Real Sociedad-Barça: Répétition générale

Coupables de n’avoir pas sentencié la qualification au match aller, le Barça se déplaçait à Donostia avec un semblant de suspense. Anoeta croyait dur comme fer à la Remontada. Pendant une demi-heure, et encore. Le public a surtout assisté à une répétition des Monologues du Jugon.

Le 2-0 encaissé au Nou à l'aller ne laissait objectivement que peu d’espoir au Pays Basque. Seulement une fois dans son histoire, le Barça ne s’était pas qualifié après ce score, et c’était avant la Guerre Civile. Autant dire qu'il ne reste plus grand monde pour s'en souvenir... Pourtant, les txuri-urdin rêvaient de pouvoir renverser la vapeur pour s'offrir une finale Real-Real, qu'aurait très bien pu arbitrer M. Fernandez-Fernandez. Grâce au professionalisme affiché par Xavi & Friends, nous nous éviterons donc un douloureux affrontement entre le Real et la Real, sur fond de polémique sur la théorie du genre. 

 

En outsider complet (ou totalement non favori, pour faire plaisir à Patrick Montel le francophile), les Donostiens misaient sur un relâchement catalan et un turn-over de Tata pour inverser la tendance. Il n’en a rien été. Au lieu d’aligner une équipe bis comme habituellement lors des matches retour, le polo pistache a décidé de prendre ce match comme un répétition générale avant City. Mis à part La Tresse entre les poteaux, le reste ressemble bien à un onze-type, avec une composition inédite, une sorte de 4-2-2-2. Si la défense n’a rien d’étrange, avec Alba-Piqué-Masche-Alves, on ne peut en dire autant de l’animation offensive.  Busi et Xavi forment une sorte de doble pivote, avec leurs rôles habituels. Cesc et Iniesta se charge de l’animation et de l’impulsion offensives. Messi et Pedro sont en poste avant, avec Leo axial et Pedro alternativement sur les bandes, un coup à droite un coup à gauche (Eric Besson, si tu nous lis...). Evidemment, ceci est une composition papier, qui laisse libre cours aux permutations, parmi les quatre de devant.

Photo non contractuelle: Deux txuri-urdin sont hors cadre de cette image
Photo non contractuelle: Deux txuri-urdin sont hors cadre de cette image

Cette formation favorise bien sûr le contrôle dans l’entrejeu, et sied comme un gant à une configuration de partie dans laquelle les Blaugrana se présentent avec une avance de deux buts à gérer. Et le Barça va le montrer dans l’ensemble du match. A la 22ème, les Catalans arborent déjà fièrement 77% de possession de balle. Les longues conservations de cuir, ponctuées de gestes de grande classe, témoignent de la mainmise culé.

Le but de Leo à la demi-heure de jeu va accentuer la douleur subie par les basques à courir après le ballon. Sur une récupération à la ligne médiane, Messi se retrouve au cœur d’un hexagone txuri-urdin qu’il amène jusqu’à l’entrée de la surface. Une action magistrale où l’Argentin slalome entre les piquets basques. Pas d’égalité avec Tina Maze mais un but à la clé, avec une frappe cafouillée de façon coupable par Zubikarai.

 

Il reste encore une heure de jeu, ce qui fait tout de même soixante minutes sans intérêt. Sans revêtir une intensité folle, la seconde période va tout de même offrir de belles occasions dans chaque surface. Côté blaugrana, les actions viennent de jeu à deux. Tour à tour, Messi va jouer avec Iniesta pour une frappe trop croisée, puis avec Cesc pour une double parade du portier adverse et enfin avec Alves pour un long une-deux stoppé par Zubikarai.

Le danger sur la cage de Pinto vient plutôt d’actions personnelles, comme cette frappe magistrale que sort Vela, en pivot, à cinq mètres de la ligne de touche. Une lourde soudaine du gauche qui aurait mérité mieux que l’équerre du gérant de Wahin Makinaciones. Les deux autres alertes sont amenées par Griezmann. Sur une longue passe de Vela puis un centre de Canales, le Français est successivement mis en échec par Mascherano et La Tresse. Le futur mondialiste (Dédé, n’hésite pas à le prendre pour les matchs amicaux) est récompensé de ses efforts en fin de match sur une frappe puissante du gauche à la suite d’un centre en retrait de Chory. Un score de parité assez juste sur le nombre d’occasions franches en seconde période. Un peu moins si on regarde la maitrise globale des Catalans.

 

Si le match n’avait pas un intérêt quand à l’identité du qualifié, il aura permis à Tata de tester une nouvelle approche. Le schéma testé n’est surement pas anodin, pas moins que la substitution de Xavi par Song pour un vrai doble pivote ou celle de Pedro par Alexis. Il n’est pas impossible que cette formation soit ressortie à l’Etihad Stadium la semaine prochaine. Voire même qu'elle devienne un classique en Champions, avec Neymar et Leo devant et des cartouches nommées Alexis et Pedro sur la touche. Ca fera moins marrer les adversaires que Cuenca et Afellay...

 

Pour la notation unilatéralement bienveillante, c’est par là.

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