Atletico-Barça : Plat sommet

Outre nous donner le résultat d’un trophée doré ayant perdu le charme d’antan, le début de l’année 2014 nous offrait la « finale » de la phase aller en Liga. Une confrontation que les Blaugrana redoutaient au vu des résultats nuls de la Supercoupe aoutienne.

C’est peu dire que les colchoneros ont surpris leur monde en cette première partie de saison. Devenue l’équipe majeure madrilène grâce à quelques défaillances merengues, l’Atleti a fait un parcours quasi-parfait, à l’instar de son adversaire du soir. Drivés par el Cholo Simeone, qui a imposé un jeu dur (on se demande de qui il s'est inspiré...) agrémenté de joueurs techniques, et la réussite de Diego Costa, les habituels voisins viennent enfin créer une triangulaire en haut de la Liga.

 

De son côté, le Barça a repris du poil de la bête depuis le mois de décembre et voit son infirmerie se vider petit à petit. Pourtant, Messi, encore trop juste, et Neymar, aux intestins frêles, commencent sur le banc et sont attendus en dernière demi-heure pour faire tomber le mur des matelassiers. Avant leurs entrées, ce sont Pedro, Alexis et Cesc qui auront les manettes pour confirmer qu’ils sont une alternative viable au duo Leo-Ney. Derrière eux, le 8-type est aligné avec Masche pour compagnon de Piqué pour ce qui reste la seule place encore en question.

Surement le meilleur moment du match...
Surement le meilleur moment du match...

Pour ce match pour le titre de champion d’hiver avarié, le Calderon a fait le plein et porte bien son nom de « chaudron ». Les supporters rojiblancos ont donné de la voix 90 minutes durant pour pousser ses joueurs. Notamment dans le premier quart d’heure où le pressing colchonero et les décibels s’alimentent mutuellement. Quinze minutes où le Barça est sous pression. Cible numéro 1, Busquets perd une paire de ballons dangereux qui n’aboutissent pourtant pas en occasion franche. Dans ce laps de temps, seuls un rush d’Arda Turan et une frappe en pivot de Costa peuvent être instampillés action pseudo-dangereuse.

 

Mais après ce temps faste, le soufflé retombe. Les supporters du Manzanares ont beau chanter, ses joueurs ne suivent plus. Les Blaugrana prennent peu à peu le match en main, quitte à faire tourner pour gagner du temps et souffler un peu. Pedro et surtout Alexis  visiblement dans un jour sans, Cesc ne peut sortir ses passes éclair et redescend d’un cran pour jouer au ballon. En résulte une anémie offensive malgré une maîtrise globale. Pire, la plus grosse occasion est à mettre au crédit des locaux. Logiquement, c’est sur un corner que le danger arrive. Un ballon prolongé par Miranda plonge au second poteau mais Diego Costa n’arrive pas à le rabattre.

Usé par les coups portés à son genou, Iniesta, qui aura été le seul à impulser le jeu, sort au profit de Leo à la pause. Loin de son intensité affiché face à Malaga, Leo n’aura rien créé jusqu’à l’entrée à l’heure de jeu de Neymar. Attendue depuis l’annonce de la composition, l’entrée des deux sud-américains était censée mettre à mal des défenseurs fatigués par les appels incessants de Pedro et Faudel. Malheureusement, rien de ce plan n’aura été produit par les protégés de Tata. Même s’ils auront tentés quelques dribbles, Leo-Ney n’auront pas su faire la différence. Toutefois, Leo est à créditer des deux seuls tirs blaugrana cdangereux de la soirée, une tête trop décroisée à la suite d’une action avec Alba et un tir du gauche stoppé par Courtois.

 

Pendant ce temps, les hommes de Simeone auront défendu corps et âme, n’hésitant pas à utiliser Diego Costa comme un second latéral droit. Mourinho and Samuel Eto’o like this. Le néo-espagnol aura perdu beaucoup d’influx en défendant, parfois au-delà de la légalité. Peut-être ce qui lui aura manqué sur la seule alerte colchonera de la seconde mi-temps.

 

Au bilan, le match tant attendu de ce début d’année n’aura pas tenu des promesses. Après un premier quart d’heure intensif, les madrilènes auront défendu et attendu, à l’affut d’une contre-attaque qui n’est jamais venue, zaï zaï zaï zaï. De l’autre côté, les Blaugrana avaient espoir en l’entrée de leurs deux génies, qui n’ont pas eu le coup de rein suffisant. L’Atleti autour de la 75ème et le Barça en fin de match ont pourtant chacun eu une période faste près de la surface adverse sans pouvoir convertir leurs situations.

 

Avec 50 points, les deux équipes débutent la seconde partie de saison dos-à-dos, trois points devant le Real. Pour une Liga qui devrait, selon toute vraisemblance et les dires de Carlo Ancelotti, « se jouer à 100 points ». Le Barça est dans les temps.

 

As usual, vous pouvez retrouver ici le contondant bulletin de notes.

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