Espanyol-Barça: Pas de remaniement

Liga BBVA, 31ème journée: Espanyol Barcelone - FC Barcelone 0-1

Estadi Cornellà-El Prat - Buteur: Messi (77' sp)

A l’inverse de nombreuses mairies françaises, la Liga n’aura pas connu de renversement à sa tête. Pourtant, le Barça avait fait sa part du travail à Cornellà. Non sans mal, ni polémique. Au terme d'un match âpre, le déclic est venu d’une action litigieuse sur laquelle l’arbitre aura finalement sifflé une main claire de Javi Lopez. Avant cela, les Pericos auront souvent flirté avec la limite de l’agressivité, avec la bénédiction de l'homme en noir.

Gérer la dernière ligne droite de Liga et préparer l'imminent quart aller de Champions... C'est le cul bancalement posé entre ces deux chaises que le Tata aborde ce derby, crucial pour les trois points qu'il a à distribuer, mais piégeux pour les chevilles Blaugrana qui pourraient rester sur le bord de la route, près d'un sinistre rond-point de Cornella El Prat. Ayant déjà joué du turnover mercredi face au Celta, Martino avance donc un onze quasi-type, hormis Iniesta ménagé pour sa cuisse, et Alexis laissé sur la touche au profit de Pedro.

Selon la rumeur, James et Jason Derrick auraient signé à l'Espanyol
Selon la rumeur, James et Jason Derrick auraient signé à l'Espanyol

L’autre grand absent de la feuille de match est évidemment le Double V, auquel ses collègues ont rendu hommage via un tee-shirt de soutien. Après ces amabilités bien pensantes (mais dont le graphisme à base d'images ClipArt laisse sur leur faim les amateurs de chefs d'oeuvre), les Blaugrana rentrent dans la partie pied au plancher. Alves régale sur son côté droit et distille les bons centres, souvent en diagonale pour son compatriote à crête. La dangerosité va aller crescendo. La tête initiale de Neymar est captée aisément par Kiko Casilla, qui voit avec joie passer celle de Messi au-dessus de sa barre juste après. Moins serein, le quasi-homonyme d’Iker est dépassé sur un centre léché d’Alves que Neymar vendange au-dessus, incapable de dominer du gauche la puissance de l'offrande.

 

Ce sera le dernier frisson sur la cage perica. Après cette génèse enlevée, les gardiens seront laissés plutôt tranquilles. La faute à une bataille rugueuse dans l’entrejeu. Les nombreuses interventions de l’Espanyol sont signalées par monsieur Clos Gomez qui reste assez permissif quand il s’agit de sortir les biscottes. M. L'arbitre n'est visiblement pas amateur de Cracottes, ni de Krisprolls L’exemple parfait est celui de Simao Sabrosa, ex-futur grand, qui s’essuie les pompes sur les chevilles d’Alves puis de Xavi, en l'espace de deux minutes, mais qui passe inexplicablement entre les mailles du filet.

A la vaillance de Victor Sanchez, clairement le meilleur local samedi, le Barça répond par la justesse de Xavi et Busquets. Surtout celle de ce dernier, qui frôle parfois le danger mais plonge souvent ses adversaires dans l’humiliation. Deux fois, les pericos vont être les témoins de la dentelle technique du Barcelonais. Une fois sur un grand pont à l’orée de la surface sans soutien, l’autre sur une merveille d’enchainement rateau-petit pont sur Victor Sanchez. Et on vous passe le double-contact et la roulette de la première mi-temps.

 

Mais à part ces quelques coups d’éclats, le match brille surtout par une intensité physique continuelle. Les changements se faisant attendre, les Blaugrana n’arriveront pas à créer le danger. Piqué crée une première alerte en prolongeant sur la barre un déviation de Busi sur corner. Le tournant du match intervient deux minutes après. Lancé en profondeur, Neymar contrôle du pectoral gauche (qui selon bon nombre de médias, fait partie du bras. Au ralenti, le doute est permis. Le doute, pas l'affirmation d'une main de Junior, même au bout de huit replay). Le ballon vient heurter la main de Javi Lopez, qui sautait pour contrer, ce qui empêche le Brésilien d'enchaîner. Placide, Messi joue le contre-pied et balance une grande bonbonne d'oxygène dans les poumons de ses coéquipiers, dirigeants et supporters.

Une polémique pousse l'autre, comme souvent. Lancé derrière la défense par Iniesta, Messi tente de lober Kiko Casilla, sorti à l’aventure. Ce qui devait arriver arriva. Arrivé plein badin les mains en l’air, pour ce qui n'est pourtant pas un hold-up, le gardien ne peut que toucher le ballon du gant (de néoprène, pas de velours, pour une question d'adhérance), annihilant une occasion claire de but. L’arbitre applique bêtement le règlement et l’expulse. Aguirre ayant opéré les trois changements, c’est un défeseur, Javi Lopez qui prend place dans les bois.

 

Bizarrement, dans les dix minutes restantes, le Barça ne tentera que deux frappes cadrées contre le portier novice. Pourtant, à quelques reprises, les joueurs auront des situations de tir susceptibles d'inquiéter l'intérimaire de la cage blanquiazul. Mais il faudra donc se stresser jusqu’au bout et une relance hasardeuse de Masche récupérée par Piqué.

 

Avec le recul, el Tata peut remercier Lionel Messi d’avoir transformé avec calme le pénalty obtenu par Neymar. Hormis lors des vingt premières minutes, les Blaugrana n’auront pas su se créer d’occasions franches, gêné par le pressing incessant de leurs adversaires. Etrangement, Martino n’aura pas utilisé ses changements pour amener un nouveau souffle dans une seconde mi-temps sans occasion franche avant le tir aux 11 mètres. Attendues plus tôt, les entrées d’Iniesta et d’Alexis auront finalement été postérieures au but décisif.

A l’arrachée, le Barça ramène donc les trois points en ville. Malheureusement, les Madrilènes ont fait de même. Notamment l’Atlético, adversaire ce mardi en Champions, qui a réussi à vaincre à San Mames, stade difficile pour les gros. Ce qui en impose, et donne du poids à leur candidature

 

Pour la notation, c’est ici.

Écrire commentaire

Commentaires: 0

Vous aimez le style

de Blograna.com,

n'hésitez pas à

cliquer sur "J'aime"!

Un autre football est possible. Près de chez vous.

Si vous aimez Blograna.com, vous aller vous régaler sur Alterfoot.com

Passer le mot autour de vous....