Barça - PSG : La Notation

Champions League, Quart de Finale Retour : FC Barcelona - Paris-Saint-Germain 2-0

Estadi Camp Nou - Buteur : Neymar (14', 34') /// Passeurs : Iniesta, Alves

Le CLIENT


Auteur de ses 5 et 6ème buts de la compétition, Neymar va se retrouver orphelin du PSG, sa victime préférée à qui il aura passé 5 pions dans les 4 affrontements. Aérien et tranchant, le Brasilou a pris la relève du guidon de l'attaque pendant le coup de moins bien de ses deux collègues du front. Outre ses habituelles chevauchées de funambule, en équilibre entre les lois de la gravité et l'entendement des possibles techniques, Junior a montré de la grinta, notamment sur la tête de son second grain. Le premier, lui, est un modèle d'exécution, ou comment faire vite et bien en peu de touches.


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Ecarté cette saison de la lumière des projos par le système d'Enrique, qui lui a fait troquer l'habit de lumière pour le bleu de travail, Iniesta a prouvé qu'il lui restait de la magie plein le coffre de son C15. Outre sa chevauchée qui a fait prescrire du Dolirhume (matin, midi et soir) au milieu parisien, le Don a joué juste et inspiré, avec ou sans ballon, avant d'aller s'économiser dès la mi-temps. Le développement durable...

Le 4-4-2 de Lolo White devait laisser de la liberté à un des latéraux, et sans surprise cela s'est passé côté Dani Alves. Pointé à qui voulait l'entendre par bon nombre de médias Français comme le maillon faible, l'Homme le plus Classe du Monde a mis le feu à sa bande pendant une heure, remplissant sa tâche et une partie de celle de Messi. Des récupérations hautes, des centres perspicaces (on lui assez reproché le contraire pour ne pas applaudir cette fois...), Dani a eu tout juste, avec ce ballon décisif pour la tête de Neymar (une combi certainement travaillée en Seleçao, avec le faux appel de Dave Luiz au premier poteau...). Par la suite, il est quelque peu tombé dans la facilité, se rendant coupable de gourmandises inutiles souvent punies de pertes de balles.

Preuve du règne de Busquets sur la Terre du Milieu, c'est à partir de sa sortie anticipée (à la 56ème, ce qui n'est pas arrivé souvent), que les troupes du Gondor ont perdu de leur superbe. Avant, ce fut un concentré du meilleur Sergi, de l'efficacité dans la récup' et de la suite dans les idées ballon au pied. Le tout à son rythme, sans trop accélérer.

Complémentaire comme au plus beau jour, le tandem Mascherano-Piqué s'est départi sans difficulté du couple de chevelus Urugayo-Suédois. Au risque de se répéter par rapport à quasiment tous les matches, Shakiro et el Jefazo se sont montrés sérieux, bon dans la lecture du jeu et dans les duels, appliqués dans la relance. Mais il faut dire que l'adversité était paradoxalement très soft.


Le BIALES


Latéral "sacrifié" pour couvrir l'attaque à deux pointes (peu affûtées) du PSG, Jordi Alba a du coup payé ses consignes de prudence dans le secteur offensif, avec moins de présence que de coutume. La mobylette s'est parfaitement acquittée du job défensif, mais là non plus on ne peut pas dire qu'il ait eu à défier le descendant direct de Garrincha... Il faudra quand même prendre 2 minutes pour expliquer le pourquoi de cette cup' à la Antho Griezmann.


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Comme les copains Andres, Sergio et Dani, Rakitic a envoyé les poumons pour agresser le porteur de balle adverse et provoquer des récupérations dans les 30 mètres de QSI. Moins brillant que d'autres dans les manœuvres de la sphère en cuir, le Croate a rempli son contrat sans en rajouter.

Entré pour la boring part de la rencontre, Xavi n'a pas su redonner un souffle de vie à une équipe qui avait décidé de ronronner jusqu'au coup de sifflet final. On retiendra donc son record de matches de LDC qui s'épaissit, qui s'épaissit.


Le CASPER


Abandonné par son coup de rein, Leo Messi n'a pas su dépasser le menu fretin de sa virtuosité technique de base. Peu en réussite dans ses dribbles, il a au final été assez discret. C'est donc avec un D10S en sourdine que le Barça avance vers les demies, sans pour autant avoir eu besoin de cravacher. Ce qui implique une double lecture. Flatteuse pour un FCB qui a su, à grands coups de transferts millionarios (mais pertinents), réussir sa course à l'armement pour réduire sa Messi-dépendance. Cruelle pour le PSG, qui n'a au final pas pesé face à une équipe qui n'a même pas déployé l'étendue de ses forces.


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Pas vraiment sollicité au Parc, ter Stegen n'a pas eu plus l'occasion de chauffer ses gants lors de la seconde manche. La soirée s'est en effet révélée assez incroyablement tranquille pour lui. De quoi faire montre une nouvelle fois de son aisance dans le jeu au pied.

Comme en huitièmes, Suarez avait plié le suspense à l'aller par un doublé, avant de laisser briller les copains au retour. L'ovation du Nou à sa sortie en dit long sur le poids de ses prestations dans la réussite actuelle des Blaugrana.


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