Villareal-Barça : Leo et Sandro sont dans un sous-marin jaune...

Liga BBVA, 2ème journée: Villareal C.F. - FC Barcelona 0-1

El Madrigal - Buteur: Sandro (82') / Passeur : Messi

Pour sa première sortie, le Barça se déplaçait sur le terrain difficile du Madrigal pour y affronter Villareal. Un match où il a été question de patience et de confiance envers la cantera.

En ce début de saison, Luis Enrique semble vouloir imposer sa patte et montrer ses convictions. Privé d’Iniesta, blessé de dernière minute, Lucho a décidé de donner sa chance à Rafinha, dans un poste plus adapté à ses qualités, au lieu de faire jouer Xavi. Le pari de la jeunesse qu’il a confirmé en reconduisant Munir, séduisant face à Elche, puis, plus tard, en faisant rentrer Sandro quand le score était encore vierge. Un choix fort du nouvel entraineur barcelonais, qui met en œuvre sa volonté d’intégrer les joueurs de la Masia à son effectif et pas uniquement pour jouer les faire-valoir.

 

Hormis cette patte jeune, le onze blaugrana ne recèle aucune surprise avec les meilleurs joueurs disponibles à leur poste. Une composition qui fonctionne plutôt bien dès le début du match. La circulation est fluide et la possession est immédiatement catalane. Villareal n’aura même pas fait illusion d’essayer de jouer. Dès le coup d’envoi, le sous-marin jaune est garé devant le but d’Asenjo, en espérant qu’aucun obus barcelonais ne transperce sa carlingue. Devant, Jonathan Dos Santos et Cheryshev sont sevrés de ballons, qui arrêtent leurs courses dans les pieds de Busquets et de Rakitic, à moins qu’ils n’échoient à Piqué. La seule frayeur pour Carlos Bravo est une reprise du genou gauche de Victor Ruiz sur un corner. Bien maigre pour l’hôte de la soirée.

Où tu vas Sandro? Leo est de l'autre côté
Où tu vas Sandro? Leo est de l'autre côté

De l’autre côté, Rakitic et Dani Alves se régalent côté droit mais le Brésilien vendange tous les décalages par des centres à la précision douteuse. Munir, absent des débats, et Pedro, bien trop maladroit, Messi est obligé de se débrouiller tout seul pour créer le danger. Ce qu’il fait plutôt bien et sans trop de problème.

 

Jusqu’à l’heure de jeu, toutes les actions ont comme dénominateur commun La Pulga. Soit quand il prend sa chance sur coup-franc, en trouvant à deux reprises les gants salvateurs d’Asenjo, soit quand il envoie ses potes face au portier adverse. Malheureusement, tous échouent à apposer l’épithète ‘décisive’ à ses dernières passes. Pedro aura été le plus prêt de conclure sur une belle frappe du gauche, avant de gâcher une paire d’occasion.

La rentrée de Neymar va apporter des solutions annexes et créer la confusion dans la combattive défense jaune. Mais il y a toujours un pied, une jambe ou les mains d’Asenjo pour détourner ou contrer les frappes blaugrana. Hargneux derrière, Villareal est quasi-inexistant devant mais les poteaux de Bravo va trembler par deux fois, avec Mathieu dans les mauvais coups. Il détourne d’abord un centre sur le montant droit avant de se percer sur un dégagement qui rampe jusqu'aux pieds de Pina avant d’heurter l’homologue de gauche.

 

Une frayeur passagère pour un Barça qui accule le sous-marin dans les bas fonds de sa moitié de terrain. Junior et D10S font des misères et le premier manque de marquer sur un service un peu trop tardif du second, après une merveille d’ouverture de Dani Alves. La délivrance vient naturellement de Leo. Servi à l’entrée de la surface, il s’amuse de Victor Ruiz et d’Asenjo avant de servir Sandro, qui n’a plus qu’à conclure. Si le canterano est bien inspiré d’être à la réception du centre, il est moins lucide au moment de fêter son but. Aussitôt le ballon rentré, il va fêter le but en solitaire au lieu de se diriger vers Messi. Une action bizarre pour un enfant de la Masia, qui a dans ses codes d’aller remercier le passeur après un but, surtout quand celui-ci a tout fait et encore plus quand il porte un numéro 10 dans le dos…

 

Pas forcément performants devant le but et assez peu efficace, le Barça finit par s’imposer par abnégation pour obtenir un résultat logique au vu de la domination blaugrana. Une victoire qui positionne le club seul en tête de la Liga et qui fortifie Luis Enrique dans ses choix. Un bon début qu’il faudra confirmer dès le retour de la trêve internationale et la réception de l’Athletic.

Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    blograna (mardi, 02 septembre 2014 13:56)

    Pour compléter sur le "cas" Dani Alves :
    Les deux centres les plus dangereux de Dani ont été ses 2 centres en retrait en seconde période, lorsqu'il a débordé et est entré dans la surface.
    Depuis 6 bons mois, son entêtement à balancer ses centres, arrêté depuis les 20-30 mètres (ce qu'on pourrait appeler une "Willy Sagnol") est assez difficile à comprendre. Compte tenu de nos forces offensives et de nos gabarits, ces centres dans la boîte sont très peu efficaces, mais ils le seraient même si l'on était mieux équipé au niveau de jeu de tête.

    On peut regarder n'importe quel match, dans n'importe quel championnat, il doit vraiment pas y avoir photo si l'on regarde le pourcentage de centres dangereux selon qu'ils soient :
    - en retrait depuis l'intérieur de la surface ou le long de la ligne de but
    - dans la boîte depuis les 25 mètres (a fortiori, comme c'est toujours le cas pour nous, quand tout le monde est arrêté).
    C'est un cliché, le centre en retrait = l'arme absolue, mais ce n'est certainement pas pour rien.

    A l'inverse, ces centres "à la Sagnol", ça peut être bon d'en balancer 3-4 dans le match pour créer de la variété ou s'il y a vraiment un coup à jouer, mais sur le principe, ce n'est ni fait ni à faire. C'est typiquement l'action du latéral qui ne prend aucun risque, qui ne pousse pas ses actions et se cache à la fin du match derrière la stat de son nombre de centres.
    En comparaison, Jordi monte beaucoup moins qu'Alves mais combine mieux avec Iniesta/Neymar, pousse ses actions et a un ratio de dangerosité beaucoup plus élevé que Dani. Pour aller plus loin, une des qualités de Montoya est ses appels de balle, il est toujours très pertinent dans ses choix et ses intentions, même s'il pêche beaucoup trop dans le geste final. N'est-il pas préférable de voir Montoya déborder 6 fois, pour ne réussir que 2 centres, que voir Alves s'arrêter constamment aux 20 mètres pour envoyer ces ave Maria dans la surface, dont il ne sort jamais rien ?

    Pour finir, ce n'est pas un problème de qualité (quoique), mais surtout un problème d'intention. On joue contre des bus, chaque joueur doit apporter un décalage, provoquer, créer quelque chose pour amener du danger. Débordement-centre en retrait, on est à 100% dans cette prise de risque. Centre des 25 mètres, on est complètement dans la non plus-value.

Vous aimez le style

de Blograna.com,

n'hésitez pas à

cliquer sur "J'aime"!

Un autre football est possible. Près de chez vous.

Si vous aimez Blograna.com, vous aller vous régaler sur Alterfoot.com

Passer le mot autour de vous....