Barça-Bayern : La Notation

Champions League, Demi-Finale Aller : FC Barcelona - FC Bayern München 3-0

Estadi Camp Nou - Buteurs : Messi (77', 80'), Neymar (93')

Passeurs : Dani Alves, Rakitic, Messi

Le CLIENT


Sans grand suspense, Leo Messi emporte la timballe, et pourra la ranger à côté de la dignité de Jérôme B., l'autre trophée avec lequel il a quitté le stade mercredi. Déjà très fringant dans le petit périmètre au cours d'un premier acte au cours duquel il fut trop peu sollicité, D10S était visiblement dans la zone. Disparu des radars comme souvent en début de seconde mi-temps, il a finalement laissé exploser le génie contenu dans chacun de ses chromosomes pour faire la décision. Un doublé express, étiqueté d'anthologie, puis une autoroute offerte à Neymar pour le 3-0. Dieu, tout simplement...


Nominés dans la catégorie : Visiblement équipé de 7 poumons, Rakitic était partout, au pressing, à la récupération, et au lancement de ses attaquants. Son sens de l'effort ne l'empêchant pas de donner dans l'élégance, son exter' pour la Pulga était une sucrerie subtile, chassée des mémoires par la déflagration du duel Messi-Boateng dans la seconde qui a suivi. Dans un match longtemps très équilibré, le Barça a très peu tremblé, et le doit en grande partie à sa ligne de quatre. Sous son meilleur jour, Dani Alves a su doser le parfait équilibre entre les aspects offensif et défensif. Si on pense immédiatement à son occase sauvée par Neuer ou son enchaînement récup'-bridge-assist menant à l'ouverture du score, il a aussi tenu la baraque en défense, notamment cette faute très utile sur Lewandowski à la reprise, qui a peut-être sauvé le FCB du hold-up. Moins directement décisif, Jordi Alba de l'autre côté, qui a très bien tenu Müller, a remarquablement lu et coupé les changements d'aile Munichois, se permettant par ailleurs quelques incursions. Face à une paire Lewa-Müller qui n'était pourtant pas un cadeau, Piqué et Mascherano ont constamment pris le dessus, à l'exception de ce une-deux où il manque une pointure à Robert le Polack. Dans les airs, dans la lecture et l'anticipation des trajectoires, dans les duels, parfaits comme à leur habitude, ils ont souffert dans la relance, gênés qu'ils étaient par l'étouffant pressing Allemand. 


Le BIALES


Symbole du trio de devant dont la recherche de combinaisons s'est longtemps heurtée à un pied ou un tibia Bavarois, Neymar a rendu un premier acte discret, puis un second plus punchy mais pas beaucoup plus efficace, ses séries de dribbles plus ou moins forcés finissant toujours par rencontrer un défenseur supplémentaire. Contré par Rafinha au quart d'heure, devancé par Neuer après un contrôle pas assez franc du collier, une nouvelle frappe au-dessus semblait laisser penser que ce n'était pas sa soirée. Sur une dernière chance offerte par Leo, Junior a très probablement réglé son compte à cette demi-finale en filant inscrire le 3-0. Suite à une prise de balle impeccable, sa pointe de vitesse lui permet, malgré un défenseur à ses basques, d'asséner une feinte de frappe avant de glisser la gonfle entre les cuisses de Manu Poings de Fer. Ca valait bien un gros câlin dans l'herbe fraîche...


Nominés dans la catégorie : Dans un registre similaire à Thiago ou Schweini de l'autre côté de la Ligne Maginot, Busquets et Iniesta ont passé une bonne partie de leur soirée affairés dans le travail de l'ombre. S'ils se sont montrés moins en vue que leur collègue blond dans cet exercice, leur abattage mérite d'être souligné à l'heure de faire les comptes dans cette immense bataille tactique du milieu de terrain. A la lutte dans la dense défense Munichoise, Suarez a vécu une rencontre sans réussite, matérialisée  par ce face-à-face gâché devant Neuer (que l'on a longtemps eu peur d'avoir à regretter) puis cette frappe au-dessus alors qu'il avait parfaitement été décalé par Ney. Malgré ses malheurs, on peut néanmoins toujours compter sur lui pour aller au farnac. Ce qu'il a fait avec sa grinta traditionnelle.


Le CASPER


Plus que jamais, ter Stegen a joué comme le onzième joueur de champ. Réduit au chômage manuel (contrairement à son acolyte du même nom) par l'inoffensivité Teutonne, M.A.T.S. a fait une nouvelle fois étalage de sa précision au pied, dans un registre de jeu long imposé par le pressing de l'adversaire. S'il est irréprochable depuis le début, il faudrait quand même souligner (et rendre grâce pour cela au reste de l'équipe) que Marc-André vit une phase de Champions à élimination directe particulièrement calme et étonnamment calme dans sa surface. 

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