Sergi Roberto, un virage adroit

Homme à tout faire la saison dernière, Sergi Roberto a été bombardé latéral droit en chef par Lucho en cette première année de l'ère post-Alvès. Une reconversion qui dépasse pour le moment toutes les espérances.

Ils n'étaient pas nombreux, lors de l'exercice 2014-2015, à mettre une piécette sur l'avenir à long terme de Sergi Roberto dans l'effectif premier du FC Barcelone. Encore moins dans la peau d'un titulaire. Et nous n'en faisions pas partie, loin de là. D'aucuns allaient même jusqu'à dire qu'il était "nul à chier" (ceux qui se reconnaîtraient peuvent envoyer leurs réclamations à la rédaction). Sa métamorphose l'an dernier en couteau suisse avait fait de lui un élément plus qu'appréciable au sein de la plantilla. Sa mue vers la position sur le côté droit a fait de lui un indispensable. Au point, vu la situation actuelle d'Aleix Vidal, son remplaçant naturel, de poser un énorme point d'interrogation sur le poste de latéral droit en son absence.

Source Twitter @SergiRoberto10
Source Twitter @SergiRoberto10

Votre mission, si vous l'acceptez : reprendre le flambeau derrière le meilleur latéral droit de l'histoire du club, à un poste qui à la base n'est pas le vôtre. Et le faire oublier. Si on se gardera bien d'avancer d'ores et déjà sur Sergi est le nouveau Dani, ses débuts sur la bande droite sont prometteurs, c'est le moins qu'on puisse dire. On n'avait pas réellement de doute sur son volume de jeu, et le voir multiplier les allées et venues dans son couloir n'est une surprise pour personne. Mais, plus étonnamment, il se montre capable de casser les lignes ballon au pied, dans de longues chevauchées qui se terminent le plus souvent par la création de situations chaudes dans la surface adverse. S'il était besoin de valider par les chiffres l'impression d'ensemble dégagée, les deux passes déc' et demi délivrées à Gijón confirment une qualité de centre de derrière les fagots. De ce que l'on a pu juger jusqu'à présent, il tient également la route défensivement. Le premier vrai test, face à l'Atlético, s'est relativement bien passé alors qu'il avait face à lui Ferreira-Carasco, le Colchonero le plus remuant. On attendra de le voir face à CriCri ou d'autres cadors lors des très grands matches, mais il semble avoir les épaules pour ce genre de costume.

 

S'il fallait chercher la petite bête, sa relative faiblesse se situerait peut-être dans les petits espaces. Moins fin techniquement que Dani Alves, et pour le moment moins huilé dans sa relation avec Messi, on le sens plus emprunté lorsque l'équipe s'agglutine sur les 30 derniers mètres adverses.

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