Barça-Atlético: Des hauts après débats

Liga BBVA, 18ème Journée : FC Barcelona - Atletico de Madrid 3-1

Estadi Camp Nou - Buteurs : Neymar (11'), Suarez (34'), Messi (86') // Mandzukic (56', sp)

Passeur : Messi

Le Barça a terminé une semaine difficile de la plus belle des manières, une victoire probante au Nou contre l’Atlético. La même équipe qui était venue chercher le titre sur ce terrain en juin dernier. Un beau dénouement après le remue-ménage des départs de Zubi et Puyol et le contentieux entre Messi et Luis Enrique.

 

Honnêtement, ce dernier point aura été difficile à voir sur la pelouse hier soir. Dans l’équipe de gala alignée par Lucho, Leo était aligné sur le flanc droit comme à ses débuts. En s’y tenant et en faisant un travail défensif inhabituellement important, D10S a tenu à prouver qu’il pouvait encore se dévouer pour le collectif.


Dans ce onze, qu’on pourra qualifier de « type » même si Enrique ne l’avait aligné qu’une seule fois dans l’année parmi ses 26 compositions différentes, on retrouve logiquement Piqué et Masche en défense, entourés des latéraux AA (aucun lien avec l’Amicale de l’Andouillette), ainsi qu’un milieu Busi-Rakitic-Iniesta logique en l’absence de Xavi, derrière le MSN.

 

Un trident offensif qui a largement contribué à la victoire en plantant, comme contre le PSG en Champions, un triplé. C’est Neymar qui dégaine en premier avec un but de renard. Après un service de Messi que Suarez n’aura pu que dévier du bas-ventre, Junior tacle et ouvre le score dès la 12ème minute dans un début de match haletant. Après avoir soigné une cheville ensanglanté par un tacle rude de Gimenez et bizarrement laissé impuni, le Brésilien va rater la plus belle action de la soirée, à nouveau à créditer au MSN, dans l’ordre. Une relance du premier sur le côté droit avant de décaler le deuxième qui se joue de Gimenez via un grand pont avant de déposer un centre délicieux sur la tête du dernier. Malheureusement, la coiffure horrible de Neymar ne pourra que propulser le ballon hors du cadre. Ce n’est que partie remise pour la 35ème. Lancé par Rakitic, Messi fait la différence grâce à un contrôle mi-poitrine mi-main et s’en va décaler habilement Suarez qui conclue d’un plat du pied plein de sang-froid et de classe.

 

Jusqu’à l’heure de jeu, le match est un spectacle de haut vol et de grande intensité. A la fulgurance de la triplette offensive du Barça, qui ne compte pas dans ses rangs Philippe Quintais et Philippe Suchaud, l’Atléti répond par une présence physique à toute épreuve. A la limite du politiquement correct, comme nous ont habitué les protégés du Cholo Simeone. Dans l’œil du cyclone, Juanfran et ses coups à répétition sur Neymar, Gimenez et son tacle horrible sur la malléole de Junior et Mandzukic dans son corps-à-corps plein de testostérone avec Sergi. Etonnement, aucun rouge n’est sorti par monsieur Undiano Mallenco malgré les neufs jaunes distribués.

 

Un arbitrage plutôt mauvais du référé qui va changer le cours du match. A la tombée d’un corner, Jesus Gamez tente un dribble sur Messi dans un duel à haute connotation christique. Le latéral gauche, qui aura envoyé du bois 90 minutes durant, s’écroule après que Leo l’a effleuré. Un comble. Mandzukic profite de l’aubaine pour envoyer une mine sous la barre de Claudio Bravo, pas vraiment inquiété jusque-là.

 

S’en suivra une demi-heure moins palpitante. Surtout, le match est haché avec six avertissements sortis de la poche de l’homme en noir. L’ambiance est étrange. Le Barça est tiraillé entre l'envie d'aller marquer le troisième but salvateur et celle de ne pas encaisser un pion horrible. Sur un service bien vu mais un peu mollasson de Mandzukic, Claudio Bravo vient empêcher Torres de rééditer sa performance de cette putain de demi-finale 2012 avec Chelsea.

 

Finalement, à l’orée de la prolongation, Messi va ajouter un but à sa performance. Après une merveille de transversale d’El Pistolero, Leo sollicite le une-deux avec Rakitic. Après un petit cafouillage, l’Argentin se relève pour venir crucifier Moya et l’Atlético. La célébration qui suit le but est l’emblème de la soirée, le trio MSN bras dessus-bras dessous. Et ce n’est pas pour rendre hommage à la marche parisienne pour Charlie.

 

L’image est forte et symbolique du Barça de Luis Enrique. Dans sa période Guardiola, l’équipe catalane était érigée comme symbole du beau jeu. Et c’était une équipe de milieux de terrain avec la toute puissance du trident Busquets-Xavi-Iniesta. Dorénavant, toute l’équipe est vouée à faire briller son trio offensif. Bien sûr, la Pep Team avait son MVP, qui avait scoré un triplé à Wembley. Mais ce jour-là, les passeurs s'appelaient Sergi, Xavi et Andres. Dimanche soir, hormis Rakitic sur le dernier but, les trois actions ayant fini au fond ont été l’œuvre intégrale des trois de devant.

 

Ce MSN qui semble de mieux en mieux s’entendre et qui peut laisser quelques espoirs au monde culé dans une passe morose hors-terrain et dans une saison footballistique difficile.

 

Les notes sont déjà là.

 

 

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