La MSN, jusqu'à la crevaison ?

Toujours, toujours, toujours. Les matches s'accumulent, les temps de récupération diminuent, mais Messi, Suarez et Neymar sont toujours là au coup d'envoi. Et souvent aussi à la 90ème. Au risque de finir, bientôt, par rouler sur la jante...

 

La Fédération Espagnole surcharge le calendrier avec cette idée lumineuse (mais qui n'est certainement pas dictée par une volonté de vendre plus de matches... non, non...) de Copa del Rey en rencontres aller-retour, agglutinées sur le mois de Janvier. La Ligue Espagnole de Futbol perturbe les maigres plages de récup' en acoquinant ses horaires avec les heures de retransmissions des continents américains et asiatiques (le Barça, lancé dans une course effrénée à l'augmentation de ses recettes, aura certainement le bon goût de ne pas s'émouvoir sur ce point-là).

Alors que l'échéance primordiale de ce début d'année se profile à la mi-temps du mois de Février, quelque part à proximité de la Porte d'Auteuil, Luis Enrique se plaint à demi-mots en conf' de presse de cet emploi du temps démentiel. Sans que cela ne l'incite à opérer un turnover plus que nécessaire dans sa ligne d'attaque, lui qui a pourtant enclenché le mode rotacion depuis un bout de temps à tous les autres étages de la fusée.

 

Caprices, c'est fini ?

Si ça tourne derrière et au milieu, mais jamais à la proue du navire, c'est essentiellement pour une question de grande susceptibilité des trois stars de l'effectif, dont l'ego supporte mal les minutes passées sur le banc ou les parties observées depuis la tribune (leurs jambes, elles, l'encaisseraient très bien...). C'est aussi parce que Luis Enrique, qui base essentiellement la réussite de son Barça sur le talent pur des Triplettes de Belleville, semble avoir une peur panique de se mettre la MSN à dos. Il est donc en train de la mettre sur les rotules.

 

Bétis, le cas d'école

Dimanche midi, coincé entre deux rendez-vous épiques de Copa, le Barça a commis une bouillabaisse de football sur la pelouse du Bétis. Avec une équipe remaniée mais les têtes de gondole delanteras encore sur le pont tout au long de la rencontre. Avec le succès que l'on sait. Facile à dire avec le recul, mais laisser un ou deux éléments du trio et les faire entrer à l'heure de jeu n'aurait pas plombé le jeu de l'équipe,compte tenu du néant aperçu à Villamarin. Au contraire, l'injection de fraîche sanquette aurait peut-être eu l'effet d'un coup de fouet salvateur. Mais en cas de victoire arrachée grâce aux tauliers sortis du banc, Lucho se serait à coup sûr vu pointé du doigt et médiatiquement affaibli...

Au final, la MSN a joué toute la rencontre, l'équipe a fait de la peine, et Lucho a manqué de cartouches de première catégorie sur le banc pour faire tourner la décision. Les trois joueurs sont également à blâmer. C'est bien beau de ne jamais vouloir sortir, mais si c'est pour s'économiser ou participer à 30%, ce n'est pas la peine...

 

Athletic, Atléti, Alaves, l'heure du choix

Les aiguilles de la Grande Europe commencent déjà à se faire entendre, à l'appel du rendez-vous du 14 Février. Le Barça doit avant ça gérer le triple A domestique qui l'attend cette semaine. Compte tenu du niveau des adversaires, on imagine mal le staff mettre au repos les vaches sacrées contre les Athlétiques, qu'ils soient de Bilbao ou de Madrid. On met tout le monde au frigo face à Alaves samedi prochain, alors ? La tentation est grande, mais la mémoire est implacable, c'est face à ce même adversaire qu'Enrique a aligné sa seule équipe vraiment bis cette saison, pour le fiasco que l'on sait.

On se répète de semaines en semaines, mais la force de posséder trois des meilleures gâchettes du monde, c'est aussi de pouvoir se contenter du talent d'une ou deux d'entre elles de temps à autre. Pour battre des Bétis ou des Alavés, des tridents Neymar-Alcacer-Rafinha, Arda-Alcacer-Messi ou Arda-Suarez-Rafa devraient être largement suffisants. Mais pour le moment, on doit se contenter de la sévérité des arbitres dans leur cartonite envers Junior pour donner un peu de repos à nos attaquants. Fort heureusement, les fédé et LFP françaises ont également proposé au PSG un programme pantagruélique avec des matches tous les mercredis. Les deux équipes seront donc à armes égales en terme de lactique dans les guibolles. Malgré tout, on ne cracherait pas sur le fait de voir chaque membre de la MSN faire l'impasse sur 90 des 270 minutes qui attendent le FCB avant de voir le Parc des Princes.

 

 

Photo : Twitter @fcbarcelona_fra

 

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