Le XI de l'année de Blograna

Puisque la FIFA a encore fait n’importe quoi (en laissant les joueurs s'élirent eux-même dans un grand bain de copinage, d'hypocrisie et de non-froissage d'égo des voisins de vestiaires), on prend le relais pour vous filer une équipe-type qui tient la route, avec des vrais latéraux et une défense centrale qui passe son Mondial à faire autre chose que pleurer.

 

 

 

Manuel NEUER

Le finaliste du Ballon d’Or 2014 est donc le meilleur joueur de la planète, hors les deux extraterrestres qui amènent le football dans un monde de statistiques exorbitantes. Sous ses airs de jeune teuton coincé, Neuer a révolutionné le poste de gardien pendant que ses potes se chargeaient d’aller planter les pions pour ramener le trophée à Angela. Des sorties innombrables et des arrêts de roc. On se souvient pêle-mêle de son rôle de libéro face à l’Algérie ou l’ultime parade face à Benzema, mais aussi sa sortie équivoque face à Higuain, peut-être sa seule erreur de l’année. Bref, le rempart que vous adoreriez mettre entre vos poteaux. Depuis Berlin en 89, on n'avait jamais aussi bien caractérisé l'idée de Mur...

 

Philippe LAHM

Capitaine de la Mannschaft victorieuse et relais de Herr Pep au Bayern, Lahm est l’archétype du latéral parfait. Une défense de fer allié à une vision du jeu et une précision de passe qui avait amené Guardiola à le promouvoir au sacro-saint poste de milieu. Mais pour le XI de l'année, on le met sur le côté, car c'est lorsqu'il est repassé dans sa position naturelle que l'Allemagne est devenue invincible.

 

Diego GODIN

Dans un monde parfait, on voudrait que ses défenseurs aient la classe du Kaiser Beckenbauer ou du Président Laurent Blanc. Oui mais voilà, dans la vraie vie, on a besoin de types un peu crades. Surtout quand on veut gagner le titre en Liga et en Champions et que son équipe est coachée par Simeone. Godin, c’est ça, c’est l’essence du Cholo dans un central de métier. Des interventions musclées, des coups pas toujours propres et un jeu de tête qui vous fait gagner le championnat sur le terrain du Nou la dernière journée.

 

Sergio RAMOS

Bon OK, CR7 a fait le mariole sur le plateau de Zurich mais le vrai sauveur de la Decima, c’est lui. Sans son coup de boule à la 93ème, on aurait peut-être célébrée le Ballon d’Or de Diego Godin hier soir. Oublié son horrible pénalty en demi-finale de Champions en 2012, SR4 en 2014, c’est du propre et des duels gagnés et désormais sans son lacet déguelasse dans les cheveux. Une saison énorme, même si un de ses reins se trouve toujours dans le rond central d'une pelouse brésilienne. Merci Arjen...

 

Filipe LUIS

Ouais, Filipe Luis, c’est pas super hype comme nom et comme joueur. Par rapport à ses collègues Alaba et Alba, le néo-blues est vachement moins porté sur l’apport offensif. Répondant à la même règle que son ancien compère Godin, Luis est avant tout un défenseur avant d’être un latéral des temps modernes. Comme en témoigne sa double nationalité, le Brésil pour le côté Roberto Carlos et la Pologne (si si, le mec s’appelle Kasmirski) pour le côté rugueux. Seul bémol, c’est lui qui a hérité du lacet de Sergio Ramos. Il n'était pas dans les 23 brésiliens à la Coupe du Monde, ce qui au final est un avantage à l'heure du bilan de sa saison.

 

Javier MASCHERANO

Tout le peuple albiceleste vous le dira, la star argentine du Mondial, c’est lui. Si Di Maria, Messi et consorts se sont amusés en poule, le reste du boulot est l’affaire du Jefecito. Un concentré de grinta, de dévouement à la cause et de relances propres. Tout ça condensé dans à peine 175 centimètres qui se permettent quand même d’aller piquer la gonfle à tous les grands gabarits. Et les supporters culés, en 2014, sont à peu près d'accord avec leurs homologues argentins.

 

Toni KROOS

Plaque tournante du Bayern, de la Mannschaft, puis du Madrid, avec une régularité à haut rendement assez époustouflante. Son fait d'arme reste évidemment le 7-1 infligé à la Seleçao, ce jour-là, c'était Toni-les-yeux-bleus qui avait pris les armes... Un concentré de classe et d'efficiacité. Normal quand on avoue devant la terre entière avoir pour idole Johann Micoud.

 

Angel DI MARIA

Le grand artisan de la Décima, c’est Di Maria. Elu meilleur joueur de la finale de la Champions, l’homme à la face de rat est aussi celui qui aura produit le plus de jeu dans les phases finales. Echangé sur un caprice avec James Rodriguez, Angel a du mal avec Manchester United. Alors qu’il a brillé les six premiers mois de l’année et aussi lors du mois de juin, où son entente avec Messi a suffit à remporter les matchs décisifs. S'il ne devait rester qu'un "et si..." de cette World Cup, ce serait sans aucun doute "et si Di Maria avait pu jouer la finale"...

 

Lionel MESSI

Alors oui, Leo a passé une année 2014 en demi-teinte. Sauf que quand, lorsqu’on est flèche rouge, on domine outrancièrement les débats, quand on est un peu moins bien, on fait quand même la diff. S’il a été un peu juste pour apporter le supplément d’âme pour gagner le trophée et faire taire Maradona, D10S a quand même planté sa cinquantaine de buts avec le Barça et enquillé les occases qu’il fallait avec l’Argentine pour atteindre la finale. Et ça, pas grand monde l’a fait.

 

Cristiano RONALDO

Depuis notre prisme pro-catalan, on retient souvent les défauts de ce monsieur. Ses célébrations outrancières, parmi lesquelles sont fameux ‘15’ ou sa course déshabillé en finale de Champions, ou encore son cri inapproprié lundi soir. Mais bon, CR7 est surtout le plus grand athlète du football actuel. Un gars capable de planter des pralines de loin, des coups de tronches supersoniques et d’enchainer les gestes techniques. En chiffres, c’est aussi 61 buts sur l’année civile et le record de but sur une saison de Champions avec un total de 17 pions.

 

Thomas MÜLLER

Entre les deux phénomènes du ballon rond, on tenait à mettre le fabuleux Müller. Thomas de son prénom. Pas aussi connu que Gerd, mais plus que Joël. Sans se montrer, l’Allemand en est quand même déjà à 10 réalisations en Coupe du Monde. Alors, personne ne s’en est rendu compte pour une seule bonne raison, le petit Thomas ne sait pas célébrer. Son seul geste est de lever les bras, comme quand votre tante gagne sur une quine au loto du village. Et à vrai dire, personne ne le remarque tout court. Pas assez technique, ni assez rapide pour être classé comme top player, Thomas Müller est toujours dans l’équipe qui gagne. Coïncidence ? Je ne crois pas.

 

Remplaçants:

Thibault COURTOIS

Derrière Neuer, il y a Thibault Courtois. La future tête de gondole de la confrérie des gardiens. Avec un gros tarin.

 

Mats HUMMELS

Tenir la défense de la Mannschaft avec Mertesacker comme collègue, c’est costaud.

 

Paul POGBA

La pioche est la révélation de la Coupe du Monde et confirme avec la Juventus. Un futur grand, s’il gomme ses gestes superflus. Et trouve un coiffeur décent.

 

Luka MODRIC

Désormais esseulé dans le rôle du ‘milieu de terrain hypertechnique à la sale ganache’ après le départ de Di Maria, Modric n’en reste pas moins ce qu'il se fait de mieux dans l'utilisation outrancière de l'exter du droit.

 

Yaya TOURE

Antithèse à la psychologie de Willy Sagnol, Touré Yaya reste quand même le seul Africain a se hisser dans le gotha du football mondial.

 

Arjen ROBBEN

Chauve qui peut !

Mais hyper décisif, il a permis à van Gaal de simplifier à l'extrême son schéma de jeu. Tous derrière, puis vous filez la balle à Robben. Le pire, c'est que ça a fonctionné.

 

NEYMAR

Sans ce vilain geste de Zuniga, Neymar aurait peut-être changé le cours de l’Histoire. Jusque-là, il avait tenu la Seleçao sur ses frêles épaules.

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