Barça-City : les leçons du match

Un match dont le fil conducteur a été copieusement brouillé par une avalanche de faits de jeu. Des dés qui basculent côté blaugrana, pour une victoire flatteuse...

Source Twitter @fcbarcelona.com_fra
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Un match prometteur... mais décousu

 

Alba. Puis Piqué. Bravo. Puis Zabaleta. Et enfin Mathieu. Parti sur d'excellentes bases (un modèle de pressing haut et de sorties de balle depuis l'arrière), le match a été trop souvent arrêté par des faits de jeu qui lui ont fait perdre sa continuité. Si le Barça s'est considérablement affaibli par les sorties de ses cadres en défense, il a bénéficié d'éléments favorables. La glissade de Fernandinho lui simplifie le match, avant que la cagade de Bravo ne lui déroule le tapis rouge. Entre temps, les Catalans ont échappé à un pénalty sur a main de Digne juste avant la mi-temps.

 

Ter Stegen clos le débat des gardiens

 

Plusieurs fois décisif à 1-0, MATS a joué les Monsieur Propre devant sa ligne, avec une coupe de cheveux plus travaillée. Très propre au pied, il a d'ailleurs souvent attendu le déclenchement du pressing adverse pour donner son ballon. Décisif, un rempart.

De l'autre côté du terrain, son ex-concurrent a connu un autre type de soirée... Acclamé par un Nou sympa qui n'a pas eu la mémoire courte, Claudio (pas Daniel, hein Omar ??) a d'abord repoussé l'échéance, même s'il a mordu dans la feinte de frappe de Leo sur le dépucelage du score. S'en est suivi un up-and-down dans son duel face à Suarez. Le Chilien a évité spectaculairement le 2-0, avant de précipiter la défaite des siens avec cet enchaînement pied d'argile - main balladeuse qui laisse ses copains à dix...

C'est certainement ce match dans le match qui a fait basculer la rencontre.

 

Z'auriez pas vu Busi ?

 

Conformément à son début d'exercice poussif, le grand Serge a peiné. Isolé par le pressing de City, à croire que Guardiola le connaît bien, Bousquette n'a jamais pesé dans la construction du jeu, mais a aussi considérablement subi dans l'impact et les duels. Tout du long, Iniesta et Rakitic ont dû aller gagner les un contre un à sa place. Comme toujours, de façon immuable, le Barça n'a pas survolé la partie (on parle jusqu'à l'expulsion de Bravo) et n'est pas apparu maître de la situation au milieu, à cause du rendement asthmatique de son métronome. Heureusement encore que le Don et Raki étaient dans un jour avec... Si les péripéties n'avaient pas laissé Luis Enrique avec un seul changement après une demi-heure, peut-être qu'André Gomes aurait pointé le bout de sa mèche un peu plus tôt dans la partie.

 

Sam et Masch taille patron

 

On se posait la question en voyant la compo, mais l'équipe n'a pas rempilé à trois derrière, il s'agissait bien d'une défense à 4, avec el puto Jefe en position de latéral. On l'attendait prudent, il s'est projeté, et a posé la première pierre de l'inauguration du tableau d'affichage. Impérial. Après la reconversion de milieu à central, une nouvelle vie sur le côté ? Ca semble en tout cas plus probable qu'une titularisation d'Aleix Vidal.

Destabilisé sur sa base arrière par les sorties de Jordi puis Gerry, le Barça a pu s'appuyer progressivement sur un Samuel Umtiti impressionant. Après 2-3 ballons suspects dans la relance dans le premier quart d'heure, le Gône s'est montré très efficace dans son jeu de passe. Et que dire de ses sauvetages défensifs. Sa cote ne va pas cesser de grimper. Surtout que dans la théorie des vases communicants, celle de Mathieu va creuser un peu plus profond. Déjà (injustement) averti, Jérème a abandonné ses partenaires, et fragilisé la fin de match, par un tacle d'une intelligence et d'une lucidité notoires.

 

La MSN reste au dessus du game

 

Sans faire le match de leur vie, les acteurs de la triplette infernale ont écœuré la défense orange. Messi a beau avoir affiché un important déchet, pour son match de reprise, il y est quand même allé de son triplé. Sur son premier but, il est notable qu'au moment de la glissade de Fernandinho, D10S est le seul joueur à réagir et à se précipiter sur le ballon. Les grands joueurs ont toujours un temps d'avance. La suite sera un festival. Une copie conforme de son but d'il y a deux ans face au Bayern pour doubler la mise, puis l'altruisme de Suarez qui offre le ballon du match à la Pulga. Neymar lui, a confirmé sa bonne vibe actuelle, malgré son péno nauséabond, il a mis Zabaleta au supplice par ses dribbles. Et s'est offert le short de Stones sur la clôture de la marque.

 

Pep se casse les mêmes dents

 

Comme il y a deux ans avec le Bayern, Guardiola avait misé sur un pressing énorme, et sur la théorie que la meilleure façon de défendre reste de conserver le ballon. D'où une équipe avec quasiment six milieux de terrain. Comme il y a deux saisons, Guardiola avait certainement raison sur le fond, mais l'efficacité et le talent radicalement supérieur de l'attaque culé ont anéanti le plan échafaudé par l'enfant de Santpedor.

 

Voie royale vers les huitièmes.

 

Avec ce carton plein sur la phase aller, le Barça a fait un grand pas vers la qualif'. Et vers la première place, avec un matelas confortable de 5 points sur City, et une couette douillette supplémentaire sous la forme d'un goal average quasi-indécent.

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