El Mercat : La gestion à venir de Luis Enrique

 

22, v’là l’effectif.

 

Si le XI de départ du Barça ne bouge pas depuis l’intronisation de Luis Enrique (mise à part la disparition de Dani, tout de même…), la qualité et la profondeur du banc posent questions depuis deux saisons. De coins de zinc en plateaux télé, le constat revient irrémédiablement. Lucho ne fait pas assez tourner, et il n’a pas assez de banquillo. Sans que l’on sache réellement qui de l’œuf ou de la poule.

 

A l’orée de cette nouvelle saison, les choses ont changé, tout du moins au niveau du matériel qui sera à disposition du coach, prêt à se débarrasser de la chasuble pour monter au front. 22 pros, et tous les postes doublés numériquement, à l’exception de celui de Busquets puisque Samper s’est fait la malle au pays de l’Alcazar (le fort, pas le Général). Désormais à la tête d’un squad étoffé et homogène qualitativement, l’Asturien n’aura plus d’excuses valables pour justifier des rotations insuffisantes chez ses titulaires.

 

Avancer que Luis E. n’a jamais mis en place de turnover serait malhonnête. Il fait tourner. Assidûment. Au milieu, plutôt. Et derrière, un peu. Mais jamais devant.

 

 

 

Le courant d’air physique connu par le Barça 2015-2016 lui a coûté la Champions. Et le coup est passé près en Liga. En dedans au moment fatidique de la saison, certains joueurs cadres ont peiné, alors qu’ils avaient été ménagés de temps à autre. Pas suffisamment. Le couloir gauche souffrait trop dans l’animation en l’absence d’Alba. Pas étonnant vu les états de service d’Adriano… Si Digne peut poser question dans l’aspect défensif lors des gros matches, ses facilités sur demi-terrain adverse doivent en faire un recours plus que crédible pour amener du mouvement contre des adversaires modestes. Même constat dans l’autre couloir. Malgré les sept poumons que la médecine a officiellement détectés chez Sergi Roberto, il aura besoin de souffler. Et on avoue ne pas bien comprendre pourquoi Aleix Vidal a été blacklisté de la sorte par son coach lors des six derniers mois.

 

Dans l’axe, même topo. Avec deux droitiers et deux gauchers, Lucho a largement de quoi répartir les minutes, quand bien même Masch couvre le poste de central gauche et potentiellement celui de sentinelle. Assez peu souvent mis au frais, Piqué profitera de plages d’oxygénation d’autant plus qu’Umtiti prendra de l’assurance au poste, tel qu’il est en train de le faire.

 

Source : Twitter @mba_barca
Source : Twitter @mba_barca

 

Au milieu le sujet est soumis à deux poids et deux mesures. Le turnover sur les postes d’interior est en place depuis un moment, sans que ça réjouisse forcément Iniesta et surtout Rakitic… La positon étant plus que jamais pourvue en nombre cette année, pas de raison que cela change. Devant la défense, par contre, Busquets n’a comme remplaçants naturels que Mascherano et Roberto, appelés à être titulaires sur d’autres postes. Baromètre de l’équipe dans les matches au couteau, Busi devra nécessairement passer plus de temps sous la guérite. Charge à LE de gérer les minutes entre les trois joueurs, ou de sortir un quatrième du chapeau (on pense à Rafinha, Rakitic, ou Gomes).

 

 

 

Evidemment, la finalité de cette gestion d’effectif se situe en attaque. Pour des raisons d’égo, de prime au match joué, de course au Pichichi ou de caprice sur le mode « moi je veux pas sortir », les trois têtes de la MSN occupent leur siège en permanence. Même lors des rencontres en carton. Même lorsque le score est déjà acquis. Unanimement à la cave athlétiquement au retour de leur Fifa break au printemps dernier, espérons que Neymar, Suarez et Messi auront compris que leur salut, et celui de l’équipe, passe par un certain ménagement de leurs efforts. A eux de comprendre et de placer les objectifs collectifs du club au-dessus de leurs aspirations personnelles. Avec désormais des cartouches de qualité en réserve, Enrique ne devra plus hésiter.

 

Ne plus hésiter à sortir un des trois avant le coup de sifflet final. Ne plus hésiter à asseoir, de temps en temps, le M, le N ou le S, sur le banc ou en tribune. Surtout, il serait de bon ton que le trident ne soit pas aligné la moindre fois en Coupe du Roi en Janvier-Février. Le même type de réflexion se pose pour les partidos qui suivent les matches de sélection, faire démarrer les Sud-Américains sur les sièges Recaro (au moins pour deux des trois de la MSN, plus el Jefecito) sera le meilleur moyen de voyager loin dans la saison. Surtout si le calendrier s’y prête (match au Camp Nou contre des mal classés, etc.).

 

 

 

Equipé comme jamais, Luis Enrique devra assumer, avec des choix forts de turnover, pour répartir le temps de jeu dans son équipe. Les diverses suspensions et blessures (on attend bien 3-4 lésions au biceps fémoral cette saison…) vont l’aider dans ses rotations, mais de sa gestion découlera l’état de fraîcheur physique du groupe sur la durée, ainsi que l’état d’implication de l’ensemble du vestiaire.

 

 

Retrouvez également notre point sur le Mercato, ligne par ligne :

- les gardiens

- la défense

- le milieu

- l'attaque

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Commentaires: 1
  • #1

    Wendie Flore (dimanche, 05 février 2017 10:28)


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