Barça-City : Juste une mise au point...

Ligue des Champions, 8ème de finale retour:  FC Barcelone - Manchester City 2 - 1

Estadi Camp Nou - Buteurs: Messi (67'), Alves (90' + 1) - Kompany (89')

Cette semaine, le Barça a cultivé son côté bipolaire. Après une purge à Valladolid, les blaugrana ont ressortile jeu qui était le leur pour achever City, grâce à un sursaut d’orgueil de ses jugones.

On prédisait l’enfer au club catalan quand le tirage au sort a décidé d’apposer face à face les petits papiers « FC Barcelona » et « Manchester City ». Finalement, l’hôte du match retour n’aura que peu souffert sur l’ensemble des deux confrontations, en montrant l’écart de niveau qui le sépare encore des Citizens.

Après avoir aligné un 4-4-2 sujet à la maitrise du ballon à l'aller, Tata a repris les mêmes joueurs, à Neymar près, pour une animation plus classique. Un retour à un 4-3-3 habituel, avec Iniesta en pendant gauchiste du Brésilien à crinière. Une composition plus à même de faire le boulot, l'idée étant de tuer le match d’entrée et régler les 3% de suspense qu’octroyaient les statistiques UEFA aux anglais.

D’emblée, on est pas loin du scénario rêvé. Après 20 minutes, le tableau d’affichage est miraculeusement vierge. Kompany a sauvé sur sa ligne un rush dantesque de Messi. Alors que monsieur Lannoy a préféré rester stoïque devant une faute nette de Lescott sur La Pulga, avant d’annuler un but de Neymar pour un hors-jeu contestable du passeur Jordi Alba.

Montrée du doigt à l’aller, la thèse d’un arbitrage pro-Barça est mise à mal en ce début de match. Pas sûr que ce soit suffisant pour ôter ce leitmotiv de nombreux suiveurs du ballon rond. Surtout qu’en fin de match, le référé prendra soin de montrer que ses erreurs relèvent plus de l’incompétence en oubliant une faute intra-surfacique de Piqué sur Dzeko. Pas de quoi améliorer l’image de l’arbitrage français, grand absent de la prochaine Coupe du Monde.

Après ces péripéties, le rythme effréné du début de partie va se relâcher une double demi-douzaine de minutes. Avant que la première mi-temps ne se finisse dans une orgie d’occasions. Joe Hart sera le plus sollicité. D’abord sur un tir de Neymar consécutif à un dribble occipital sur Kolarov puis sur une belle frappe de Xavi. En revanche, le gardien des Three Lions est dépassé sur une action menée de pied de maitre par Messi. Servi excentré sur le côté gauche, Ney se joue du gardien dans la position connue sous le doux nom de « Pauleta 2004 ». Mais Fernandinho a plus de réussite que Brahim Hemdani sur sa ligne.

En face, la seule vraie alerte est lancée par Samir Nasri. Sur une remise en talonnade aérienne du David Silva, surnommée « passe Zlatan », le Marseillais rate sa reprise de volée qui finit sereinement dans les bras du Double V. Un peu juste pour une équipe censée remonter deux buts, et venue avec un seul véritable attaquant au Camp Nou.

 

Le passage au vestiaire n’altère pas la frénésie du match. Tout proche de sentencier le match dès son entame, le Barça commence à avoir peur même si le danger semble loin. La partie est un festival d’actions, soutenu par une justesse technique parfaite. Un véritable régal pour les yeux, un brin moins pour le cœur, jusqu’à ce que Messi ne soit récompensé de ses efforts.

Après un raid solitaire qui connaitra un sort métallique, Leo se reprend après l’heure de jeu sur un service de Cesc cafouillé par Lescott. La Pulga efface Hart d’un piqué extérieur du pied gauche. La renaissance d’un Leo plus vraiment à son niveau en 2014 et redevenu le temps d’un match proche de son meilleur.

Avant cela, les Citizens auront eu plusieurs fois l’occasion d’ouvrir la marque. Dzeko, rentré à la pause en lieu et place d’un Agüero fantomatique, va faire briller Valdes. D’abord d’une frappe mollassonne du droit avant une tête puissante promise à une trajectoire sous la transversale.

Très actif dans le second acte, les Citizens ont manqué l’occasion d’apporter un peu de suspens dans la fin de la partie. Mais, malgré le but de Messi, les Anglais ne renoncent pas. Mais la faute non punie par le corps arbitral sera le coup de trop. Zabaleta, excédé, visiblement énervé d’avoir pris des sessions par El Cerebro tout le match, s’en va dire ce qu’il en pense à monsieur Lannoy, qui l’envoie prématurément dans les entrailles de l’Estadi.

Les Mancuniens sont finalement récompensés de leurs efforts en toute fin de match. Kompany , à la limite du hors-jeu, prolonge une tête de Dzeko dans les cages de VV. Mais l’orgueil Barcelonais, personnalisé par Dani Alves, ne laissera pas ce match sans victoire. Servi par Iniesta, coupable d’une énième mise à l’amende, le carioca fusille les défenseurs citizens avant d’aller célébrer de manière démesurée ce deuxième but. Une célébration qui fera malheureusement parler d’elle, même plus que l’écrasante victoire du côté de Madrid.

 

En proie aux doutes et à de nombreuses critiques, le Barça s’est clairement rassuré sur son potentiel. Une embellie qu’il faudra prolonger dans une semaine au Bernabeu pour ne pas voir s’envoler la Liga. Et aussi au début du mois d’avril pour accrocher à nouveau le dernier carré des Grandes Oreilles.

 

Pour la notation, c’est .

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