Neymar manque le tournant

Etouffé avant de ressusciter, le Barça a loupé le coche lors du Clasico. Pour n'avoir pas su conserver son avantage, mais surtout pour n'avoir pas été capable de l'accroître... Symbole de cette inefficacité, Neymar a envoyé dans les gradins le ballon de la gagne.

Source Twitter@FCBarcelona_fra
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Le temps d'une action, les supporters Catalans, frustrés dans leur amour du beau jeu depuis des semaines, ont vibré à nouveau. D'une surface à l'autre, dans le bon tempo, tout y était ou presque. La philosophie de jeu d'un club résumée en cinq passes et un hectomètre de distance avalé, qui aurait dû passer à la postérité en finissant sa course folle au fond des blancs filets de Keylor Navas. Tout y était. La première relance verticale de ter Stegen pour Busquets. La déviation couillue de Sergio pour déchirer le premier rideau madrilène. Les fixations de Sergi Roberto, Messi puis Iniesta pour transmettre le cuir au bon endroit, au bon moment. A l'extrémité de la guirlande,  Neymar y était allé de son crochet exter' pour rhabiller Carvajal pour l'hiver, avant de s'avancer vers le but Royal grand ouvert... Hélas, son intérieur du droit s'est envolé vers la tribune, emportant avec lui les espoirs barcelonais de mettre fin au suspens de la partie, tout en rendant le sien à la Liga. Ce sera pour plus tard, donc. Peut-être...

 

Première mi-temps blanche

Même si l'on a vu un Barça beaucoup plus impliqué dans l'impact que lors de son déplacement à San Sébastian, la production dans le jeu pendant le premier acte est resté largement insuffisante. Bien gêné par un Real au visage plus offensif qu'on aurait pu l'imaginer, le FCB a pataugé, notamment au milieu où le triangle Busi-Gomes-Rakitic n'a pas fait le poids face à l'entrejeu Merengue, porté par un Modric impérial. Comme (trop) souvent tributaire du rendement de la MSN, l'équipe d'Enrique n'a existé offensivement que par des accélérations de Neymar. Messi, obligé de descendre trop bas dans le trafic pour peser à la création, s'est éloigné de la zone de décision.

Les Laiteux, après une vingtaine de minutes de statu quo dans le bras de fer, ont progressivement pris le dessus. Sans que cela donne lieu à une pluie d'occasions sur le but de MATS. Si le gardien Allemand n'a pas eu son lot de sueurs froides, il a quand même vu s'accumuler les situations chaudes, sans qu'elles ne le mettent à contribution.

 

Iniesta et la métamorphose...

Revenu des citrons avec d'autres velléités, les Catalans ont radicalement changé de visage en seconde mi-temps. Mis en confiance par l'ouverture du score de Suarez, auteur de son unique geste juste de l'après-midi, le Barça a retrouvé son jeu avec l'entrée d'Iniesta, qui aura littéralement transformé la citrouille en carrosse. Sa présence allant jusqu'à rehausser d'un ton la performance de chacun de ses partenaires, on ne pouvait que regretter que le Don ait démarré la partie avec une chasuble sur les épaules. Mais on imagine que Luis Enrique a plus subi que choisi la non titularisation de son magicien au teint pâle. Sous son impulsion, les Blaugrana ont enfin affiché l'emprise que l'on désespérait de voir depuis des semaines.

 

... avant l'amnistie

Une main apposée sur le score, le Barça a eu plusieurs fois l'opportunité de poser la seconde sur le match. Iniesta, Suarez et Neymar se sont relayés dans la surface, mais ce sont surtout les deux occasions monumentales de Junior puis Messi que le Barcelonisme regrette. Le pied qui tremble au moment de porter l'estocade, les Catalans ont eu le tort de laisser leur proie en vie... Absolument pas dangereux après la pause, le Real restait cependant à portée de fusil. A défaut de définitivement se mettre à l'abri, le Barça aurait dû être capable de fermer la boutique. Alors que le match touchait à son crépuscule, Arda a offert une ultime munition au Real (sur une faute d'une stupidité confondante, alors que Marcelo se trouvait dos au jeu, collé à la touche et encerclé par trois Blaugrana). Dont on sait ce qu'il est advenu.

 

Tenu en échec, le FCB concède son neuvième point à la piaule, et reste à six encablures de son ennemi préféré. Si le score reflète assez bien la physionomie du match, les Catalans ont rendu leur temps fort plus riche en occases. Et auraient dû le faire fructifier par une victoire...

 

 

 

 

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