Courant alternatif

Globalement moyen depuis le début de saison, le Barça s'est rendu plusieurs fois coupable de schizophrénie aigue au cours d'un même match. Tentative d'analyse d'un phénomène étrange. Et agaçant, pour tout vous dire...

Source Twitter @fcbarcelona_fra
Source Twitter @fcbarcelona_fra

Le calme. La tempête.

Le feu. La glace.

Le jour. La nuit.

Le Yin. Le Yang.

La première mi-temps du Barça. La seconde mi-temps du Barça.

Ca commence à devenir une (mauvaise) habitude. L'équipe de Luis Enrique est en train de se bâtir une spécialité dans la traversée des rencontres sur courant alternatif. Les exemples sont légions, ils se bousculent au portillon d'un constat qui se répète de match en match. Vigo, Atlético, Valence, City, Séville, autant de rencontres qui auront vu le Barça commettre une mi-temps de qualité et une autre insipide, mais pas toujours dans cet ordre.

Il est d'ailleurs amusant de noter que, dans un début de saison qui est loin de taquiner des sommets en terme de jeu, les meilleures prestations du onze d'Enrique ont eu lieu dans certains de ces matches bipolaires, les premiers actes face à L'Atlético et à City notamment, et dans une moindre mesure la seconde à Séville dimanche. Avant (ou après, donc), le néant.

 

Manque de maîtrise au milieu

 

Ce n'est plus un scoop pour personne, le Barça de Guardiola, dont le centre de gravité se trouvait au milieu de terrain, est mort et a laissé place au Barça de Luis Enrique dont les clés sont détenues par la MSN. Toujours capable de tiki-taka et de pressing asphyxiant, le FCB d'aujourd'hui peine à tenir cette route durant 90 minutes, principalement parce que Lucho, soucieux de placer sa triplette offensive dans des conditions optimales, accepte volontiers de partager la possession, en échange d'espaces qui font de Messi, Neymar et Suarez des armes encore plus létales.

Même s'il n'est plus le centre névralgique de l'équipe, le milieu de terrain culé garde quand même quelques arguments. En pleine possession de ses moyens, le trio Busquets-Rakitic-Iniesta règne sur à peu près tous les entrejeux d'Europe, et doit être capable de faire disparaître la gonfle, de dicter le tempo, d'imposer sa loi. Pas autant que du temps de Xavi, soit, mais quand même...

Iniesta blessé, Busquets à la cave, Raki mi-figue mi-figue, actuellement la medular blaugrana bat de l'aile et n'impose pas sa suprématie. Ponctuellement, Denis, Arda, Gomes ou Rafinha accrochent un bon match mais aucun n'a affiché la régularité suffisante pour s'imposer. Dans l'utilisation du ballon face au pressing adverse, comme dans l'impact à la récupération, la salle des machines flagelle et perturbe l'équilibre global de l'équipe.

 

Incertitude du résultat

 

Les deux meilleures périodes de ce début de saison (Atlético, City à l'Etihad) ont au final accouché de résultats négatifs. La faute à un manque de maîtrise du match à 1-0, au milieu de terrain, mais également derrière. Mais il faut peut-être chercher également la raison de ces matches sans victoires par un manque d'efficacité offensive, là où planter le second aurait certainement fait basculer les rencontres du côté radieux de la force.

C'est la tendance lourde de ces parties en clair-obscur pour le FC Barcelone. L'équipe, capable de hausser le ton pour atteindre son meilleur niveau (ou pas loin), n'a pas la main-mise dans l'entrejeu ni une assise défensive suffisamment sereine pour pouvoir capitaliser sur un avantage d'un seul but. Il devient dès lors capital pour le Barça de tuer les matches (et donc le tableau d'affichage) quand il en a l'occasion, pour s'assurer des gestions de rencontre plus aisées.

En jetant de nouveau un œil dans le rétroviseur des ces rencontres entre Jekyll et Hyde, on remarque que le score a toujours été très incertain, retourné dans un sens et dans l'autre. L'issue du résultat s'étant toujours trouvée dans la maximisation, ou pas, entre les temps forts et les temps faibles. Encore dans les bons wagons en Liga comme en Champions, ce Barça devra trouver une plus grande consistance sur la durée d'un match, s'il veut s'offrir la possibilité de soulever en fin de saison des récipients métalliques dans lesquels ont verse du Champagne.

Écrire commentaire

Commentaires: 3
  • #1

    Théo (lundi, 14 novembre 2016 15:12)

    Quelles sont les solutions possibles en défense avec les blessures de Umtiti et Sergi Roberto ? Est-ce qu'il y a une chance de voir Alex Vidal sortir du placard ?

  • #2

    Blograna (lundi, 14 novembre 2016 17:39)

    Est-ce qu'il y a une chance de voir Aleix sur le terrain ? On aimerait bien le savoir. A priori, y a un certain flou autour de la blessure de Sergi... Donc il n'est peut-être pas encore exclu qu'il puisse jouer samedi. Comme il paraît difficile de voir monter un latéral de la B, si Sergi est absent j'imagine bien Luis Enrique repartir avec sa défense à 3... Piqué et Alba devraient être là, Mathieu un peu court certainement. Marlon sera vraisemblablement dans le groupe... Mais pour répondre à ta question, ça tomberait sous le sens de prendre Vidal dans les 18, et de le mettre sur le terrain.

  • #3

    Théo (lundi, 14 novembre 2016 21:28)

    Merci pour votre réponse et merci pour vos super articles ! :)

Vous aimez le style

de Blograna.com,

n'hésitez pas à

cliquer sur "J'aime"!

Un autre football est possible. Près de chez vous.

Si vous aimez Blograna.com, vous aller vous régaler sur Alterfoot.com

Passer le mot autour de vous....