Athletic - Barça : La Notation

Supercoupe d'Espagne, match Aller - Athletic Club - FC Barcelona 4-0

San Mames - Buteurs : San Jose (12'), Aduriz (51', 60', 66' sp)

Par qui on commence ? Hors sujet à tous niveaux, le Barça a été étouffé physiquement par Bilbao, qui a également démontré beaucoup d'envie et d'agressivité. Pour ne rien gâcher, les Basques se sont montrés beaucoup plus efficaces, aidés par une succession d'erreurs individuelles côté Catalan. Revue d'effectif d'un CAGOLIN général.


Luis Enrique : Le sentiment de trop grande facilité affiché hier par les Blaugrana, à la limite de la suffisance, avait commencé dès la feuille de match. L'équipe bis couchée sur le papier par le mister était peut-être motivée par les deux heures de jeu de Tbilissi et le voyage retour. Mais aborder un déplacement dans la cathédrâle avec un milieu Masch-Rafinha-Roberto, la garantie de ne rien créer, n'augurait rien de bon. Le match a donné raison à ceux qui avaient quelques craintes.

ter Stegen : Symbole de la trop grande confiance en soi qui fait tomber dans la facilité, MATS a précipité la chute de son équipe avec cette mauvaise inspiration à 25 mètres de ses buts. Déjà limite sur une relance au pied en début de partie, on peine à comprendre son dégagement de la tête alors qu'il suffisait de laisser rebondir le ballon et de le capter gentiment dans la surface. Alors évidemment, congrats to San Jose, car il fallait encore la claquer depuis les 45m, mais l'erreur du gardien Allemand a donné un avantage à des Bilbainos dominateurs mais pas si dangereux avant la pause.

Dani Alves : Discret offensivement, mais c'était à prévoir vu le peu de préparation qu'il a eu avant d'enchaîner ces deux rencontres comme titulaire. Défensivement, il se perce complet après les citrons en étant coupable sur les trois pions d'Aduriz. Mystifié par Sabin sur le 2-0, coupable d'un dégagement catastrophique sur le troisième, il craque et commet une clé de bras à 15 mètres du ballon sur un corner, pour offrir un péno aux locaux.

Bartra-Vermaelen : Luis Enrique ne pouvait probablement pas aligner une paire de centraux aussi peu en confiance, entre Marc une-cagade-par-match et Thomas trois-heures-de-jeu-depuis-un-an. S'ils ne sont pas directement inculpables sur les différents buts, s'ils ont fait preuve de bonne volonté, on ne peut décemment pas sauver leur copie. Notamment Bartra au rayon relance, incroyablement imprécis.

Adriano : On commence à avoir l'habitude de voir le Brésilien ne rien apporter devant, et même ne rien tenter (là où Mathieu, avec tous ses défauts, active néanmoins quelques débordements). Il faudra qu'il nous explique comment, alors qu'il est sur le point de prendre possession du ballon devant Susaeta, il finit par laisser filer le cuir, qui finira quelques secondes plus tard dans le filet (bien garni) de son gardien.

Mascherano : A son top, il reste impérial devant la défense. Dans son manque de forme actuel, sa titularisation a surpris, surtout dans un milieu aussi faible. La passe vers l'avant de Busquets aurait été très utile vendredi.

Sergi Roberto : Cêté pile, une belle activité à la récupération, pas mal de trajectoires coupées et de ballons récupérés. Côté face, le néant dans l'apport dans le playmaking, ce que son poste demande pourtant, surtout dans cette équipe. Une fois de plus, SR20 a déçu en n°8, avec un déchet dans les passes à en donner des hauts-le-coeur. En témoigne cette gonfle facile perdue aux 30m et qui permettra aux Leones de douber la mise.

Rafinha : On l'avait laissé sur deux belles presta face à la Roma et Séville, avec un jeu (légèrement) épuré. Aligné dans le triangle avec el Jefazo et Sergi le Beau Gosse, les rennes de la circulation allaient forcément échoir dans ses mains. Malheureusement, il a offert son pire visage. Maniéré dans ses prises de balles, il s'est regardé jouer, a subi les impacts et au final, perdu tous ses ballons.

Messi : Certainement pas encore capable d'enchaîner deux partidos de cette intensité en trois jours, Leo est néanmoins apparu le seul capable de réussir un dribble ou une passe brise-ligne. Le jeu laissé à l'abandon par le trident fantôme du milieu, D10S a tenté d'en prendre la responsabilité, mais il a aussi dû endosser les prises à deux, trois ou quatre des Basques, qui ont vite ciblé le problème. Pas loin de claquer sur coup-franc puis un plat du pied dans la surface, il a été le plus dangereux, mais seul le Leo à 100% aurait pu prendre la dimension du marquage musclé dont il a été l'objet.

Suarez : Dans le combat comme à l'accoutumée, Luisito a, à l'exception d'un ballon de 1-1 distillé à Messi, tout raté. Une soirée à oublier. Si possible par un triplé dès lundi.

Pedro : Sa frappe sur la transversale aurait dû changer la face du match en permettant aux siens d'égaliser. Comme ses deux acolytes de devant, il n'a pas été particulièrement bien alimenté, mais s'est battu et a certainement été sorti pour ne pas recevoir le second jaune qui lui pendait au nez.

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