Alcacer, lost in translation

Perdu de vue (quelqu'un a le numéro de Jacques Pradel ?) face à Mönchengladbach, Paco Alcacer a confirmé ses difficultés et la tendance lourde qui lui colle à la peau depuis ses premières foulées culés. En difficulté dans son positionnement et ses déplacements, le Valencian se retouve trop souvent coupé du reste de l'équipe.

5 ballons. En 50 minutes de jeu, ça fait quand même léger. Comme lors de ses premières sorties, en tant que titulaire ou entrant, Paco Alcacer n'a pas existé à la pointe de l'attaque. Comme un air de Bill Murray, en perdition dans un hôtel tokyoïte, sauf que cette fois aucune Scarlett Johansson ne va débarquer en perruque rose. On aurait pu avancer la thèse de la placardisation de la part des autres membres de l'équipe. Mais mercredi, Suarez a tenté de le caviarder alors qu'il aurait pu allumer en solo. Le problème semble plus lié à Alcacer lui-même.

Greg Margotton parlerait "d'un symbole" de son match... (Source Martin Meissner/Associated Press)
Greg Margotton parlerait "d'un symbole" de son match... (Source Martin Meissner/Associated Press)

Face au Borussia, Luis Enrique a innové, avec un trident offensif à deux pointes, et Neymar en soutien, dans ce qui ressemblait à un 4-4-2 en losange. Côte à côte, Paco et Luisito avaient peut-être des consignes différentes, puisque l'on a vu le premier camper dans l'axe, alors que l'Uruguayen multipliait les appels, notamment sur le côté droit. Sans forcément beaucoup de succès, mais au moins Suarez s'est rendu disponible.

C'est sur ce point qu'Alcacer est à la peine. En découverte du jeu Catalan, la qualité de ses appels de balle est insuffisante pour l'extraire des défenses centrales dans lesquelles il s'englue. A sa décharge, il n'a que rarement pu profiter de temps de jeu lorsque le Barça  était dans la zone (entrées sur la fin à Leganes et Gijón, avec une barre à la clé), ses deux titularisations ont coïncidé avec les pires passages de l'équipe depuis le début de saison. Et il serait malhonnête d'en tirer des liens de cause à effet.

Au bout d'un mois et de quelques bouts de matches non concluants, l'opinion, pourtant enthousiaste lors de sa signature, est en train de retourner sa veste. Avant que la pression négative ne s'accumule sur ses épaules, Alcacer va très rapidement avoir besoin de débloquer son compteur, histoire de se donner de l'oxygène et d'apaiser momentanément les critiques. Si l'on ne doute pas de son niveau sur le moyen ou le long terme, force est de constater que son adaptation est plus difficile que prévue. Mais le Barcelonisme est bien placé, à la lumière des précédents Sergi Roberto et Arda Turan, que souvent la patience porte ses fruits.

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