Le retour du Jordi

Alba's back !!! Enfin, après un bon gros mois de Digne, le côté gauche du Barça a retrouvé l'apport de Jordi Alba. Et s'en est immédiatement trouvé mieux...

Source Twitter @fcbarcelona_fra
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Dans une galaxie pas si lointaine, il n'y a pas si longtemps, le côté gauche de l'attaque Barcelonaise ressemblait à quelque chose... Ca se vérifie nettement moins depuis le début de la saison, la faute à la blessure d'Iniesta, aux performances à 70% de Neymar, mais aussi, pour ne pas dire surtout, à l'absence prolongée de Jordi Alba dans le couloir.

Le Catalan a tenu à afficher cet automne une délicatesse musculaire de tout premier plan, qui l'a éloigné des pelouses pour deux périodes successives de trois semaines. Mise à part une incursion d'une dizaine de minutes sur la feuille de match face à City, histoire de faire acte de présence, Jordi n'était plus apparu depuis le mois de Septembre. Enfin sorti des ses six semaines passées à baigner dans le Synthol, c'est tout naturellement qu'Alba a retrouvé ce mercredi sa place de titulaire. Et son influence. CQFD.

 

Présent sur la pelouse durant soixante-six fois soixante secondes (j'aime les allitérations en "s"...), Alba s'est rendu coupable d'un bon match, sans pour autant être phénoménal. A ses côtés, un André Gomes appliqué à défaut d'être transcendant, et un Neymar remuant. On l'aura compris, la triplette gauchiste n'a jamais effleuré l'Olympe en terme de performance individuelle, mais cela a suffi pour retrouver une animation du couloir correcte, qu'on n'avait plus vraiment aperçu ces dernières semaines (la récente faiblesse devant être imputée aux performances de Digne, certes, mais également à l'attitude peu prêteuse de Ney...). Alba garde un panel respectable de détracteurs, qui soulignent régulièrement son déchet dans la dernière passe et un manque de clairvoyance aux abords de la surface adverse. Mercredi, le petit gus de l'Hospitalet a débordé à quatre reprises (trois fois à l'intérieur de la surface) pour provoquer deux occases. Le tout en première mi-temps. Ce qui le distingue nettement des standards de Lucas Digne pendant son intermède de titulaire. Pour pousser la comparaison plus loin (sans pour autant s'acharner sur le Français, dont on sait depuis le départ qu'il n'est qu'une doublure), on constate la grande différence entre un joueur sûr de sa force et de ses automatismes à son poste, et un autre qui joue petit bras, paralysé par la peur de mal faire.

 

S'il émarge à bonne distance dans la hiérarchie des stars de l'équipe, Alba reste un facilitateur dans le jeu, un rouage indispensable à la prolifération des attaques. Il se propose toujours dans son couloir, et pousse ses actions jusqu'au bout, sans s'arrêter au milieu du gué. Sa complicité avec Neymar mais surtout Iniesta font du couloir gauche une valeur sûre. A défaut de le mettre en valeur assez souvent, la démonstration de l'apport de Jordi se fait régulièrement par l'absurde. C'est lorsqu'il n'apparaît pas sur la feuille de match (ce qui arrive trop souvent, mais c'est un autre débat) que l'on se rend compte de son impact positif habituel. Face au Celtic, on a pu jauger de l'équilibre du côté gauche également par comparaison avec son pendant à droite, qui a passé une soirée plus ambigüe. Abandonné par un Messi qui a vagabondé aux quatre coins de Glasgow, et pas vraiment aidé par un Rakitic en demi-teinte, Sergi Roberto a souffert d'isolement pour animer sa banda derecha.

Alors que de l'autre côté, de retour après une attente prolongée dans l'ombre, on a assisté au réveil de la force.

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