qui lui donne un peu d’air sur les Livides. Toujours bon à prendre. Seule ombre au tableau de la soirée, on attend toujours des explications de M. Iglesias Villanueva sur le jaune brandi à Neymar, pour ne pas avoir tiré son corner au sifflet. Le 5ème de la collection du Brésilien (dont la plupart était stupide) qui le privera du voyage à Getafe pour clôturer l’année, pour un match qu’il faudra donc gagner sans Messi et Neymar.

 

Retrouvez le Bulletin de Notes de la rencontre ici.

 

On se retrouve dans la semaine avec un tirage au sort de Champions, un voyage à Carthagène et un retour de 1/16ème de coupe.  

 

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