En mal de réalisme

Pour son retour à la compétition, le Barça a souhaité prolonger la période défaite, en enchaînant deux mauvais résultats en trois jours. Si le contenu n'était pas follichon, il n'était pas atroce non plus, contrairement à l'efficacité, tant offensive que défensive. Accablé par son ratio but/occasion dans les deux surfaces, le FCB reste incapable de se simplifier les rencontres. Et donc de les gagner...

Source Twitter @fcbarcelona_es
Source Twitter @fcbarcelona_es

Mêmes maux, mêmes résultats, ou presque. Battu dans la Cathédrale jeudi soir, le Barça n'a échappé à un second revers consécutif à Villareal que sur les dernières secondes avant le gong. Dominateur dans ces deux rencontres au faciès pourtant différent (gros pressing pour l'Athletic, défense basse de Villareal), l'équipe de Luis Enrique n'a jamais su maximiser ses temps forts, ni laisser passer l'orage des rares temps faibles.

 

Des lacunes...

Luis Enrique a eu beau sortir son onze de Gala, ou presque, pour ces deux parties, force est de constater qu'il reste pas mal de friture sur la ligne du jeu catalan. En premier lieu, les performances individuelles des cracks sont insuffisantes sur ces premières 180 minutes de 2017. Capables à eux seuls de masquer la misère de l'équipe entière, la MSN et Iniesta ronronnent (et ne masquent donc plus la susdite "misère"). Le Don, correct mais sans plus, n'a pas réussi à créer d'impulsion, là où Leo et Ney, souvent dans l'abus de dribble, ont fait quelques mauvais choix, et bouffé des coups. Plus inquiétant, Luis Suarez est celui qui a semblé le plus éloigné de son meilleur niveau (même si Alcacer ne tient pas la comparaison, on aimerait bien voir un Luisito sur le banc, ne serait-ce que pour avoir un tantinet d'artillerie sur la touche à pouvoir utiliser en cours de match. Ca vaut également pour Arda/Neymar à gauche).

Collectivement, le jeu peine toujours à s'étirer, surtout à droite ou Sergi R. prend trop peu la profondeur dans le dos de la défense, ce qu'Alba fait à merveille. Mais le plus notable actuellement reste la fragilité des Catalans dans deux configurations bien distinctes : les sorties de ballon face à un pressing haut (Bilbao), et les situations de contre (Villareal). Des compartiments du jeu défaillants qui ont précipité les trois buts encaissés sur ce début d'année.

 

... Mais un contenu suffisant pour gagner

On sera tous d'accord là-dessus, le Barça actuel est loin d'être brillant. Pourtant, la production demeure non-négligeable, et surtout elle devrait être suffisante pour rafler la mise à chaque fois. A Bilbao, le FCB a craqué en deux minutes alors qu'il avait le match sous contrôle, sur les deux premières opportunités réelles des Basques. Même topo dans ce qu'il ne faut désormais plus appeler le Madrigal, mise à part une volée de Johnny DS en début de rencontre, les Catalans n'avaient que peu été inquiétés avant de se retrouver à devoir courir après le score. A l'inverse, MSN & Cie peinent à concrétiser leurs situations (plus nombreuses il est vrai à chaque fois en seconde mi-temps, lorsque le tableau d'affichage est déjà défavorable). Au décompte final, sur les deux rencontres le Barça a eu les occasions les plus franches, en plus grand nombre, mais n'a pas conclu. Avec un ratio but/occasion de 1/7 offensivement, et 2/3 défensivement, il sera vraiment compliqué d'envisager des séries de résultat, quand bien même le fonds de jeu serait stratosphérique...

 

De la nécessité de prendre le score

Dernier point commun, crucial, entre les deux déconvenues de la semaine, le Barça a concédé l'ouverture du score. Dans la position de celui qui doit remonter le score, l'équipe d'Enrique conforte fatalement le schéma de l'équipe adverse, qui ne demande rien de mieux que de pouvoir défendre son avantage, en réduisant encore plus les espaces devant sa surface. C'est l'ennui principal de l'inefficacité barcelonaise actuelle. Incapable de prendre le score sur ses premières situations, le Barça échoue à se simplifier les rencontres, alors qu'on sait d'expérience que mener rapidement 1-0 est souvent la porte ouverte sur un succès facile (avec un score qui réévalue souvent à la hausse le sentiment d'ensemble). L'équipe a à l'inverse tendance a succomber à la première velléité adverse, comme un fâcheux pendant à se mettre dans la panade.

C'est aussi une des grosses différences avec le Real actuel, qui se promène car tout lui sourit dans l'efficacité offensive et défensive (le meilleur exemple dans ce domaine reste la première mi-temps face à Séville mercredi dernier), ce qui lui permet de gérer ses matches avec un avantage confortable à la table de marque.  C'est sur ce taux de conversion que le Barça doit grandement s'améliorer, pour pouvoir gagner "facilement" ses rencontres, et se relancer dans un cercle vertueux qui fera comme par enchantement revenir le jeu dans les hauteurs qu'on lui a connues.

 

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Théo (mardi, 10 janvier 2017 01:31)

    Très intéressante la partie sur la nécessité d'ouvrir le score pour se simplifier la vie ! C'est vrai que ça aiderait grandement l'équipe et mettrait les joueurs en confiance. Mais pour l'instant le "mood" de l'équipe est vraiment mauvais, on dirait qu'ils sont englués dans un espèce de cercle vicieux qui les empêche de se libérer mentalement...

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